Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Aujourd'hui, nous continuons notre série sur la violence dans l'Ancien Testament. Nous avons eu un aperçu de la réponse à cette question dans la vidéo précédente, alors que nous expliquions que Dieu n'a pas changé de l'Ancien au Nouveau Testament. Cependant, l'humanité a changé. Après sa chute, elle a sombré dans les abîmes du péché et durant son évolution, Dieu a modifié sa stratégie envers elle en fonction de son état. Nous devons donc nous rappeler de ces faits, puisqu'ils constitueront le fondement de notre réponse quant aux grandes questions liées à l'Ancien Testament.


Donc, aujourd'hui, nous allons faire trois choses. Premièrement, nous examinerons les preuves que l'on peut trouver ailleurs que dans la Bible et qui démontrent que l'humanité était vraiment différente au temps de l'Ancien Testament. Deuxièmement, nous donnerons un court exemple qui témoigne de la miséricorde de Dieu dans l'Ancien Testament. Et troisièmement, ce qui est le plus important, nous consulterons les Psaumes et répondrons à notre question principale:


Pourquoi l'histoire de l'amour, l'histoire du salut de l'Ancien Testament est-elle remplie de violence?


Existe-t-il des preuves tangibles qui peuvent confirmer le degré de violence qui animait l'humanité au temps de l'Ancien Testament? Absolument. À partir du 8 è siècle avant Jésus- Christ, nous avons connu une série d'empires: les Assyriens, les Babyloniens, l'empire médo- perse, les Grecs et les Romains, dont le règne s'est prolongé jusqu'au Nouveau Testament.


Et l'objectif de tous ces empires se résumait à une chose: régner sur le monde par la guerre et la violence.


Laissez-moi vous donner rapidement quelques exemples: tout d'abord, mentionnons l'auteur et historien grec Hérodote qui parlait du roi Darius comme ceci:


« Ainsi Babylone a été prise une seconde fois. Darius en étant devenu le maître [le site lui appartenait; c'était à lui], il a détruit le mur et défoncé tous les portails; car Cyrus n'avait fait ni l'un ni l'autre lorsqu'il avait pris Babylone [Cyrus était son prédécesseur]. Il choisit ensuite près de trois mille des principaux citoyens et il les fit crucifier. » (Hérodote, auteur et historien grec) - [traduction libre] Darius a pris trois mille personnes et les a fait crucifier d'un seul coup. L'histoire parle aussi d'Alexandre le Grand... Quinte-Curce, historien du siècle premier, disait qu'Alexandre le Grand avait pris plus de deux milles personnes et les avait fait crucifier, lui-aussi, d'un seul trait.


L'histoire de l'humanité fut donc marquée par la violence, une violence qui n'était pas spécifique au christianisme ni au judaïsme, mais qui caractérisait l'humanité en général à cette époque.


Au milieu de la violence et de la désobéissance à l'égard les commandements de Dieu, on peut trouver plusieurs endroits dans l'Ancien Testament où Dieu fit preuve de miséricorde et de compassion. Nous l'avons vu sauver les Ninivites, des non-Juifs, par l'entremise de Jonas.


Un autre exemple est celui de Caïn... Il tua son frère Abel et craignit lui-même d'être tué, mais Dieu mit un signe sur lui qui le protégea de la mort. Un bel exemple que plusieurs ne connaissent pas se trouve à Ézéchiel, au chapitre 16, alors que Dieu parle aux Juifs et leur dit: Ton père était un Amoréen, et ta mère une Héthienne, en voulant dire que ces gens étaient des non-Juifs. Ceci sous-entend que Dieu accueillait les Juifs comme ses fils et ses filles, mais ils l'ont rejeté et sont devenus les fils et les filles des Amoréens et des Héthiens, exemples du démon. Et bien sûr, si vous devenez le fils ou la fille du démon, lui qui se fiche éperdument de tout, il vous laissera baigner dans votre propre sang, le cordon ombilical non coupé, abandonnés sans aucun scrupule. Mais au chapitre 16, verset 8 d'Ézéchiel, Dieu dit:


