En général, ce n'est pas facile d'être chrétien dans le monde actuel. C'est même devenu de plus en plus difficile au cours de la dernière décennie. L'humanité s'est inconsciemment pliée à certaines idées et la moralité s'est rapidement dégradée, ce qui en a fait tomber plusieurs qui ont fini par s'abandonner à de leurs passions. Comme chrétiens, il ne faut pas se surprendre: les Écritures nous avaient avertis d'une telle éventualité. Au chapitre 24 de l'Évangile selon saint Matthieu, on peut lire ceci:


« Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.


Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » (Matthieu 24:12-13) Alors la vraie question à se poser, c'est: Comment devons-nous composer avec ça en tant que chrétiens? Certes, nous pouvons toujours décider de renoncer physiquement à ce monde et nous en détacher. Mais dans les faits, nous ne sommes pas des moines, des sœurs ou des missionnaires dans des régions éloignées. La réalité est telle que nous devons composer avec l'obscurité du monde au quotidien. Alors, comment peut-on demeurer pur dans ce monde immoral?


Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Dans la prière qu'il adresse au Père au chapitre 17 de l'Évangile selon saint Jean, le Christ prie pour que ses disciples ne soient pas retirés du monde, mais qu'ils soient protégés du mal. Quelques versets plus tard, il fait la prière suivante:


« Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole. » (Jean 17:20) Personnellement, je trouve que cette prière est particulièrement encourageante: le Christ a prié le Père pour mon propre salut et le vôtre. Mais il nous a aussi prévenus d'être vigilants. À la fin de son message apocalyptique au chapitre 13 de l'Évangile selon saint Marc, après avoir décrit les événements difficiles qui allaient se produire, il dit:


« Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez. » (Marc 13:37) Soyez attentifs, comme si vous montiez la garde en pleine nuit auprès d'un grand trésor. Le message qu'il faut y voir, c'est de protéger notre âme du mal, à tout prix. Ainsi, le fait d'être vigilant est tout à fait à l'opposé de ceux qui font le strict minimum et qui espèrent s'en sortir malgré tout. Leur attitude est problématique, car celui qui vise d'obtenir seulement 60% à un examen se retrouve habituellement devant un échec, surtout de nos jours. Mais ce qui est encore plus percutant dans cette attitude, c'est qu'elle porte ombrage à l'objectif fondamental du christianisme qui est de vivre en union avec Dieu. En conséquence, il faut demeurer vigilant; il faut viser le 100%. C'est dans cet esprit que saint Pierre nous dit:


« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » (1 Pierre 5:8) Ainsi, la meilleure façon d'affronter l'adversaire, c'est d'être sobre, vigilant, éveillé, alerte; c'est ce que les Pères de l'Église appelaient la nêpsis. Même si nous vivons dans le monde, il faut être aux aguets et nous assurer que ce n'est pas le monde qui vit en nous. Nous devons demeurer des résidents et des pèlerins dans ce monde.


Lot, le neveu d'Abraham, est un bon exemple de quelqu'un qui est demeuré droit, même s'il vivait dans un environnement extrêmement sombre. Il savait que les habitants de Sodome étaient très portés vers la luxure, alors il faisait le guet à la porte de la ville, même le soir, afin d'assurer la sécurité de tout visiteur en l'abritant sous son toit. Il se montrait très hospitalier également. C'était vraiment un homme intègre, même dans toute cette obscurité. Évidemment, le fait d'accomplir un tel exploit est loin d'être facile. Nous tombons souvent, mais il faut tout de suite se relever et se tourner vers le Christ qui est notre espérance. À la fin de cette vidéo, je partagerai avec vous un très beau récit sur le repentir, alors ça vaut la peine que vous restiez des nôtres.


Pour être vigilant, il faut examiner ses pensées. Est-ce qu'elles s'inspirent du Christ ou d'une source maléfique? Pourquoi en suis-je arrivé à une telle conclusion? Ai-je agi ainsi pour satisfaire mon ego? Il faut demeurer à l'affût de ces pensées et les écarter au besoin. Mais la vigilance n'est pas tout. Au chapitre 26 de l'Évangile selon saint Matthieu, le Christ ajoute une dimension de prière à la vigilance, comme ceci:


« Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation... » (Matthieu 26:41) Tito Colliander, dans son livre intitulé Le chemin des ascètes, fournit un très bel exemple de vigilance et de prière. Le voici:


« [L'araignée] se tient là, au milieu de sa toile, et dès qu'elle sent la moindre mouche, elle la tue. De la même manière, la prière fait le guet au milieu de votre cœur: dès qu'une vibration l'avertit de la présence d'un ennemi, la prière l'anéantit. Le fait de mettre la prière de côté équivaut à déserter son poste de garde. La barrière reste grande ouverte aux hordes de truands et les trésors qu'on a accumulés sont pillés. Le pilleur n'a besoin que de peu de temps pour faire son œuvre: la colère, par exemple, peut tout détruire en une seule seconde. » (Tito Colliander, Le chemin des ascètes) - [traduction libre] Autrement dit, si une mauvaise pensée essaie de s'infiltrer dans notre âme, nous devrions immédiatement l'écarter et réciter la Prière de Jésus ou nous repentir en priant.


