Avez-vous déjà entendu quelqu'un accuser les chrétiens d'avoir exagéré le message de Jésus, en appuyant ses doléances sur le fait que Jésus n'ait jamais dit qu'il était Dieu ni demandé aux gens de le vénérer, et que dans les faits, il ne se soit même pas déclaré prophète? Alors qu'en est-il? Jésus était-il effectivement un simple prophète comme tous les autres qui étaient passés avant lui ou était-il vraiment le divin Fils de Dieu? Restez des nôtres et voyez de quelle manière nous pouvons le mieux répondre à ces fausses accusations.


Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Jésus était-il un simple prophète comme tous les autres prophètes de l'Ancien Testament qui étaient passés avant lui ou était-il le Dieu incarné? Cette question a été soulevée maintes et maintes fois à travers les générations des derniers 2000 ans. Voyez-vous, la confusion entourant l'identité de Jésus perdure depuis des siècles. Et de nombreuses théories ont été trop souvent proposées par toutes sortes de groupes de personnes.


La vraie question sur laquelle nous devrions nous pencher, c'est à savoir ce que Jésus lui- même disait à son propos et ce qu'en disaient ses adeptes les plus proches, les apôtres. Après tout, ils étaient ceux qui avaient côtoyé Jésus le plus souvent, à recevoir de lui directement des directives sur ce qu'ils devaient enseigner à son propos. Pour pouvoir traiter de la question de façon appropriée, il faut d'abord préciser quelles sont les accusations auxquelles nous devons répondre, les deux principales étant les suivantes:


#1: À l'époque de Jésus, les gens le voyaient comme un prophète et Jésus lui-même l'a insinué. Par conséquent, il devait être un simple prophète, et non pas Dieu.


#2: Jésus n'a jamais prétendu qu'il était Dieu, pas plus qu'il n'ait demandé à être vénéré. Par conséquent, de prétendre le contraire doit être une idée que les chrétiens ont inventée de toutes pièces après sa mort.


Dans la présente vidéo, nous allons nous attaquer au point #1, tandis que le point #2 sera examiné dans une prochaine vidéo. Passons d'abord le premier argument au peigne fin.


Parmi ceux qui s'opposent à la foi chrétienne, certains affirment que les Évangiles contiennent amplement de preuves à l'effet que l'entourage de Jésus, tout au long de sa vie, le percevait comme un simple prophète. Pour appuyer leurs arguments, ils s'empressent de citer certains passages des Écritures, tels que ceux que nous allons examiner à l'instant. Par exemple,


lorsque Jésus a fait son entrée dans Jérusalem, au chapitre 21, verset 11 de l'Évangile selon saint Matthieu:


« 11 La foule répondait: C'est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée. » (Matthieu 21:11)


Puis, il y a celui qui dit que le Seigneur a ressuscité le fils de la veuve de Naïn, dans l'Évangile selon saint Luc, chapitre 7, verset 16:


« 16 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant: Un grand prophète a paru parmi nous... » (Luc 7:16)


Et celui-ci encore, alors que les disciples d'Emmaüs marchaient sur la route, dans l'Évangile selon saint Luc, chapitre 24, verset 19:


« 19 (...) Et ils lui répondirent: Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple. » (Luc 24:19)


Nos détracteurs, en citant ces passages, veulent nous faire croire que, puisqu'ils proviennent des Écritures, il faut en conclure que Jésus n'était qu'un simple prophète. Malheureusement pour eux, leur raisonnement n'a aucun sens et nous allons le démontrer.


Commençons par l'évidence même: oui, assurément, les chrétiens confirment que Jésus était prophète. Et il l'était au même titre qu'il était prêtre et roi. Il occupait les trois fonctions et vocations sacrées pour toute l'humanité. Ces trois fonctions, la prêtrise, le prophétisme et la royauté, étaient parfaitement remplies en la personne de Jésus-Christ. Et bien que ceci soit une vérité établie, nos détracteurs poussent l'argumentation jusqu'à affirmer que s'il pouvait être qualifié de prophète, c'est qu'il n'était pas divin. Dans un tel cas, nous avons le devoir de renverser ces raisonnements fautifs et d'expliquer les vérités qui caractérisent notre foi.


Il arrive souvent aux gens de citer de tels versets sans toutefois les mettre en contexte, se contentant de parcourir les Écritures à la recherche d'énoncés qui puissent appuyer leurs arguments. Par exemple, ils n'hésitent pas à rapporter ce qu'on dit à Luc 7:16 à l'effet qu'un grand prophète a paru parmi nous, mais ils omettent de citer le reste du verset, où il est écrit en toutes lettres que Dieu a visité son peuple. N'est-ce pas intéressant de voir qu'on a volontairement omis cette portion du verset où il est clairement précisé que c'est Dieu qui est venu voir son peuple?


Dans le passage de Luc 24, les disciples d'Emmaüs sont sur la route et décrivent Jésus comme étant un prophète. Nos détracteurs nous disent alors: En voici la preuve! Ses propres disciples disent qu'il n'est rien d'autre qu'un prophète. Et puisque ça les arrange, ils décident de ne pas inclure la portion du récit qui explique que Jésus s'est ensuite révélé à eux en


rompant le pain et qu'ils sont immédiatement allés trouver les autres disciples pour leur annoncer sans détour, au verset 34:


« 34 (...) Le Seigneur est réellement ressuscité... » (Luc 24:34)


Le Seigneur...Κύριος (Kyrios) en grec: un titre digne de Dieu, le Messie. Si seulement ils avaient poussé leur lecture un peu plus loin, ils auraient compris qu'il n'est jamais avantageux d'extraire des portions de texte sans tenir compte du contexte d'origine.


