Au nom du Père et du Fils, du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Aujourd'hui, j'aimerais traiter de certains problèmes importants qui affectent les chrétiens qui vivent dans cette société qui ne cesse de changer. Ces problèmes font en sorte que plusieurs d'entre eux demeurent impassibles face à la vérité de Dieu et aux bienfaits d'une véritable relation personnelle avec lui. Au lieu d'être perçu comme une expérience pleine de joie, de plénitude et de renouveau, le christianisme demeure un fardeau pour ces chrétiens qui tentent en vain de respecter les lois qui leur sont imposées par l'auteur de ces lois. Pour plusieurs, le problème est devenu de plus en plus difficile à gérer, car leur amour s'est carrément refroidi. Mais celui qui persiste jusqu'à la fin obtiendra le salut.


Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Si vous le permettez, j'aimerais commencer par vous mettre en contexte en citant un homme incroyablement spirituel que Dieu a jugé digne de nombreuses grâces pour son humilité et sa vie de prière. Il s'agit de saint Macaire le Grand. Dans une de ses homélies, il décrit ce qui arrive à l'âme lorsqu'elle quitte ce monde. Retrouvons-le ici, dans son homélie 22:


« Lorsque l'âme quitte le corps, un grand mystère se produit alors. Si la personne se sent coupable d'avoir péché, une bande de démons et d'anges déchus s'approche avec leurs pouvoirs ténébreux, s'empare de son âme et l'entraîne prisonnière jusque dans leurs quartiers. Personne ne devrait se surprendre de ceci. Car si un homme, de son vivant, se soumet à ces démons et leur obéit comme un esclave, à plus forte raison sera-t-il le captif qu'ils garderont sous leur contrôle lorsqu'il quittera ce monde. Vous pourrez également comprendre ceci en examinant ce qui arrive à ceux qui sont du bon côté des choses. En effet, des anges sont déjà en poste auprès des serviteurs de Dieu et de saints esprits les encerclent et les protègent. Et lorsqu'ils quittent leur corps, des cortèges d'anges recueillent leur âme et l'emmène de leur côté dans la pure éternité. Ils la conduisent ainsi vers le Seigneur. » (Saint Macaire le Grand, Homélie 22) - [traduction libre] Ainsi, en essence, il affirme que l'âme qui quitte le corps d'une personne est déjà sujette à la lumière ou aux ténèbres et que son destin n'est que le prolongement de la conduite que cette personne a adoptée durant sa vie terrestre. C'est un rappel important qui fait peur. Et si vous prêtez attention aux détails, vous noterez qu'il ajoute que le fait de se donner à la lumière ou aux ténèbres n'est pas nécessairement la conséquence d'une importante décision que nous aurions prise dans notre vie, mais c'est la somme des décisions quotidiennes que nous avons prises. En s'appuyant sur cet argument, saint Macaire dit ceci:


« Tel que je l'ai mentionné ci-dessus, à moins que [le chrétien] ne s'efforce de se détourner du monde, de mettre tout son cœur à se libérer des passions terrestres et de se consacrer entièrement et totalement au Seigneur, il ne peut savoir qu'il est victime des ruses des esprits malins et des passions malsaines qu'ils cachent. Il demeure ignorant de ce qu'il est vraiment, comme quelqu'un qui n'est pas conscient de ses blessures. Il nourrit des passions secrètes, sans toutefois s'en rendre compte. Il continue de se soumettre aux choses extérieures et consent volontairement à se vouer aux préoccupations de ce monde. » (Saint Macaire le Grand, Homélie 21) - [traduction libre] Entre d'autres mots, à moins de nous battre contre les tentations terrestres et de nous en remettre totalement à Dieu, nous sommes incapables de percevoir les vilaines passions qui se cachent en nous. Nous demeurons ignorants de nous-mêmes, et par conséquent, de Dieu.


De nos jours, la plus grande tentation des adultes comme des jeunes, c'est de chercher à mélanger le ciel et la terre, la lumière et les ténèbres, la pureté et l'impureté. C'est d'éviter que notre âme se consacre pleinement, tout en inventant des défaites pour le justifier. C'est d'appliquer nos propres standards aux demandes de Dieu. Nous voulons avoir un pied au ciel, tout en gardant l'autre sur terre. Et de toute évidence, je ne parle pas du travail, des études ou autre chose du genre. Nous vivons tous dans ce monde et nous devons y prendre part. Je parle de ce que nous avons dans le cœur. Je peux faire de mon milieu de travail un lieu sacré, un lieu de culte, un endroit où j'apporte la bonne nouvelle au quotidien. Ou encore, je peux me centrer sur ce que le monde véhicule, lui permettant lentement mais sûrement de se frayer un chemin vers mon cœur.


