Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Nous lançons aujourd'hui une nouvelle série durant laquelle nous allons examiner les preuves à l'effet que le Christ est véritablement ressuscité des morts. À partir des faits historiques, on peut en déduire que le Christ est ressuscité. Il ne peut en être autrement.


Mais avant d'aborder la question du point de vue logique, il faut savoir que nous avons toujours eu les preuves de la résurrection devant les yeux, et ce, depuis le début.


Il suffit de penser à quelqu'un comme saint Moïse l'Éthiopien, un non baptisé, un meurtrier et un violeur. Et pourtant, il fut transformé et devint à ce point angélique qu'il était incapable de juger ses frères du monastère, un péché devenu très courant de nos jours. Pensons aussi à sainte Marie l'Égyptienne, parfois surnommée Marie la Copte, une personne qui vivait dans la luxure, malgré son statut de baptisée. Elle se repentit et devint elle aussi comme un ange vivant sur terre.


Mais nous n'avons pas besoin d'aller si loin. Pensons à cet ami ou à ce membre de la famille que nous connaissons... cette personne unique que Dieu a placée dans nos vies et qui, intérieurement, a subi une transformation complète et radicale. Cette personne qui vous accompagnait dans le péché et qui fréquentait des lieux douteux avec vous, vous la voyez maintenant passer une Bible à la main, priant l'Agpeya, récitant la Prière de Minuit, participant à la liturgie, et refusant de vivre dans le péché avec vous comme avant...


Cette personne unique qui remue quelque chose en vous chaque fois que vous la voyez. Le Saint-Esprit vous force à vous interroger... Comment a-t-elle fait pour changer ainsi?


Comment a-t-elle pu être transformée de la sorte? Et pourquoi pas moi? Cette personne que Dieu a mise sur votre route est une preuve de sa résurrection, puisque c'est lui qui l'a transformée. Et il veut nous transformer aussi.


Voilà donc une preuve tangible que nous avons devant les yeux, une preuve si solide qu'elle défie toute logique. Car disons-le: la logique peut être défaillante. Mais notre preuve tangible, c'est une vie réelle, une véritable transformation qui s'est produite sous nos yeux. Écoutez bien ce qu'Athanase en dit:


« Avant l'avènement divin du Sauveur, même les hommes les plus pieux avaient peur de la mort. Ils pleuraient leurs morts et portaient leur deuil comme ceux qui périssent.


Mais maintenant que le Sauveur a ressuscité son corps, la mort n'est plus terrible, mais tous ceux qui croient en Jésus-Christ l'écrasent sous leurs pieds et marchent dessus comme si ce n'était rien. Ils préfèrent mourir plutôt que de dénier leur foi en Jésus-Christ, sachant bien parfaitement que lorsqu'ils meurent, ils ne périssent pas, mais vivent effectivement; et deviennent incorruptibles au moyen de la résurrection (...) Même des enfants se pressent de mourir, et non pas seulement les hommes adultes. Et non seulement des hommes, mais encore des femmes; elles gouvernent leurs corps par une discipline ascétique pour être à la hauteur de la confronter. La mort s'est tellement affaiblie...» (Saint Athanase, Sur l'incarnation du Verbe, La Résurrection, paragraphe 27) - [traduction de Dr. Laila Fares, édition 2020] Il fait ici allusion au siècle premier, à tous ces martyrs que les soldats Romains tuaient parce qu'ils étaient chrétiens. D'autres chrétiens se précipitaient alors vers les soldats en leur disant moi aussi, je suis chrétien, non pas qu'ils souhaitaient mourir, mais parce qu'ils voulaient vivre avec le Christ. Et pour eux, l'important, c'était d'être avec lui, peu importe que ce soit sur terre ou au ciel. Ainsi, ces gens devenaient des martyrs.