Enfin, à Matthieu 21, verset 11, les gens, encore ici, appelaient Jésus le prophète de Nazareth, sans plus. Mais en relisant ce même chapitre en détail, on découvre qu'il fait partie du moment où Jésus avait fait son entrée dans Jérusalem. Le peuple l'avait accueilli en criant hosanna! Ce mot, hosanna, était un cri de louange que l'on adressait normalement à Dieu; un appel au salut, rempli de joie. Pourquoi les gens auraient-ils réagi ainsi devant un simple prophète? Et comment aurait-il été possible que, quelques lignes plus tard, au verset 14, ce même prophète se mette à guérir les aveugles et les boiteux qui se trouvaient dans le temple?


La scène était si scandaleuse que même l'autorité juive s'était adressée à Jésus en lui disant: N'entends-tu pas ce que disent les enfants?, en insinuant que c'était du blasphème. Fais-les taire! Et la réponse que Jésus avait faite aux prêtres et aux scribes témoignait à elle seule de sa divinité. Il leur avait répondu ceci:


« 16 (...) Oui, leur répondit Jésus. N'avez-vous jamais lu ces paroles: Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle? » (Matthieu 21:16)


Jésus venait de citer le Psaume 8, dont les paroles sont très belles:


« 1 Éternel, notre Seigneur! Que ton nom est magnifique sur toute la terre! Ta majesté s'élève au-dessus des cieux. 2 Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, pour imposer silence à l'ennemi et au vindicatif. » (Psaumes 8:1-2)


Ce psaume s'adressait au Dieu Très Haut. Lorsque le psalmiste mentionne que même les enfants et les nourrissons invoquent la gloire de Dieu pour imposer le silence à ses ennemis, Jésus est en train de dire à l'autorité juive que, pendant que la foule crie hosanna! et que les enfants répètent ses louanges, au même instant, Dieu, c'est-à-dire lui-même, entend ces louanges. Il est tellement dommage que nos détracteurs, en découpant un court extrait du texte original, n'aient pas remarqué cette allusion à la divinité du Christ, pourtant si évidente, qui se trouvait quelques versets plus loin!


Comme on peut facilement le constater, il peut être très trompeur de citer un seul verset en- dehors de son contexte. Mais si on prend le temps de le remettre dans son contexte, on peut alors apprécier toute la beauté des Saintes Écritures.


Et maintenant, que fait-on des moments où Jésus lui-même sous-entend qu'il est prophète? Dans les trois Évangiles synoptiques, on apprend que Jésus fut rejeté par ses propres concitoyens à Nazareth. Il dit alors, selon Marc 6, verset 4:


« 4 (...) Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison. » (Marc 6:4)


Cette citation se trouve également à Matthieu 13 et à Luc 4. Certains avancent que ce qui est dit ici est une preuve implicite que Jésus parlait de lui-même en qualité de simple prophète. Cette fois-ci encore, il faut considérer le passage avec tous ses détails. Si le Seigneur fait cette déclaration, c'est uniquement après que ses compatriotes eurent refusé de croire qu'il était le Messie, que la prophétie d'Ésaïe se réalisait sous leurs yeux et que le Seigneur Dieu se manifestait devant eux. Allons lire l'extrait plus en détail:


« 16 Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, 17 et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L'ayant déroulé, il trouva l'endroit où il était écrit: 18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, 19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. 20 Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. 21 Alors il commença à leur dire: Aujourd'hui cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie. » (Luc 4:16-21)


Après avoir lu les prophéties, le Seigneur venait de confirmer devant toute l'assemblée que c'était de lui qu'on parlait au chapitre 61 d'Ésaïe. Les Juifs avaient toujours interprété la première partie de ce chapitre comme faisant référence à l'oint de Dieu, le Messie. De plus, les choses que ce messie allait accomplir ne pouvaient être accomplies que par Dieu lui- même, ce qui annonçait que Dieu travaillerait à travers lui; c'était une prophétie divine et humaine.


Ainsi, lorsque Jésus a dit les prophéties se réalisent, ce qu'il a dit, en fait, c'était: la prophétie se réalise par moi; je suis la manifestation divine et humaine de cette promesse; je suis le Dieu-homme. Saint Cyrille a fait un commentaire à ce sujet. Le voici:


« Par ces paroles, il nous dit très clairement, à travers les mots du prophète [Ésaïe], qu'il se ferait homme et qu'il viendrait sauver le monde. Car nous affirmons que le Fils n'avait d'autre moyen d'être consacré que de devenir semblable à nous de corps et de nature, étant à la fois Dieu et homme... » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Luc, Homélie 12) - [traduction libre]


C'était le commentaire de saint Cyrille sur l'Évangile selon saint Luc. Donc, le fait de suggérer que Jésus ait déclaré qu'il n'était qu'un prophète, comme le stipulent nos détracteurs, n'a aucun sens. La raison même pour laquelle il fut rejeté et déshonoré dans son propre patelin, c'est qu'on avait refusé de croire qu'il puisse être le Saint Messie, le Fils du Dieu Très Haut que les prophètes avaient annoncé.


En conséquence, en le replaçant dans son contexte, il est clair que ce passage de Luc et des autres Évangiles synoptiques parlent de la divinité du Christ. Le fait d'affirmer que Jésus aurait dit qu'il n'était qu'un simple prophète ne saurait constituer une preuve, et encore moins être pris au sérieux. Mes bien chers frères, si on prend le temps de lire la Sainte Bible en tenant pleinement compte du contexte de ce qui est lu, on comprend immédiatement qu'il y avait, certes, une composante prophétique au ministère de Jésus, mais que Jésus lui-même était vraiment le Verbe de Dieu, notre divin Seigneur et Sauveur.


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