Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


L'un des plus puissants trucs que le diable utilise contre nous, c'est de tenter de nous faire basculer dans le désespoir, de nous faire croire qu'il n'y a plus d'espoir d'atteindre le salut, de nous convaincre que nous sommes trop faibles pour échapper à la damnation. En tombant dans ce piège, nous nous sentons pris dans un sable mouvant hypothétique et nous devenons incapables d'avancer.


C'est un piège des plus dangereux, car les gens qui choisissent de l'écouter abandonnent leur lutte spirituelle, cessent de se repentir et sombrent dans le péché. Cette pensée survient généralement après qu'un gros péché ait été commis. Au moment où nous avons peine à croire à ce qui vient d'arriver, le diable s'empresse de nous suggérer l'idée que Dieu ne nous le pardonnera jamais, qu'il ne pourra pas fermer les yeux sur une faute aussi grave. Du moins, c'est ce que le diable tente de nous faire croire.


Comme nous l'avons expliqué dans la première vidéo de cette série, la pensée peut aussi se présenter après que nous ayons peu à peu cédé au péché. Une fois qu'il est bien enraciné en nous, le diable nous fait croire que nous ne serons jamais capables de faire marche arrière. De plus, dans un cas comme dans l'autre, il cherche à exagérer la situation en nous faisant voir à quel point il est facile de pécher. Autrement dit, il tente de nous donner l'impression que les occasions de pécher sont si nombreuses que nous ne pourrons jamais nous abstenir.


Alternativement, il tente parfois d'amplifier notre sentiment de faiblesse et de corruption, en prétextant que Dieu n'est pas là pour nous supporter dans l'épreuve. Voici ce que saint Jean Chrysostome nous dit à ce sujet:


« Car si Dieu nous avait faits dans le but de nous punir, vous auriez eu raison de désespérer et de douter de la possibilité de trouver le salut. Mais si c'est par sa seule bonté qu'il nous a créés, avec pour intention de nous faire jouir des biens éternels, et qu'il a tout arrangé dans ce but du premier jour jusqu'à aujourd'hui, alors qu'est-ce qui peut bien encore vous faire douter? » (Saint Jean Chrysostome, 1 ère Lettre à Théodore, paragraphe 15) - [traduction libre] En d'autres mots, puisque le Dieu Trinitaire nous a créés pour que nous puissions l'apprécier et qu'il désire vraiment notre salut, il n'y a aucune raison de douter de son pardon en réponse à notre repentir. Comme il le disait au chapitre 12 de Luc:


« Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » (Luc 12:32) Mais pour que ce soit possible, il faut le vouloir. Il faut que nous acceptions de travailler avec Dieu, de revenir à lui et de nous repentir. À ce propos, revoici saint Jean Chrysostome:


« Par conséquent, je vous en conjure...reprenez vos sens, réveillez-vous et mettez fin à cet accès satanique. Faites-le doucement et graduellement si vous ne pouvez le faire d'un seul coup. En effet, pour moi, la façon qui me paraît la plus simple est de couper une fois pour toutes les liens qui vous retiennent et de commencer vos exercices de pénitence. Mais s'il vous semble difficile d'emprunter le chemin qui mène aux jours meilleurs, prenez-le tout de même et mettez le cap sur la vie éternelle. » (Saint Jean Chrysostome, 1 ère Lettre à Théodore, paragraphe 16) - [traduction libre] Saint Jean nous dit qu'il y a deux façons de nous repentir du péché et de braver le désespoir.


Sa méthode préférée est de se lever tout de suite: se lever, reprendre ses sens et passer à l'action. Mais si la tâche paraît trop difficile, il faut y aller une étape à la fois, afin d'en arriver à se repentir. Il faut donc commencer tout de suite et nous serons éventuellement restaurés.


On oublie souvent que la personne qui est tombée durement dispose d'un pouvoir énorme qui ne demande qu'à être utilisé. Un jour que le Christ était reçu chez Simon le pharisien, une femme pécheresse était entrée et s'était mise à lui laver les pieds, les séchant avec ses cheveux. Ceci déplaisait à Simon qui se demandait comment il était possible que cet homme soit prophète et qu'il ne sache pas quel genre de femme était en train de le toucher. Mais le Christ lui répondit ceci:


« (...) Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.


Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds.


Tu n'as point versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.


C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.


Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés. » (Luc 7:44-48) En somme, le Christ dit à Simon: Tout ce que tu as omis de faire, elle l'a fait pour moi. Tu as beaucoup à apprendre d'elle. Et encore une fois, Saint Jean Chrysostome vient nous redonner espoir. Écoutez bien:


« De plus, le démon sait que ceux qui ont commis des fautes graves se repentent avec beaucoup de zèle lorsqu'ils s'y mettent, car ils réalisent le mal qu'ils ont fait. Et le sachant, [le démon] frissonne et tremble à l'idée qu'ils commencent le travail [de pénitence], car une fois que le processus est enclenché, on ne peut plus les arrêter. Embrasés comme le feu sous l'influence du repentir, leur âme devient plus pure que de l'or pur. Poussés par leur conscience et le souvenir de leurs fautes, ils se rendent tout droit au port de la vertu, comme si de forts vents les y avaient entraînés. Et c'est à ce moment qu'ils ont un avantage sur ceux qui n'ont jamais flanché: une énergie des plus passionnées les anime. Comme je le disais précédemment, l'important, c'est de se mettre au travail dès le départ. » (Saint Jean Chrysostome, 1 ère Lettre à Théodore, paragraphe 15) - [traduction libre] Quel beau message d'espoir et de vérité! Il existe de nombreux exemples de pécheurs qui furent restauré au-delà de leur condition originale. Saint Moïse l'Éthiopien; sainte Marie l'Égyptienne; la femme samaritaine qui devint sainte Photine; Zachée, le percepteur d'impôt qui devint le premier évêque de Césarée, tel que mentionné dans les Constitutions apostoliques;


Lévi, le percepteur d'impôt qui devint saint Matthieu, l'un des douze apôtres. Il n'y a pas de limite au repentir. Joignons nos voix à celle de saint Paul qui nous dit:


« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi...» (Hébreux 12:1-2) N'oubliez pas:


Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.


Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.