Que fera le prêtre si quelqu'un lui confesse un meurtre? Devra-t-il confier cette personne aux autorités? Avant tout, il faut savoir faire la différence entre le sacrement de confession et une discussion ordinaire avec un prêtre.
Lors d'une discussion ordinaire, la personne parle au prêtre de ses problèmes personnels, de ses pensées ou de ses expériences. Le prêtre l'écoute et lui donne des conseils. C'est une simple conversation entre un père spirituel et son disciple. Dans ce cas, le prêtre ne répète pas ce qui a été dit, mais il n'est pas soumis à des règles de confidentialité aussi strictes que dans le cas d'une confession. Par exemple, si quelqu'un lui parle d'un conflit qu'il vit au travail ou de ses problèmes matrimoniaux, le prêtre va le conseiller comme n'importe quel mentor le ferait et il n'ira pas trahir ses propos ou de le discréditer. C'est une question d'éthique.
Mais que faire si cette personne, en dehors du contexte d'une confession, informe le prêtre de son intention de faire du mal à autrui? Là, c'est très différent! Imaginons que la personne en question dit: Je suis si fâché contre mon collègue que je suis prêt à lui faire du mal. Le premier devoir du prêtre est de le conseiller et de l'encourager à ne pas laisser sa colère dicter ses actes. Il doit plutôt l'amener sur la voie du pardon, de la patience et de l'amour. Mais si la personne persiste à vouloir commettre un acte de violence, le prêtre a le devoir de protéger les autres. Il est un père pour tous. Et dans ce cas, il devra peut-être intervenir pour empêcher que du mal soit fait.
D'un autre côté, la confession est un saint sacrement lors duquel le Christ est présent. Lorsqu'un pénitent se confesse, c'est à Dieu qu'il s'adresse, en présence du prêtre. Tout ce qui est dit en confession est strictement confidentiel. Rien ne peut être répété à d'autres. Mais que faire si la personne se confesse d'un meurtre? Quel est le devoir du prêtre?
Il doit jouer son rôle et pardonner les péchés. Si la personne est vraiment repentante, Dieu pardonne. C'est là tout le pouvoir de la confession. Et même dans ce cas extrême, le prêtre ne peut enfreindre la règle de confidentialité. La confession doit demeurer entre Dieu, le pénitent et le prêtre. La confession est un sacrement spirituel où le pénitent se réconcilie avec Dieu et est guéri par lui.
Ceci dit, il se peut que le prêtre conseille au pénitent de s'en remettre aux autorités. Mais la décision revient au pénitent. La confession est véritablement une rencontre entre le Christ et quiconque souhaite trouver la guérison. Si vous n'êtes pas allés à confesse récemment, je vous recommande fortement d'y donner priorité. Vous ne le regretterez pas.