Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Tous les chrétiens, un jour ou l'autre, se demandent ce qui se passera quand la fin du monde sera à nos portes. C'est un sujet vraiment fascinant. Plusieurs opinions ont été émises et nous espérons en émettre une autre aujourd'hui. Mais d'abord, je vais commencer par faire un parallèle entre l'Ancien et le Nouveau Testament, afin de pouvoir illustrer cette opinion.


Ainsi, Dieu a créé Adam à son image, laquelle comprend plusieurs aspects, tels que le νους (nous), soit l'intelligence spirituelle, la liberté, la volonté, mais dans son sens le plus strict, cette notion de Dieu qui a prêté son image sous-entend qu'il a partagé son autorité avec Adam. On y fait référence dans la Genèse, à 1:26, alors que Dieu confie à Adam de dominer sur toute la terre et qu'il lui demande, à 2:19, de donner un nom aux animaux, ce qui est un signe d'autorité. En revanche, à 2:17, il lui ordonne également de ne pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.


En quoi tout ceci est-il important? Parce qu'au chapitre suivant, lorsque le serpent trompe Ève, il le fait devant Adam. Adam était avec elle. C'est pourquoi le texte de la Genèse, à 3:6, dit qu'Ève prit de son fruit et en mangea, et en donna aussi à son mari qui était auprès d'elle, et qu'il en mangea. La question fondamentale ici, c'est que l'ordre de ne pas manger de l'arbre, Dieu l'avait donné à Adam, pas à Ève. Il lui avait également donné la responsabilité d'exercer son autorité. Adam aurait dû intervenir et dire à Ève de ne pas écouter le serpent, ou du moins, de ne pas manger de l'arbre. Mais il n'a fait ni l'un ni l'autre. Adam a manqué de leadership et cet échec a entraîné une importante corruption dans le monde, laquelle a culminé au temps de Noé, alors que Dieu a dû purifier le monde en vue du salut de l'humanité qui allait venir. Dans un sens, c'était la fin du monde à ce moment-là. Et bien que Dieu ait affirmé qu'il n'enverrait pas un autre déluge sur le monde, il a toutefois fait allusion à un second avènement, tel qu'en témoigne Matthieu, au chapitre 24:


« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. » (Matthieu 24:37) Lors de ce second avènement, les hommes mangeront et boiront, se marieront et marieront leurs enfants, mais ils refuseront de se repentir. Il fait le lien en les événements de l'Ancien et du Nouveau Testament. Puis il poursuit en disant:


« Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.


Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » (Matthieu 24:12-13) Autrement dit, le péché et la corruption seront si répandus à la fin des temps que plusieurs chrétiens tomberont. On dit aussi, à Luc 18:


« ...quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » (Luc 18:8) Ce qui est dit ici de façon implicite, c'est que les gens de peu de foi et la corruption du temps du déluge, conséquences de l'échec d'Adam à avoir exercé un juste leadership, seront de nouveau présents à la fin des temps.


En partant de ce fait, prenons le temps de bien comprendre ce que disent les Écritures à propos de l'Antéchrist:


« C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête.


Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six. » (Apocalypse 13:18) L'habitude de se servir des chiffres pour divulguer le nom des personnes n'était pas rare au siècle premier. Cette pratique s'appelait la gematria et elle servait à communiquer des renseignements privés à un certain groupe de personnes sans qu'ils soient compris par les autres. On peut voir ce code alphanumérique dans l'image qui apparaît à l'écran. Mais que signifie ce nombre?


Certains sont d'opinion qu'au temps de Jean, l'Empire romain était sous le règne de l'empereur Domitien. Dans Histoire de l'Église écrite par Eusèbe, on mentionne que les chrétiens ont été sévèrement persécutés sous le règne de Domitien. Ceci dit, si on prend le nom latin complet de Domitien et qu'on le traduit en grec (c'est la langue dont Jean se servait dans le Nouveau Testament), il devient Autokrator Kaisar Dometianos Sebastos Germanikos.


Sur les pièces de monnaie de l'époque, c'est son nom abrégé qui apparaissait, soit A. Kai.


Domet. Seb. Ge. Une fois décodé au moyen de la gematria grecque, on obtient le nombre .


Jean, ici, ne dit pas nécessairement que l'empereur Domitien était l'Antéchrist. Il dit qu'il faut se méfier des dirigeants corrompus qui persécuteront les chrétiens à la fin des temps, tout comme Domitien l'a fait. La corruption d'Adam a mené au déluge, et de même, la corruption des dirigeants culminera en désastre spirituel pour les laïcs. Quand on considère que certains pays ont déjà légalisé l'avortement, l'euthanasie, le cannabis, la prostitution, etc., et que plusieurs laïcs appuient volontairement ces initiatives, on peut se demander si nous sommes encore loin de cette fin des temps. En effet, le monde s'écroule et il s'écroule vite.


