Il arrive souvent que les gens partagent avec nous la joie que leur procurent les expériences spirituelles qu'ils vivent avec Dieu. Ces expériences semblent toujours si merveilleuses. En revanche, nous entendons très peu parler de la façon dont ces personnes ont réussi à se rendre à un tel niveau. Car faut-il le préciser: la vie spirituelle n'est pas facile. Aujourd'hui, j'aimerais partager avec vous le meilleur truc qui puisse vous aider à mener une véritable vie spirituelle.


Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Entretenir sa vie spirituelle n'est pas une mince affaire, mais à l'origine, ce n'était pas censé devenir si compliqué. Lorsque Dieu a créé l'humanité, donc avant la chute, les humains étaient, pour ainsi dire, des entités spirituelles. Ils étaient dotés d'un corps, d'une âme et d'un esprit, mais de ses trois composantes, c'était l'esprit qui dominait. Après la chute, la mort et la corruption prirent le dessus et l'humanité fut dorénavant menée par les luttes du corps.


Aujourd'hui, cela signifie qu'il est plus facile de ne pas prier que de prier. Il est plus facile de paresser que d'être actif. Il est plus facile de pécher que de l'éviter. Cependant, Dieu a racheté cette condition humaine par le biais de son œuvre salvatrice et elle sera entièrement restaurée au ciel, lorsque Dieu nous ramènera à notre état primordial, et plus encore.


Mais n'oublions pas que ce processus de restauration a déjà commencé et que Dieu nous a fourni les outils nécessaires pour que nous puissions y participer pendant que nous sommes toujours sur terre. Et c'est précisément ce que nous essayons de faire en ce moment même. Mais ce n'est pas chose facile. Alors, quel est le secret d'une véritable vie spirituelle? Permettez-moi de répondre à la question à l'aide d'une réflexion sur la Bible.


À Marc 9, notre Seigneur Jésus a dit à la foule et aux disciples:


« 1 (...) Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, [avant] qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance. » (Marc 9:1)


Puis, environ une semaine plus tard, il fut transfiguré sur le mont Thabor sous les yeux de saint Pierre, saint Jean et saint Jacques. Remarquez bien les détails de sa transfiguration. Tout d'abord, le Christ apparaît glorieux. Saint Matthieu rapporte que le visage du Seigneur brillait comme le soleil et que ses vêtements étaient d'un blanc éclatant comme la lumière. Pour sa part, saint Marc parle de vêtements blancs et brillants comme la neige, surpassant


tout traitement qu'un blanchisseur aurait pu leur faire subir. Enfin, saint Jérôme stipule qu'à cet instant, le corps du Christ est devenu esprit.


Nul doute que ces trois disciples ont vu le Christ, le Dieu-homme, dans toute sa gloire. Saint Matthieu ajoute qu'un nuage lumineux est venu les couvrir, ce qui rappelle les écrits de l'Ancien Testament où la présence de Dieu était représentée par une colonne de fumée au- dessus de l'arche. Matthieu précise également que la voix de Dieu se fit entendre:


« 17 (...) Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection: écoutez-le! » (Matthieu 17:5)


Et soudain, Moïse et Élie sont apparus.


Alors, quel est le message ici? Tout d'abord, les disciples ont rencontré le Christ dans un état glorifié et ont entendu la voix du Père. Ceci fait allusion au lien trinitaire que nous partagerons avec Dieu une fois rendus au ciel. Deuxièmement, on remarque que ce lien profite déjà aux saints vivants, représentés ici par Élie et Moïse. Car même si les corps d'Élie et de Moïse avaient trouvé la mort des centaines d'années auparavant, leur esprit était toujours vivant.


Mentionnons également la montagne, laquelle représente l'Église. L'Ancien Testament contient de nombreux passages qui parlent de l'Église comme d'une montagne. Par exemple, Ésaïe, chapitre 2, versets 2 et 3. Ceci est un message qui indique que le royaume de Dieu est accessible au sein de l'Église, même si celle-ci se trouve sur terre. Le lien entre la Sainte Trinité et l'Église céleste est donc possible.


Cependant, au moment où le Christ fut transfiguré, les autres disciples se trouvaient au pied de la montagne et ils étaient incapables de chasser le démon qui tourmentait un enfant. Pendant que la puissance et la gloire régnaient au sommet, tout en bas, c'était la faiblesse et le manque de foi qui s'imposaient.


Ainsi, la question devient: Comment faire l'expérience de ce que les trois disciples ont vécu au sommet de la montagne? Et la réponse va comme suit: il faut gravir cette montagne avec le Christ, comme l'ont fait les disciples. Et l'ascension est un parcours vraiment difficile. Le secret de la vie spirituelle, c'est la persévérance. Nous ne pouvons pas rester au pied de la montagne et espérer goûter à cette union avec Dieu.