Ce que nous ne réalisons pas, c'est qu'en agissant de la sorte, notre amour pour le Christ se refroidit et les passions immorales finissent par prendre le dessus. Et encore une fois, nous nous retrouvons dans un état où le christianisme devient un fardeau au lieu d'être une véritable source de joie. Conséquemment, nous tentons parfois de combler le vide par nous- mêmes. Nous consommons encore plus des futilités de ce monde, puisque nous sentons qu'il nous manque quelque chose. En effet, c'est plus facile de se tourner vers ce que l'on peut voir et toucher que d'entrer dans un lent processus de conversion où Dieu est aux commandes. C'est plus facile, c'est plus rapide, et peut-être amusant. Mais au bout du compte, la démarche demeure vide et insatisfaisante. Revoici saint Macaire:


« Car il n'existe aucun remède sur terre, c'est-à-dire aucun geste que l'homme pourrait poser pour se justifier, qui ait le pouvoir de guérir le genre humain d'une plaie intérieure si étendue. Il n'y a que la nature céleste et divine du grand cadeau de l'Esprit Saint qui puisse le faire. Il n'y a que ce médicament qui puisse guérir l'homme et lui permettre ainsi d'accéder à la vie, une fois que l'Esprit Saint a purifié son cœur. » (Saint Macaire le Grand, Homélie 20.7) - [traduction libre] Rien sur terre ne peut vraiment nous satisfaire ou nous apporter une joie réelle. Seul le vrai Dieu vivifiant peut donner un vrai sens à nos vies.


Le danger ici, c'est de toujours continuer de s'adonner aux choses terrestres. Cette habitude s'installe en nous et, avec le temps, il devient de plus en plus difficile de s'en débarrasser.


Répétons-le, il n'est pas question de vous inviter à abandonner le monde physiquement, mais plutôt de réfléchir aux dispositions de votre cœur. Qu'est-ce qui occupe le plus vos pensées?


Seriez-vous prêts à abandonner cette chose, ce projet, ce travail, cette voiture pour le Christ?


Êtes-vous attachés ferme à ces choses au point de ne pas pouvoir vous en défaire ou vos mains sont-elles déliées? Autrement dit, sentez-vous que votre cœur est toujours libre? Votre véritable trésor et votre cœur se situent au-delà de tout ceci: au ciel. Laissez le Christ même être votre trésor. Laissez votre cœur être attiré vers lui et toutes vos décisions s'appuyer sur lui. Ceci pourrait se refléter, par exemple, dans le fait de donner davantage aux pauvres plutôt que de chercher à avoir une vie toujours plus confortable. Saint Macaire nous revient avec ceci:


« La personne qui est aux prises avec ses passions doit aborder Dieu en reniant le monde et croire qu'avec espoir et patience, elle recevra mieux, bien que ce sera différent de sa propre nature (comme par exemple, le pouvoir de l'Esprit Saint). Et Dieu doit faire descendre sur elle une vie divine, autrement, cette personne ne connaîtra jamais la vraie vie. Elle ne se remettra jamais du matérialisme qui l'intoxique. L'illumination de l'Esprit ne viendra jamais éclairer son âme de tous ses feux et elle ne connaîtra jamais la lumière qu'un jour sacré pourrait lui apporter. Elle ne sera jamais exaltée par le fait de voir le profond sommeil de son ignorance se réveiller pour connaître Dieu par l'influence de la puissance et de l'efficacité de sa grâce... En effet, le libre arbitre d'une personne se mesure par son progrès et sa croissance dans le temps, et d'après les occasions qui se présentent de constater qu'elle demeure liée à la grâce et qu'elle s'y complaît.


Elle devient de plus en plus unie à l'Esprit, jusqu'à ne faire qu'un avec lui, afin qu'il la rende sainte et pure, et prête pour le Royaume [de Dieu]. » (Saint Macaire le Grand, Homélie 24, 5-6) - [traduction libre] La fontaine de passions malsaines qui coule au fond de nous se transforme en une fontaine d'eau pure et vivifiante une fois que Dieu vient nous habiter. Et la vie prend un tout autre sens. Pour la première fois, nous goûtons à la vraie vie. Puisque nos efforts pour mener ce genre de vie nous font remarquer par Dieu et ses anges, ils se mobilisent alors pour recevoir notre âme lorsqu'elle quitte notre corps.


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Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.