Et face à des dirigeants corrompus, les gens suivent. De façon générale, les humains cherchent la porte de sortie la plus facile, surtout si la personne qu'ils suivent accomplit des miracles. Au chapitre 13 de l'Apocalypse, il est question de l'Antéchrist qui était blessé à mort et qui fut guéri. Puis les Écritures stipulent que la deuxième bête a fait ceci:


« Elle opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes.


Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait. » (Apocalypse 13:13-14) Les chrétiens subiront de très fortes pressions de la part des dirigeants, ainsi que de leurs voisins, leurs collègues, et même leur famille; de tout leur entourage. On remarque déjà cette pression aujourd'hui, en partie: elle se déguise sous forme de « liberté d'expression ». Cela suppose que tout le monde peut dire ce qu'il pense, ce qui serait une bonne chose si c'était fait à l'amiable et dans le but de considérer les différents points de vue et de découvrir la vérité. Mais en réalité, semble-t-il, tout le monde peut dire ce qu'il pense, sauf les chrétiens.


D'après ce qu'on voit, cette liberté d'expression n'est possible que si l'on abonde dans le même sens que ce que les dirigeants, et ceux qui les appuient, ont déjà décidé. Ce n'est pas une liberté d'expression: c'est un moyen de faire avancer un programme. Cette pratique est largement répandue de nos jours, alors que certaines croyances fondamentales des chrétiens ne peuvent être évoquées publiquement. Si on s'y risque, la réponse qui s'ensuit est carrément agressive.


Le troisième facteur est également décrit dans les Écritures. Voici ce que l'on dit de la deuxième bête:


« Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Apocalypse 13:16-17) Avec l'avancement de la technologie, cette marque pourrait être une sorte de puce électronique. Certains pays comme la Suède et la Belgique insèrent déjà une puce dans la main des travailleurs à des fins transactionnelles. Peu importe que cette marque implique une puce ou non, si quelqu'un ne l'a pas, il ne peut acheter ni vendre, ce qui se traduit par une vie de pauvreté où il faut lutter pour survivre.


Donc, si on récapitule, nous serons menés par des dirigeants corrompus qui chercheront à faire du mal et à nous procurer un faux sentiment de liberté. Nous verrons une majorité de laïcs coopérer, soit parce qu'ils ont les mêmes convictions, soit parce qu'ils veulent survivre.


Les chrétiens seront éventuellement placés devant deux choix: renier le Christ et vivre sur terre OU être persécutés, mourir, et vivre au paradis. On comprend pourquoi les Écritures parlent ainsi de cette période:


« Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom.


Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24:9-10) Elles disent aussi:


« Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. » (Matthieu 24:22) Ce ne sera pas une partie de plaisir, loin de là. Ce sera atroce.


En résumé, on peut déjà percevoir aujourd'hui une forme indirecte de persécution envers les chrétiens, laquelle s'intensifiera à la fin des temps. Mais que devrions-nous faire? Eh bien, qu'on le veuille ou non, nous savons que ça va arriver et que nous ne pouvons rien y changer. Ainsi, la vraie question est de savoir: Sommes-nous prêts à souffrir de cette persécution? Surtout dans un monde qui nous donne ce qu'on veut quand on le veut.


Pensons-y un instant: j'ai accès à la restauration rapide à minuit si je veux, je peux magasiner sur Amazon à 3 heures du matin si je veux, je peux regarder YouTube quand ça me convient. Bien qu'aucune de ces choses ne soit une faute en soi, le vrai problème auquel il faut faire face, c'est de réaliser que nous sommes la somme de nos habitudes. Nos habitudes quotidiennes personnelles font de nous ce que nous sommes. Donc, si je m'adonne à toutes ces choses sans juste mesure et sans barème, je deviens blasé. Je ne suis pas prêt à souffrir. Je suppose que c'est la conséquence naturelle de vivre dans une culture qui vise à soulager la souffrance, à rendre la vie plus facile. Mais le résultat est que, face à la souffrance, nous ne sommes pas aussi endurcis que l'étaient les générations précédentes. Cette recette conduit au désastre!


Alors que devons-vous faire? Ou que devons-nous enseigner à nos enfants? Eh bien, nous devons renforcer notre volonté, aussi bien que celle de nos enfants. Nous devons savoir dire NON à nos enfants et à nous-mêmes quand c'est nécessaire. Nous ne sommes pas obligés de céder à tous les plaisirs du monde si nous n'en avons pas besoin. Il n'est pas nécessaire de toujours manger ce qu'on aime, surtout en période de jeûne. Il n'est pas nécessaire d'avoir tout ce que nous désirons avoir. Soyons satisfaits de ce dont nous avons besoin. De plus, je dirais que nous devrions jeûner plus souvent, nous devrions recharger nos canons spirituels plus souvent, nous devrions pardonner plus, et servir plus. Ce ne sont là que quelques exemples de gestes qui peuvent renfoncer notre volonté. Ce que nous faisons chaque jour fait de nous ce que nous sommes. Une vraie vie de chrétien nous préparera, nous et nos enfants, à affronter cette vie de persécution, qu'elle nous arrive par épisodes ou qu'elle se pointe à la fin des temps.


N'oubliez pas:


Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.


Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.