Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.


Au Père et au fils, le Saint-Esprit, le Dieu Unique. Amen.


Nous tenons à remercier l'un des adeptes de notre chaîne qui nous a soumis la question cruciale d'aujourd'hui. Maintenant plus que jamais, je crois qu'il est important d'apporter des réponses à cette question du point de vue orthodoxe. Voici la question: Quelle devrait être la position des chrétiens face au droit que certains réclament de choisir leur identité sexuelle?


En quoi est-ce important? Eh bien, depuis tout récemment, la société occidentale semble être le théâtre d'une poussée excessive de certains groupes qui cherchent à faire libéraliser le choix de l'identité sexuelle chez un individu. Au Canada, on peut déjà trouver des affiches annonçant des latrines sans distinction de genre, tant dans les écoles ou sur les lieux de travail. Comment devrions-nous réagir à tout ceci en tant que chrétiens orthodoxes?


Avant d'entrer dans le cœur du sujet, je tiens à préciser que nous n'avons nullement l'intention de condamner ni de diffamer qui que ce soit. Je suis parfaitement conscient que certaines personnes vivent de véritables souffrances face à leur identité sexuelle, résultat du péché et de la corruption de ce monde. Et certaines se sentent très blessées. Mais je sais aussi que d'autres, plus nombreux encore, adoptent cette attitude pour en faire leur style de vie. Dans un cas comme dans l'autre, les chrétiens orthodoxes ne sont pas là pour juger qui que ce soit, mais pour parler de vérité avec amour. Ceci dit, nous allons maintenant nous pencher sur la question, en commençant par un rappel du récit de la création. Au chapitre 1 de la Genèse, Dieu a dit:


« (...) Faisons l'homme [du grec άνθρωπος (ánthropos), être humain] à notre image, selon notre ressemblance...


Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. » (Genèse 1:26-27) Les humains furent donc créés à l'image du Dieu trinitaire. Mais l'histoire ne s'arrête pas là.


Dieu a également dit: Il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Nous constatons ici qu'il y a un lien direct entre le genre d'une personne et le fait qu'elle soit créée à l'image de Dieu. La clé pour bien comprendre la position orthodoxe sur le sujet d'aujourd'hui, c'est de comprendre que le genre est beaucoup plus qu'un organe sexuel.


Le genre d'une personne l'affecte au plus profond de son être. Il influence non seulement son physique, mais aussi son âme et sa pensée. Autrement dit, tout ce qu'elle fait est déterminé par son genre: sa façon de penser, sa façon de prier, sa façon d'aimer son conjoint ou ses ami(e)s, sa façon d'agir avec ses enfants, sa façon de gérer les conflits ou d'affronter le travail.


D'ordre général, les hommes et les femmes gèrent ces situations de façon très différente.


Pour s'en convaincre, il suffit de penser au nombre de livres qui traitent des hommes et des femmes en contexte matrimonial ou autre.


Par exemple, de nos jours, les hommes aussi bien que les femmes travaillent et prennent soin des enfants. Mais leurs priorités diffèrent. Lorsque le travail entre en conflit avec le soin des enfants, les femmes ont tendance à prioriser les enfants, tandis que les hommes penchent pour le travail. Le travail est très important pour l'homme. Ça ne signifie pas pour autant qu'il importe peu à la femme: elle s'en soucie également, mais peut-être pas au même titre que l'homme. Bien sûr, nous pourrions donner plusieurs exemples de ce genre, mais ce n'est pas le but ici. Ce qu'il faut retenir, essentiellement, c'est que tout ce qu'une personne fait dépend de son genre. C'est lui qui détermine qui nous sommes et notre façon de vivre. Il fait partie intégrante de notre identité.


Sur ce, la question devient: mais alors, ne devrais-je pas pouvoir changer mon identité comme bon me semble?


Eh bien, du point de vue chrétien, non, nous n'avons pas cette liberté. Puisque les humains ont été créés à l'image de Dieu, nous devons veiller à nous transformer de plus en plus, afin de lui ressembler de gloire en gloire. Chacun de nous a reçu de Dieu une vocation particulière.


