Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Si Dieu qui sait tout d'avance sait qu'une personne va le rejeter et aller en enfer, pourquoi l'a- t-il créée au départ? Voilà la question sur laquelle nous nous pencherons aujourd'hui. Afin que ceux qui nous écoutent puissent pleinement comprendre notre réponse, je les encourage d'abord à regarder deux autres vidéos. La première s'intitule Si je suis prédestiné à faire de bonnes ou mauvaises œuvres, pourquoi Dieu me juge-t-il?, et l'autre, Pourquoi un Dieu qui nous aime envoie-t-il des gens en enfer?


Maintenant, si on revient à la question d'aujourd'hui, je dois préciser qu'elle s'appuie sur une supposition qui est fausse, ce que j'expliquerai dans quelques instants, mais admettons pour l'instant que Dieu ne crée pas de gens destinés à aller en enfer. Quelles en seraient les conséquences? Imaginons quelqu'un qu'on appelle la personne A. La personne A ira au ciel; elle fut créée dans ce but. Cette personne A engendre la personne B qui, de son propre chef, décide de rejeter Dieu, et ainsi, elle ira en enfer. Alors Dieu intervient et choisit de ne pas créer la personne B. Au lieu de compter parmi les vivants, elle n'existe plus.


À présent, imaginons que nous appliquons ce scénario à toutes les familles de la planète, toutes, car bien sûr, dans toutes les familles, il y a des gens qui choisissent de rejeter Dieu.


Alors, quelle en est la conséquence? Au bout du compte, c'est la fin de la vie à proprement parler. Cette intervention que nous espérons détruirait l'humanité, car Dieu, celui qui donne la vie, se trouverait à y mettre un terme. Ceci ne cadre pas du tout avec son plan.


Revenons maintenant à la personne B et réfléchissons un peu. Si la personne B avait existé, elle aurait engendré la personne C. Et supposons que la personne C aurait choisi Dieu et se serait plu avec lui au ciel pour l'éternité. Malheureusement, elle n'existe pas, car la personne B, son père, n'a jamais été créé au départ. Elle subit injustement les conséquences des gestes posés par son père. Mais encore, elle subit les conséquences de gestes qui n'ont jamais vraiment été posés, car son père n'a pas existé non plus. Peut-on dire que tout ça est juste?


Encore ici, nous nous trouvons à interférer sur la vie elle-même.


Permettez-moi de vous donner un autre exemple. Imaginez un enseignant qui fut le maître de certains élèves l'année dernière et qui leur enseigne de nouveau cette année. Puisqu'il connaît bien ses élèves et les contenus d'apprentissage qu'il enseignera cette année, il décide dès le départ de ceux qui vont réussir et de ceux qui vont échouer. Qu'en pensez-vous? C'est injuste, n'est-ce pas? C'est exactement comme la fausse supposition que j'ai mentionnée au départ.


Le concept, dans son ensemble, se base sur le fait que Dieu serait injuste, jugeant que je serai mauvais, même si je n'ai rien fait de mal, et qu'il ne me donnerait même pas la chance de connaître la vie.


Mais Dieu est juste. S'il juge quelqu'un, il le juge sur ce qu'il a fait ou sur ce qu'il a omis de faire. Lorsque nous nous présenterons devant Dieu au Jugement dernier, son jugement sera équitable; il sera irréprochable. Nous ne pourrons en débattre avec lui. Ainsi, puisque Dieu est juste, il donne sa chance à chacun et à chacune. Et il guide et offre son aide à ceux qui ont des difficultés, afin de les aider à réussir.


Le chapitre 3 de l'Apocalypse témoigne de cet amour de Dieu lorsqu'il s'adresse à l'Église de Laodicée. Après lui avoir fait des reproches, il lui dit ceci:


« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.


Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » (Apocalypse 3:20-21) Dieu frappe à la porte de mon cœur jusqu'à ce dernier se soit repenti. Puis il m'accorde l'immense faveur de m'asseoir sur son trône. Voilà notre Dieu, aimant et juste. Comme nous l'avons expliqué plusieurs fois déjà, Dieu nous donne le libre arbitre et la liberté de l'aimer. Il me faut choisir de l'aimer en retour.


Pour avancer mon dernier argument, je me permets de revenir sur l'exemple de la personne A qui engendre la personne B, cette dernière ayant choisi d'aller en enfer, d'après notre scénario. Nous devons comprendre que les relations que nous entretenons ici sur terre devraient refléter la relation qui règne au sein de la Sainte Trinité. À travers certaines de ces relations, nous apprenons à aimer. Et par aimer, je parle d'un amour sacrificiel, celui qui nous amène à nous sacrifier, tel Dieu l'expliquait:


« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jean 15:13) En nous appuyant sur ceci, nous devons comprendre l'amour sacrificiel qui existe au sein d'une famille, soit la manière dont un père et une mère apprennent à aimer en ayant des enfants. Nous sommes transformés à l'image de Dieu quand nous apprenons à aimer et à être patients en nous occupant de nos enfants, en cuisinant pour eux, en les lavant, en pansant leurs blessures et en nous inquiétant pour eux lorsqu'ils sont jeunes. Nous apprenons à aimer quand nous sacrifions notre propre plaisir pour le leur et quand nous sacrifions notre propre énergie pour leur confort. C'est ça aimer. C'est pourquoi saint Clément d'Alexandrie a dit ce qui suit:


« Ceux qui, sans plaisir ni peine, ont trouvé la discipline dans le mariage, la procréation et les soins de la maisonnée, surmontent presque tout... » (Saint Clément d'Alexandrie) - [traduction libre] La Bible nous fournit de très beaux exemples également. À 2 Samuel, chapitres 15 à 18, l'amour est au rendez-vous quand on voit Absalom, le fils de David, qui trahit le roi David et se proclame roi lui-même. Quelle est la réaction du roi David? Il demeure patient et cherche à regagner son fils. À la mort d'Absalom, le roi David pleure et s'exprime ainsi:


« (...) Mon fils Absalom! mon fils, mon fils Absalom! Que ne suis-je mort à ta place!


Absalom, mon fils, mon fils! » (2 Samuel 18:33) Quel beau témoignage d'amour!


Nous retrouvons le même thème sous Luc 15, alors que le père attend le retour de son enfant prodigue. Bien que dans cette parabole, le père représente Dieu le Père, nous nous devons, en tant que pères terrestres, d'imiter cet amour. C'est d'ailleurs ce que je cherche à vous faire voir par ma présentation d'aujourd'hui. Dieu n'ignore pas un tel amour. Il récompense tous les pères et mères qui aiment ou qui apprennent à aimer ainsi. Si la personne B n'est pas créée parce qu'elle doit aller en enfer, son père ou sa mère, la personne A, ne recevra pas la juste récompense à laquelle il ou elle aurait droit. Et encore une fois, nous interférons avec le concept de vie.


N'oubliez pas:


Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.


Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.