Une autre image dont se servaient les pères du désert était celle de frapper la tête du serpent avant qu'il n'entre. S'il a le temps d'entrer, ça devient plus compliqué. De façon similaire, nous devons à tout prix éviter d'entretenir les mauvaises pensées. Il faut les refuser dès qu'elles essaient d'entrer. Et si elles se sont déjà frayé un chemin dans notre tête, il n'est pas trop tard: avec tout le zèle qu'on peut y mettre, il faut les rejeter, afin qu'elles ne puissent progresser et s'enraciner dans nos pensées.


Les pères du désert nous ont également fourni un outil pour nous aider à demeurer vigilants: le rappel de la mort; l'idée de toujours avoir l'image du Christ devant nous, sachant que ce n'est une question de temps avant que nous soyons en sa présence même. Cet outil nous amène à être vigilants et à nous repentir. Saint Isaac le Syrien y va de façon poétique pour nous présenter cette idée, comme ceci:


« Lorsque tu gagnes le lit, dis-lui ceci: 'Cette nuit, tu me serviras peut-être de tombeau, ô lit; car je ne sais si ce soir je connaîtrai le sommeil éternel qui composera mon futur, au lieu de connaître un sommeil passager.' Ainsi, tandis que tu as toujours tes jambes, suis le sentier des bonnes œuvres, avant d'être lié par des chaînes que tu ne pourras briser. Tandis que tu as toujours tes mains, crucifie-toi dans tes prières, avant que la mort ne vienne te chercher. Tandis que tu as toujours tes yeux, remplis-les de larmes, avant qu'ils ne soient couverts de poussière... Ô homme, établis dans ton cœur l'idée que ton départ est imminent et répète-toi constamment: 'Voici, le messager qui est venu me chercher est déjà à ma porte. Pourquoi suis-je impassible? Je pars pour toujours; je ne reviendrai pas.' » (Saint Isaac le Syrien) - [traduction libre] Faut-il le répéter, cette vigilance est loin d'être facile. Nous tombons souvent, mais lorsque c'est le cas, la première chose à faire est de se relever. Pour terminer, j'aimerais vous partager ce très beau récit où se rencontrent le repentir, la vigilance et la prière. Ça va comme ceci:


« Un frère qui habitait au monastère s'adonna au péché de façon répétée, dû à l'intensité du combat qu'on lui livrait. Il s'efforçait sans cesse de demeurer patient, pour ne pas perdre de vue la ligne de conduite du monastère. Il s'appliquait à la vie monastique et faisait ses prières avec attention. Et dans ses prières, il disait: 'Ô Seigneur, tu connais la gravité de mon état et mon profond chagrin. Viens à mon secours bon gré mal gré, ô Seigneur, car je suis comme la boue et je convoite et aime le péché...


Mais tu es le grand Dieu; éloigne de moi l'impureté, car si tu n'as de compassion que pour les saints, ceci n'aura rien d'exceptionnel. Et si tu n'accordes le salut qu'à ceux qui sont purs, quel en sera l'avantage, puis qu'ils le méritent déjà. Cependant, ô mon Seigneur, révèle en moi le prodige de ta miséricorde, moi qui ne le mérite pas, car je m'en remets à toi.' Voilà la prière qu'il faisait chaque jour, qu'il ait commis une faute ou pas.


« Un jour, alors qu'il priait avec ferveur, Satan en eut assez de voir avec quelle vigueur il espérait, et alors qu'il chantait ses psaumes, un visage apparut et dit au frère: ...'N'as- tu pas honte de te présenter devant Dieu et de prononcer son nom de ta bouche impure?' Le frère répondit: 'Ne donnes-tu pas des coups de masse et moi de même? Tu me fais sombrer dans le péché et je demande au Dieu miséricordieux d'avoir pitié de moi. Je lutterai contre toi jusqu'à ce que la mort m'emporte. Je m'accrocherai à l'espoir que j'ai envers mon Dieu et je ne cesserai pas de me préparer à tes attaques, et ainsi, tu verras qui s'en sortira vainqueur: toi ou la miséricorde de Dieu.' En entendant ses paroles, le démon lui dit: 'Dorénavant, je ne m'opposerai plus à toi, de peur de te couronner pour l'espérance que tu témoignes à ton Dieu.' Dès lors, le démon demeura à l'écart. » - [traduction libre] Merci d'avoir regardé cette vidéo. Si vous l'avez aimée, veuillez cliquer sur « like » et la partager, afin de répandre la parole de Dieu. N'oubliez pas de vous abonner et d'activer la fonction de notification pour ne pas manquer nos autres vidéos.


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