« Je passai près de toi, je te regardai, et voici, ton temps était là, le temps des amours. J'étendis sur toi le pan de ma robe, je couvris ta nudité, je te jurai fidélité, je fis alliance avec toi, dit le Seigneur, l'Éternel, et tu fus à moi. » (Ézéchiel 16:8) Dieu, par miséricorde et compassion, les reprit sous son aile. Et l'extrait se poursuit en expliquant que Dieu les a pris avec lui, les a lavés, les a nourris, les a couverts de soie, les a parés de bracelets et d'une couronne d'or, et en terminant, il leur a dit:


«...Tu étais d'une beauté accomplie, digne de la royauté. » (Ézéchiel 16:13) C'était une façon imagée de l'Ancien Testament d'expliquer que Dieu avait regagné l'humanité, dont les fils et les filles étaient en proie au démon; c'est le récit du salut au grand complet.


Ainsi, Dieu était effectivement miséricordieux dans l'Ancien Testament, alors pourquoi y trouve-t-on autant de récits de violence? En fait, la réponse est assez simple: il s'agit de comprendre ce qu'est la Bible.


Pour nos frères, les Musulmans, le Coran est une révélation directe de Dieu à l'humanité et on ne peut en changer une seule syllabe, ni même la traduire. En revanche, pour les chrétiens, la Bible n'est pas du tout comparable. Elle est le fruit d'un partenariat de travail entre Dieu et l'humanité, où Dieu a permis aux hommes et aux femmes d'écrire ses volontés.


Mais tout ce qu'ils ont écrit, surtout en ce qui concerne l'histoire, ils l'ont fait en conformité avec la réalité dans laquelle ils vivaient à l'époque, laquelle était horrible et violente. C'est la raison pour laquelle l'Ancien Testament est rempli de violence: parce que l'humanité vivait dans la déchéance du péché.


Par ailleurs, Il faut comprendre une chose: les écrits de l'Ancien Testament ne constituent pas un récit détaillé de tout ce qui s'est passé, pas plus que le Nouveau Testament d'ailleurs.


Mais arrêtons-nous sur son contenu: Abraham a vécu 2000 ans avant le Christ; Malachie, le dernier des prophètes, a vécu environ 400 ans avant le Christ; nous avons donc une période de 1600 ans qui les sépare. Si on simplifie le tout en retirant les 929 chapitres de l'Ancien Testament, soit les livres du second canon, et qu'on retire aussi les 11 chapitres qui précèdent Abraham, il nous reste 918 chapitres. De ce nombre, divisons par 1600 ans, ce qui nous donne 0.57 chapitre par année. Il est bien évident que c'est presque rien.


La plupart des choses qui se sont passées durant la période que couvre l'Ancien Testament n'ont pas été écrites. Et qu'est-ce qu'on a écrit? Les choses qui ont vraiment touché les Juifs à l'époque, ce qui a fait leur histoire, du moins en ce qui concerne la partie historique. C'est alors qu'on voit apparaître le vieux dicton pas de nouvelles, bonnes nouvelles, car les gens préfèrent ne pas avoir de nouvelles quand elles sont habituellement mauvaises. Bien que l'Ancien Testament ne témoigne pas toujours de la violence, on peut présumer que ce qui fut écrit a été marquant et que le reste, soit les moments où la miséricorde et la compassion de Dieu régnait au quotidien, n'a pas été rapporté par écrit. C'est donc pour ça que l'Ancien Testament fut rédigé ainsi; c'était la réalité de l'époque.


En progressant dans cette série, nous allons examiner les événements un à un et nous ajusterons le tir autant que possible, en parlant des guerres, mais pour l'instant...


N'oubliez pas:


Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.


Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.