Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Voici maintenant la troisième partie de cette série axée sur les preuves de la résurrection, et aujourd'hui, nous allons réfuter les troisième et quatrième théories qui tentent de nier l'événement. Commençons par la troisième, la théorie de l'hallucination. Avoir une hallucination, c'est avoir la conviction de percevoir un objet qui n'existe pas. On dit que la personne hallucine, qu'elle a des visions. Selon cette théorie, les apparitions dont les disciples auraient été témoins après la résurrection étaient fausses. Ils auraient été victimes d'hallucinations.


Mais cette théorie est-elle fondée? Allons voir...


Le premier point à considérer, c'est que la personne qui hallucine est dans un état bien précis, caractérisé par une imagination très active. Elle est également très nerveuse et très fatiguée.


Mais ce n'était pas le cas des disciples. Marie Madeleine pleurait, Pierre éprouvait des remords, Thomas doutait, et ainsi de suite. Ils vivaient tous la chose de façon différente.


Le deuxième point à prendre en compte, c'est qu'une hallucination est très subjective et propre à la personne elle-même, en ce sens qu'elle touche au domaine de l'imaginaire, là où les distorsions maléfiques n'ont pratiquement aucune limite. Il est donc extrêmement rare, voire impossible, de trouver deux personnes ayant imaginé la même chose au même moment.


Et pourtant, nous avons douze disciples (ou plutôt onze, à cette époque) qui prétendent avoir vu le Christ tous en même temps. Sans parler des deux disciples d'Emmaüs, des deux Marie...


Tous ont eu la même apparition, celle du Christ, alors qu'ils étaient ensemble. Dans sa première Épître aux Corinthiens, saint Paul disait ceci:


« Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. » (1 Corinthiens 15:6) Saint Paul nous dit que plus de 500 personnes l'ont vu en même temps. Il est impossible que toutes ces personnes aient eu la même hallucination, et qui plus est, au même moment.


Mais saint Paul disait-il la vérité? Car il faut l'admettre: certaines personnes auraient pu mentir.


En revanche, rappelons-nous que le Christ lui-même a affirmé qu'il était la vérité et qu'il prêchait la vérité partout dans l'Évangile. Et à présent, c'était saint Paul qui prêchait la vérité sur le Christ. C'était le fondement de toute son œuvre. Il lui aurait été impossible de mentir dans une lettre qu'il adressait à tout le peuple de Corinthe.


Sur ce, permettez-moi de vous donner un exemple. Imaginons que vous voyagez dans un pays où personne ne vous connaît. Vous décidez alors d'inventer des histoires à votre propos, question de faire croire aux gens que vous êtes quelqu'un d'important, vous me suivez? Ainsi, vous racontez vos prouesses et les gens vous croient. Mais il suffirait qu'une seule personne dans la foule vous connaisse et vous n'oseriez plus raconter ces histoires, car seriez immédiatement démasqué. C'est comparable à ce que saint Paul nous dit ici en parlant des personnes qui sont encore vivantes. Il serait incapable de mentir, car l'Évangile qu'il tente de prêcher repose sur la vérité.


Il y a encore un autre point à considérer: les cinq sens ont un rôle très important face aux hallucinations, car ils peuvent servir à les confirmer ou à les réfuter. Si l'on croit voir un objet et qu'au moment de le saisir, il disparaît, c'est que c'était une vision. Ceci dit, les Évangiles sont remplis de situations où les témoins ont utilisé leur sens du toucher pour appuyer leurs dires: par exemple, les deux Marie qui saisirent les pieds du Christ à Matthieu 28 ou saint Thomas qui mit sa main dans le flanc du Christ pour s'assurer que c'était bien lui. Si ces personnes l'ont touché, c'est qu'il n'était pas une hallucination.


D'ordinaire, quand un individu hallucine, c'est qu'il a été en contact avec une personne précise, dans des lieux précis, pendant de longues périodes, et que cette personne est maintenant décédée. En se remémorant tout ce qu'il a vécu en compagnie de cette personne, l'individu se met peu à peu à s'imaginer des choses, si on peut dire, comme si le défunt était encore présent. Mais ce qu'on raconte dans l'Évangile n'a rien à voir avec ce genre de scénario. En cherchant bien, on découvre plutôt que tous ceux qui ont vu le Christ se trouvaient dans des contextes très variés, différents des autres.