Comme nous le savons, le royaume de Dieu, c'est principalement d'être en union avec lui. Pour atteindre cet état d'union et en profiter, deux aspects de la vie spirituelle exigent que nous fassions preuve de persévérance. Le premier, c'est notre programme spirituel, lequel comprend les liturgies, les prières, etc. Ces activités renforcent notre lien avec Dieu. Le deuxième, c'est le refus de tout ce qui affaiblit notre lien avec Dieu, c'est-à-dire le péché.


Dans ce cas, nous pourrions parler de consécration, non pas comme celle des moines ou du clergé, mais une consécration de l'âme, une consécration des sens. Laissez-moi vous donner un exemple concret. Le graphique que vous voyez à l'écran couvre une période d'un mois. On y voit des plateaux et des creux. Les plateaux indiquent que nous avons atteint notre but au quotidien, soit celui de respecter notre programme spirituel ou d'éviter le péché. Les creux indiquent l'inverse: ce sont des jours où nous avons raté la cible.


L'idée est simple: il y a des jours où nous allons tomber, c'est certain. Après tout, nous sommes des humains et c'est le corps qui nous mène! Mais même si nous tombons certains jours, il faut nous relever et persévérer dans nos prières et notre consécration. Si nous avons peine à nous relever, le graphique spirituel, si l'on peut l'appeler ainsi, aura l'air de ceci. Et c'est un graphique plutôt conservateur, car la plupart du temps, son tracé est pire que ce que vous voyez à l'écran.


À présent, imaginez une personne A dont les résultats seraient comparables au premier graphique pendant 12 mois consécutifs. De même, associons une personne B au deuxième type de graphique. Croyez-vous qu'au bout de l'année, les personnes A et B connaîtront le même degré d'union avec Dieu? Bien sûr que non! Et si ces personnes conservaient le même écart pendant cinq ou dix ans... Vous voyez où je veux en venir.


Avant de pouvoir connaître une véritable joie spirituelle avec Dieu, une joie qui va au-delà des émotions terrestres, il faut persévérer jusqu'à ce que l'on soit arrivé au sommet de la montagne spirituelle. Il faut donc réaliser dès le départ que nous allons éventuellement tomber, même si nous visons l'inverse. Il s'agit de savoir se relever. Voici ce que saint Jean Chrysostome nous dit à ce propos:


« Lorsque l'arrogant tombe, il en est surpris, le regrette et perd espoir. En revanche, celui qui fait preuve d'humilité connaît sa faiblesse et n'est pas surpris de ses gestes ou de ses comportements, mais il regrette et compte d'autant plus sur la compassion de l'Infini à son égard. » (Saint Jean Chrysostome) - [traduction libre]


Ainsi, lorsque nous tombons et que le diable s'empresse de nous dire que nous sommes indignes et incapables, il faut simplement refuser de l'écouter, et par notre persévérance, garder espoir envers la compassion de Dieu qui nous attend les bras ouverts. Saint Jean Chrysostome ajoute ceci:


« La chute de l'homme n'est pas une raison pour être triste... Ce qui est triste, c'est de demeurer dans l'état de chute... Faire une erreur est une faiblesse humaine, mais persister dans le péché n'a rien d'humain: c'est diabolique. » (Saint Jean Chrysostome) - [traduction libre]


Il y a donc une grande différence entre le fait de tomber et le fait de vouloir demeurer dans cet état. Tomber est inévitable... mais ne pas se relever est fatal. Dans son fameux bouquin intitulé Tactique du diable, C.S. Lewis illustre une importante réalité spirituelle. Son livre présente une série de lettres qu'un démon d'expérience appelé Screwtape écrit à son neveu, un tentateur novice nommé Wormwood. Bien entendu, les lettres et les personnages relèvent de la fiction, mais le bouquin repose néanmoins sur de véritables principes spirituels. Voici un extrait ce que Screwtape écrit à Wormwood:


« La seule chose qui compte est la mesure dans laquelle tu as réussis à séparer ton protégé de l'Ennemi. Peu importe que ses péchés soient véniels, pourvu que leur accumulation ait pour effet de l'écarter tout doucement de la lumière pour le conduire dans le néant (...) En effet, le chemin le plus sûr pour l'enfer est celui qui y mène progressivement. C'est la pente douce, bien feutrée, sans virages trop brusques, sans bornes kilométriques ni poteaux indicateurs. » (C.S. Lewis, Tactique du diable, Lettre XII, dernier paragraphe - Traduction d'Étienne Huser)


Les gens évitent souvent les gros péchés, mais manquent de vigilance et de persévérance face aux péchés plus anodins. Au bout du compte, ceci peut avoir des conséquences désastreuses sur la vie spirituelle d'une personne. Le chemin le plus sûr pour l'enfer est celui qui est progressif et confortable. Il faut donc persévérer. Soyez persévérants et patients, et vous serez transformés. C'est garanti!


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