Vous est-il déjà arrivé de vous sentir anxieux avant d'aller à confesse, par crainte d'être jugé par le prêtre ou de le décevoir? Avez-vous déjà été tenté de croire qu'il serait peut-être mieux de ne pas vous confesser, parce que vous craignez que le prêtre ne révèle vos fautes à autrui? Eh bien, cette vidéo a été préparée tout spécialement à votre intention.
Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Que devrais-je faire si je crains de me confesser à un prêtre? Mes bien cher frères, permettez- moi de commencer en vous partageant ceci: nombreux sont ceux parmi nous qui ont déjà éprouvé des difficultés à l'idée de se confesser. Certains tendent à penser que le prêtre pourrait les juger ou les voir différemment après une confession. D'autres sont en proie à un profond sentiment de honte ou de culpabilité qui augmente leur anxiété face à la confession.
Il y en a même qui s'inquiètent de voir le prêtre révéler aux autres le détail de leur confession.
Dans toutes ces situations, une chose est certaine: vous êtes les victimes d'une guerre spirituelle où le démon veut vous empêcher de vous libérer du poids de vos fautes et du fardeau qu'elles vous imposent.
Il est très commun de voir le démon utiliser nos peurs contre nous, afin de nous empêcher de nous rapprocher de Dieu. Il agit de la même façon face à la confession, laquelle est un saint sacrement de l'Église. Il suscite nos craintes, notre culpabilité et notre honte, et même notre orgueil et notre ego, dans le but de nous convaincre de toutes les façons possibles que nous ne devrions pas suivre ce que nous enseigne l'Église, nous empêchant ainsi de recevoir la grâce de Dieu. Ceci dit, juste avant de passer à ce que nous pouvons faire, prenons le temps de réaliser que cette façon de penser est une forme de guerre dirigée contre nous de façon intentionnelle. Il faut donc nous attendre à être confrontés à des pensées qui tenteront de nous dissuader de prendre la bonne décision. Examinons ensemble ce genre de pensées et leur incidence sur nous.
Tertullien, grand maître et érudit des débuts de l'Église, parlait des sentiments qui souvent s'emparent de ceux qui préfèrent remettre à plus tard leur confession. Il comparait la situation à quelqu'un qui refuserait de se guérir, dû la honte ou à la gêne qu'il éprouverait de devoir se mettre à nu devant le médecin. Écoutez bien ce qu'il dit:
« Quant à la confession, certains perçoivent ce travail comme une mise à nu et évitent d'y prendre part ou le repoussent sans cesse au lendemain. Je suppose qu'ils s'inquiètent davantage de leur modestie que de leur salut, tout comme ceux qui contractent une maladie des parties les plus honteuses du corps et qui se gardent de le déclarer aux médecins, préférant plutôt périr avec leur pudeur. » (Tertullien, vers l'an de notre ère) - [traduction libre] Mes frères, ce commentaire peut paraître sévère, mais pour ceux qui recherchent la guérison spirituelle, il vient confirmer que nous avons besoin de celle-ci. Dans les faits, nous oublions souvent que la grâce que nous procure le sacrement de confession entraîne dans notre âme une guérison spirituelle qui est bien réelle. Il ne s'agit pas d'une tâche qu'il nous faut accomplir sans but précis, juste parce que l'Église l'exige. Depuis l'époque des apôtres, on encourage les chrétiens à se confesser et on leur apprend à le faire dans le but d'obtenir le pardon de leurs fautes et la guérison de leur âme. La Didachè, une collection datant du siècle premier qui contient les enseignements du Seigneur tels que rapportés par les apôtres, témoigne de ceci en nous donnant la directive suivante, au chapitre 4:
« À l'église, tu confesseras tes péchés et tu n'iras pas prier si tu es chargé d'une mauvaise conscience.
Telle est la façon de vivre...» (Didachè 4:19-20) - [traduction libre] Au chapitre 14, on a ceci:
« Et au jour du Seigneur, rassemblez-vous, rompez le pain et rendez grâce après avoir d'abord confessé vos péchés, afin que votre sacrifice soit pur. » (Didachè 14:1) - [traduction libre] Il est clair que les tout premiers chrétiens savaient et comprenaient l'importance de se confesser au sein de l'Église. Alors, pour ceux d'entre vous qui se demandent intérieurement si c'est même nécessaire de se confesser, tentant ainsi d'apaiser leur conscience tout en évitant d'affronter leurs peurs ou leur ego, soyez assurés que la validité de ce sacrement de l'Église ne fait aucun doute.
En revanche, certains peuvent dire: D'accord, c'est important de se confesser, mais faut-il absolument s'exposer devant le prêtre? N'est-il pas humain et pécheur tout comme moi? Et vous auriez raison sur ce point. Le prêtre n'est effectivement qu'un homme, un pécheur qui a lui-même besoin de se confesser et de se repentir, puisqu'il fait face aux mêmes épreuves spirituelles. Cependant, vous n'allez pas voir le prêtre parce qu'il est humain, mais plutôt pour la grâce de la prêtrise, de la prêtrise du Christ qui est à l'œuvre dans tous les sacrements de l'Église, à travers le sacerdoce.