Comme saint Paul le mentionne dans sa première Épître aux Corinthiens, au chapitre 12, tous les membres de l'Église, du corps du Christ, ont reçu des dons nécessaires à l'édification de l'Église. Grâce à ces dons, chacun a un rôle jouer: donner un sens à sa vie, se mettre au service des autres, guérir les autres, être la lumière du monde à notre façon. Chacun de nous, grâce à la personnalité que Dieu lui a donnée , doit veiller à ce que règne la paix et l'harmonie au sein de sa communauté.


Ceci dit, le rôle qu'on nous a confié sur le plan personnel dépend directement de notre genre.


En décidant de changer de genre, nous ne pouvons plus jouer le rôle que Dieu nous a confié.


Son plan est donc mis en péril. C'est en nous rapprochant de Dieu pour obtenir sa guérison que nous pouvons vraiment vivre et nous accomplir. Le fait de nous distancer de lui et de céder à nos propres désirs ne procure aucun réconfort, ni joie, ni bonheur. Un changement de genre ne guérit pas les blessures; celles-ci persistent. Seule notre apparence est changée.


Mais en tant que chrétiens, le facteur le plus important à considérer, c'est que nous conservons notre personnalité une fois rendus au ciel. Et notre genre nous suit.


Lorsque saint Ignace, disciple de Pierre, fut capturé et emmené à Rome pour y être martyrisé, certains chrétiens ont voulu empêcher son martyre. Sa réaction fut d'écrire aux Romains, afin d'exprimer ceci:


Ce paragraphe fait allusion à 1 Corinthiens 12:4-11, lequel est renforcé plus tard à 1 Corinthiens 12:27-31.


« Je préfère mourir avec le Christ Jésus plutôt que de régner en roi dans tous les coins de la terre. Je cherche celui qui est mort pour nous. Je désire celui qui est ressuscité pour nous. Je sens les douleurs de la naissance qui approchent... [il est sur le point de naître]. Ne remettez pas au monde celui qui souhaite appartenir à Dieu et ne le tentez pas par des biens matériels. Laissez-moi m'exposer à la lumière pure.


Lorsque j'y serai, je deviendrai un être humain. Laissez-moi prendre exemple sur la passion de mon Dieu. » (Saint Ignace d'Antioche) - [traduction libre] Saint Ignace, ici, explique en quoi consiste le fait de devenir un véritable humain. Un humain sans corruption, parfait, tel que Dieu l'a créé au commencement, avant la chute. Mais ce qui est frappant dans son discours, c'est qu'il déclare que cet être complet, renouvelé et parfait le sera, une fois rendu au ciel. Donc, que dit saint Ignace? Il dit que c'est au ciel qu'il sera vraiment lui-même.


Saint Ignace n'est pas le seul à avoir fait cette déclaration. La science abonde dans le même sens. Le docteur Thomas Fleischmann, un médecin d'urgence qui a vu passer plus de deux mille patients ayant vécu une expérience de mort imminente, le confirme. Il explique que ces personnes étaient mortes, sans activité cérébrale aucune, mais qu'elles sont revenues à elles et ont raconté ce qu'elles avaient vécu.


Après de longues analyses scientifiques, il a présenté ses résultats dans une vidéo TEDx très intéressante où il affirme que ces patients avaient conservé leur personnalité pendant qu'ils avaient quitté leur corps. Je vous encourage à regarder cette vidéo. Le lien vous sera fourni ci-dessous, dans la zone de description.


Compte tenu du fait que notre personnalité nous suit dans l'au-delà, il vaut mieux composer avec nos blessures ici sur terre et demander à être guéris en rencontrant Dieu dans la prière et en prenant part à l'Eucharistie. C'est justement le but de l'incarnation de Dieu: guérir les souffrances des hommes et des femmes. Si vous souffrez personnellement de ce problème ou de tout autre difficulté résultant de la corruption du monde dans lequel nous vivons, tournez-vous tous ensemble en tant que membres du corps du Christ et implorez sa guérison.


N'oubliez pas:


Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.


Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


Veuillez noter que le lien suggéré dans cette vidéo n'est plus disponible. Nous vous prions de nous en excuser.