Encore ici, nous n'avons pas besoin de chercher si loin, lorsqu'on pense aux 21 martyrs coptes de Libye. Jetez un coup d'œil à cette photo et voyez comme ils étaient confiants, qu'ils soient en position debout ou à genoux. Et voyez, sur cette autre photo, l'homme qui prie, le visage rempli de grâce. Voilà le vrai pouvoir de la résurrection.


Ceci dit, il existe plusieurs formes de martyre. Le phénomène existe dans les autres religions aussi, mais il se manifeste de façon très différente. Le mot martyre vient du grec μαρτυρία (martiría), qui signifie témoin. Mais dans ces autres religions, les gens témoignent de leur dieu en le présentant comme un dieu de violence, de corruption et de mort. En revanche, les chrétiens, lorsqu'ils sont ciblés et exécutés en raison de leur foi, proclament que leur Dieu est un Dieu d'amour, un Dieu de paix, un Dieu qui leur donne la force d'affronter leur sort, si injuste soit-il. S'ils deviennent des martyrs du christianisme, c'est parce qu'ils acceptent de porter les marques et les blessures du Christ. Ce n'est donc pas parce qu'ils ont été assimilés, mais parce la puissance de la résurrection de notre Seigneur les a transformés.


Ceci étant dit, il faut comprendre que la résurrection est la pierre angulaire du christianisme.


Sans elle, il n'y aurait pas de christianisme. Notre-Seigneur Jésus-Christ a proclamé qu'il ressusciterait d'entre les morts et il en fut ainsi. Mais, est-ce que les chrétiens y croient simplement parce qu'ils ont la foi? En d'autres mots, les chrétiens sont-ils des gens ignorants et stupides ou font-ils preuve de vivacité et de logique? Cette dernière hypothèse est plus plausible, n'est-ce pas?


J'aimerais vous donner quelques exemples, en commençant par Thomas Arnold, lequel fut jadis nommé Professeur Royal d'Histoire Moderne, à l'Université d'Oxford. C'était un homme brillant, n'est-ce pas? Et c'était un expert dans l'authentification de faits historiques. Voici ce qu'il nous propose:


« Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes ont passé les preuves [de la résurrection] au peigne fin, une à une, tout comme un juge le ferait pour toute cause importante. Je l'ai fait moi-même de nombreuses fois (...) Depuis des années, on fait appel à moi pour étudier les événements historiques d'autrefois, afin que j'examine et évalue les preuves que d'autres ont présentées dans leurs écrits, et je ne connais aucun autre fait dans l'histoire de l'humanité qui ait été appuyé par des preuves aussi solides, complètes et variées que le grand miracle que Dieu nous a donné, à savoir que le Christ est mort et qu'il fut ressuscité d'entre les morts. » (Thomas Arnold, tel que cité par T.S. Smith, p.425-426) - [traduction libre] Selon lui, rien ne se compare à la résurrection du Christ.


Un autre exemple: celui de Sir Lionel Luckhoo. Cet homme était tout aussi brillant. En tant qu'avocat spécialisé dans les affaires de meurtres, il remporta 245 causes consécutives. Par deux fois, il fut fait chevalier par la Reine Élizabeth. Il fut juge de la Cour Suprême de la Guyana et pendant 14 ans, il fut reconnu comme étant l'avocat le plus accompli au monde, ce qui constitue un record mondial. Cet homme n'était pas chrétien, mais il fut approché par un chrétien qui le mit au défi d'examiner les preuves de la résurrection. Voici sa conclusion:


« J'affirme sans équivoque que les preuves de la résurrection de Jésus Christ sont si accablantes qu'elles me forcent à les accepter telles quelles et hors de tout doute. » (Sir Lionel Luckhoo) - [traduction libre] Voilà ce que des gens intelligents ont pensé lorsqu'ils ont examiné les preuves connexes à la résurrection du Christ: ils sont devenus chrétiens. Nous y reviendrons dans notre prochaine vidéo de cette série.


Pour l'instant, n'oubliez pas:


Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.


Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.