N'oubliez pas... Lorsque vous allez à confesse, vous n'êtes pas en train de vous confesser au prêtre en présence de Dieu. Vous vous confessez à Dieu en présence de son prêtre.
C'est là toute la différence! Et rappelez-vous que le prêtre lui-même se confesse, tout comme vous. En fait, tous les chrétiens, du plus jeune des enfants au plus âgé des prêtres, des évêques et des patriarches, chacun de nous obéit à sa foi et confesse ses fautes à un prêtre, afin de recevoir la grâce de Dieu par son pardon.
Écoutez ce que saint Jean Chrysostome nous dit à ce sujet:
« Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n'a accordé ni aux anges ni aux archanges. Il leur a dit: 'Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel' [extrait de Matthieu 18]. Certes, les chefs séculiers ont aussi le pouvoir de lier, mais ils ne peuvent lier que le corps. Les prêtres, par ailleurs, peuvent lier à l'aide d'un lien qui s'adapte à l'âme et qui transcende le ciel même... Peu importe ce que les prêtres font sur terre, Dieu le confirme au ciel, tout comme le maître approuve une décision de ses serviteurs. Ne leur a-t-il pas donné tous les pouvoirs du ciel? » (Saint Jean Chrysostome, y compris une référence à Matthieu 18:18) - [traduction libre] Mes frères, c'est clair comme de l'eau de roche. S'il faut suivre les directives des Écritures, l'enseignement des apôtres et les traditions des Pères de l'Église, alors se confesser à un prêtre doit être vu comme un geste essentiel au sein de l'Église. Tout a été dit. Mais maintenant que nous le savons (que nous devons nous confesser), penchons-nous sur les craintes et l'anxiété qui viennent avec la confession.
Ceux qui ont maîtrisé leur craintes et qui ont finalement décidé de confesser leurs péchés les plus noirs et les plus intimes pourraient tous confirmer le grand soulagement, la joie et la paix qu'ils ont ressentis lorsqu'ils se sont enfin débarrassés du poids qu'ils avaient sur les épaules.
L'Esprit Saint, que l'on surnomme le Consolateur, apporte vraiment un confort mystique et céleste, un véritable sentiment de guérison au cœur de la personne qui reçoit l'absolution.
C'est pour cette raison que dans ses écrits, un grand héro de l'Église comme saint Athanase d'Alexandrie nous encourage à nous tourner vers l'Église et les prêtres, afin de bénéficier de ce grand soulagement et de cette mystique guérison. Il nous donne cette directive en s'exprimant comme suit:
« Tout comme l'homme est illuminé par l'Esprit Saint lorsqu'il est baptisé par le prêtre, celui qui confesse ses fautes d'un cœur repentant obtient la rémission du prêtre. » (Saint Athanase d'Alexandrie) - [traduction libre] Pas étonnant que l'Église nous enseigne, à vous et moi, que la confession en elle-même est comme un renouvellement du baptême. En confessant nos fautes et en recevant l'absolution, nous en repartons purifiés, au même titre que nous l'avions été après avoir bénéficié des fonts baptismaux. Mes frères, il faut donc continuer d'écarter les mensonges du démon qui nous empêchent de recevoir l'amour et la guérison que notre Seigneur Dieu nous offre par l'entremise de l'Église, son épouse.
Un autre père très respecté du 4è siècle, saint Cyrille de Jérusalem, nous enseigne par ses écrits la grandeur de l'amour de Dieu et à quel point les péchés font piètre figure devant la miséricorde et la compassion de Dieu. Écoutez bien ce qu'il nous dit:
« Vos péchés, pris globalement, ne surpassent pas la grandeur de l'amour de Dieu.
Les compétences du Médecin ne craignent pas la gravité de vos blessures. Il n'y a qu'un seul traitement qui s'offre à vous: avoir confiance en lui. Expliquez franchement au Médecin ce qui ne va pas et dites avec le psalmiste: 'Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité.' Vous serez alors en mesure de poursuivre avec le psalmiste en disant: 'Et tu as effacé la peine de mon péché.' » (Saint Cyrille de Jérusalem, y compris des extraits de Psaumes 32:5) - [traduction libre] Mes bien chers frères, c'est très clair. Notre Seigneur nous attend, animé du profond désir d'effacer nos péchés. Songez à tout ce que nous avons à y gagner. Pensez à tout le temps que nous avons perdu. Pensez à toute la peine et à tout le chagrin que nous portons en nous, parce que depuis si longtemps, nous avons choisi de vivre sous le poids de nos fautes.
Il est temps de nous tourner vers le Seigneur avec humilité et courage, convaincus que rien ne nous séparera de son amour. Ni la crainte ou l'anxiété, ni la honte ou la culpabilité, ni même un faux sentiment d'honneur et de fierté. Ne laissons rien interférer avec la grâce que notre Dieu veut nous offrir.
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