Enfin, notons que la fréquence des hallucinations a souvent tendance à augmenter chez les personnes qui traversent une crise et qu'elles diminuent à mesure que ces personnes progressent vers la guérison. En revanche, l'histoire nous démontre que tous les soi-disant cas d'hallucination associés à la résurrection ont soudainement disparu (ce qui n'est pas régulier) environ six semaines après l'événement lui-même, ce qui correspond au moment de l'Ascension du Christ. Bref, dès qu'il est monté au ciel, plus personne ne l'a vu. Il est donc évident que ces gens n'avaient pas rêvé. D'ailleurs, les experts s'entendent pour dire que tous les arguments de cette théorie de l'hallucination ont échoué. Elle n'est donc pas valide.


La quatrième théorie qui fut proposée est la théorie du tombeau confondu, laquelle prétend qu'en réponse aux événements de la veille, les femmes qui se sont rendues au tombeau le dimanche matin étaient encore sous le choc et se seraient trompées de tombeau. Le trouvant vide, elles auraient annoncé la résurrection. Cette théorie est de loin la plus invraisemblable de toutes. Et si vous avez saisi la pertinence des preuves que nous vous avons présentées dans cette vidéo et la précédente, vous êtes probablement en train de rassembler vos idées pour réfuter cette théorie.


Mais voyons voir. Tout d'abord, à Luc 23, on mentionne que les femmes avaient vu le tombeau, donc elles savaient où il était situé. Pierre et Jean s'y étaient également rendus. Avaient-ils fait erreur eux aussi? Car faut-il le préciser, le Christ ne reposait pas dans un cimetière public.


Le tombeau qu'il occupait était de propriété privée. Il était donc très difficile de le confondre avec d'autres. N'oublions pas également que les Romains avaient apposé leur sceau sur ce tombeau. Ce n'était pas tous les tombeaux qui portaient cette marque. Puisque le Christ était un homme très important sur la scène publique et que les Romains tenaient à ce que son repos soit sans retour, ils y avaient apposé leur sceau.


À présent, imaginons que toutes ces personnes se soient trompées de tombeau. Serait-ce possible que mêmes les Romains aient fait erreur, eux qui en avaient la garde? Imaginons que oui. Serait-ce possible que Joseph d'Arimathie, le propriétaire, n'ait pas su où se trouvait son propre tombeau? Disons que oui. Est-ce possible que les Juifs aient, eux aussi, confondu le tombeau du Christ avec un autre, eux qui tenaient tant à s'assurer qu'il soit mort et enterré et qu'il ne puisse ressusciter?


N'oublions pas: les Juifs étaient au courant que le Christ avait annoncé sa résurrection. Et comme ils voyaient que le christianisme, ce culte comme ils l'appelaient, se répandait partout dans le monde, ils pouvaient indiquer l'emplacement exact du tombeau sans la moindre hésitation, car ils voulaient que le peuple en soit témoin. Et ils disaient: ce sont des menteurs: le tombeau n'est pas vide; voici son corps; voici son corps! Mais personne ne pouvait prouver que le corps était bien là, car Jésus était vraiment ressuscité.


Dans les deux vidéos précédentes, nous nous sommes attardés aux preuves de la résurrection en faisant appel à votre intellect. Mais nous savons que le christianisme n'est pas seulement une question d'intellect. C'est également une question de cœur. Certes, il nous faut l'avoir à l'esprit, mais il faut aussi le vivre. Marie Madeleine, au chapitre 20 de Jean, s'est approchée pour administrer l'onction à son Dieu, mais le tombeau était vide. Le Christ lui est alors apparu et elle ne l'a reconnu que lorsqu'il eût prononcé son nom: Marie!


Elle l'avait entendu tant de fois prononcer son nom que pour elle, c'était devenu comme un indice de la relation intime qu'ils partageaient. Et c'est ce qui lui a ouvert les yeux et lui a permis de le reconnaître. Dès lors, elle a voulu s'accrocher à lui. Elle ne voulait plus le laisser partir, tellement elle était heureuse de voir son Seigneur ressuscité. Nous devrions l'imiter.


Elle vivait le christianisme; il nous faut le vivre aussi.


Il nous faut:


Connaître notre foi, vivre notre foi, et enseigner notre foi.


Et gloire à Dieu pour toujours. Amen