Au Père et au Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes, au cours de laquelle nous examinons de plus près l'Évangile selon saint Jean. Jusqu'à présent, nous avons parcouru les trois premiers chapitres et le plus récent nous a appris que Nicodème était venu rencontrer le Christ de nuit et que ce dernier lui avait expliqué ce que le baptême représente, ce que le fait de renaître signifie vraiment, et ce que ça suppose de croire au Christ et de le suivre. Et maintenant, nous sommes prêts à passer au chapitre 4.
Le verset 1 dit ceci:
« 1 Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean. 2 Toutefois Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c'étaient ses disciples. 3 Alors il quitta la Judée, et retourna en Galilée. » (Jean 4:1-3)
Nous savons que les pharisiens n'aimaient pas tellement saint Jean Baptiste. Et maintenant, ils apprennent que le Christ baptise plus de disciples que le Baptiste lui-même, alors on peut imaginer leur réaction envers le Christ. Ici, saint Cyrille nous fait voir que le Christ s'est retiré pour éviter que la tension monte, ce qui l'aurait mené à la croix, à la passion, de façon prématurée. Donc, le Christ évite une confrontation potentielle, car il juge qu'il est encore trop tôt pour faire face à la croix, et aussi parce qu'il veut d'abord rencontrer et guérir chacune des personnes qu'il a prévu guérir, n'est-ce pas? Lorsque le Christ fait quelque chose, il le fait en suivant un cadre précis et il fait en sorte que rien ne vienne défaire ses plans.
Une autre raison qui explique que le Christ ne veuille pas d'une crucifixion prématurée, c'est qu'il veut entraîner ses disciples. Il veut leur donner cette vie. Et ceci suppose plus qu'un simple enseignement: il veut aussi les faire pratiquer, n'est-ce pas? Et on le constate dans ces versets, car il leur donne l'occasion d'accomplir son œuvre. Il reste là auprès d'eux, à les guider, à les diriger, n'est-ce pas? Il les supervise, les oriente, les entraîne, puisqu'ils sont sur le point de devenir les chefs de l'Église, laquelle sera le symbole de la présence du Christ sur terre. Elle sera responsable d'éclairer le monde. C'est une responsabilité énorme, alors de toute évidence, le Christ tient à les entraîner.
Son message s'adresse également à nous, car nous aussi avons besoin d'un père spirituel dans nos vies. Nous avons besoin d'un conseiller qui nous guide dans notre parcours vers le Christ. Car il faut bien l'admettre: l'Église existe depuis 2000 ans. Des millions et des millions d'âmes l'ont enrichie par leur expérience et elle sait de quoi elle parle. En revanche, tout ce que nous avons, c'est notre mince expérience d'une seule vie. Il nous est donc facile de croire
en ce que nous faisons, mais nous pourrions très bien être dans l'erreur. C'est pourquoi chacun de nous peut avoir besoin de directives à tout moment, n'est-ce pas? Nous avons besoin d'entraînement pour rejoindre le Christ, pour apprendre à le connaître, et pour que de gloire en gloire, nous puissions atteindre le degré de sainteté que nous espérons ardemment avoir au fond de nous.
Continuons notre lecture. Le verset 4 dit ceci:
« 4 Comme il fallait qu'il passât par la Samarie, 5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils. 6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C'était environ la sixième heure [c'est-à-dire midi]. 7 Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire. 8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. » (Jean 4:4-8)
Que se passe-t-il ici? Nous savons que le Christ est à Jérusalem, dans la province de Judée, laquelle se trouve tout à fait au sud, et qu'il désire se rendre en Galilée, au nord, la province de Samarie étant située à mi-chemin entre les deux. Il est donc naturel qu'il doive passer par la Samarie s'il part de la Judée et qu'il se rend en Galilée.
Mais les Pères, qui examinaient aussi les choses sur le plan symbolique, au sens figuré, voyaient que le Christ avait soif de salut pour cette femme. Il avait donc une raison de plus de passer par la Samarie: sauver cette femme et lui parler. D'ailleurs, le Christ a ainsi soif de salut pour toutes les âmes. Il accueille sincèrement, les bras ouverts comme sur la croix, tous ceux qui daignent se repentir. Mais jetons un autre coup d'œil au verset 6:
Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage... Donc, il était fatigué de son voyage et décida de s'asseoir près du puits. Il était environ midi. Une femme s'approcha pour puiser de l'eau. Le Christ lui dit: Donne-moi à boire, car les disciples n'étaient pas sur place. À cette époque, les gens, paraît-il, se baladaient avec une outre et s'en servaient pour puiser de l'eau et s'abreuver. Les disciples avaient probablement emporté cette outre avec eux, ce qui explique pourquoi saint Jean précise qu'ils n'étaient pas sur place.
Le Christ, puisqu'il était midi au Moyen-Orient et qu'il était fatigué d'avoir longtemps marché, demanda de l'eau à cette femme. C'est exactement le même paradoxe que pour l'incarnation. Nous sommes en présence du Fils de Dieu, celui qui donne la vie... Il est la source de cette eau vivifiante, n'est-ce pas?, et pourtant il s'inquiète, il est fatigué et demande de l'eau à cette femme.
Saint Jean, ici, parle de l'humanité et de la divinité du Christ. Mais en même temps, on remarque quelque chose de très inhabituel dans cette histoire... La plupart d'entre nous connaissent ces détails: il n'était pas normal, à cette époque, qu'un rabbin pieux s'adresse
publiquement à une femme. Même qu'au départ, il n'était ni normal, ni habituel qu'un Juif s'adresse à une Samaritaine, n'est-ce pas? De plus, un Juif devait se servir de ses propres contenants, lavés suivant un protocole précis, alors il était anormal d'accepter de l'eau provenant des récipients d'une Samaritaine.
Donc ici, le Christ veut lui lancer un message: il veut qu'elle comprenne qu'il est au-dessus des considérations culturelles. En effet, Jean a rédigé son Évangile durant le siècle premier et nous savons qu'à cette époque, l'Église était encore aux prises avec des Juifs qui s'y opposaient. Plusieurs d'entre eux étaient d'avis que le salut, le ciel... quelle que soit leur conception du royaume, celui-ci n'appartenait qu'à eux seuls. Mais le Christ est venu leur dire: non, non, non, je suis là pour tout le monde, peu importe d'où viennent les gens. Je suis au-dessus des barrières culturelles.
De plus, au sein même de l'Église, il y avait d'anciens Juifs qui s'étaient convertis au christianisme et d'autres qui étaient d'anciens non-Juifs, et tout ce beau monde était parfois en désaccord. Mais encore ici, le Christ disait que ça n'avait aucune importance, que ce n'était pas une question de barrières culturelles mais de traditions: ce qui importe, c'est qui je suis. Ce qui importe vraiment, c'est de croire en moi et de me suivre dans le droit chemin.
À noter que je ne suis pas en train de parler de choses relatives à la foi. Nous avons accordé notre foi au Christ une fois pour toutes, n'est-ce pas? Comme on dit clairement dans la Bible: c'est chose faite. Quant à notre façon de mettre notre foi en pratique, les choses peuvent être très différentes, n'est-ce pas? Sachant tout cela, saint Jean, qui écrivait au siècle premier, a probablement voulu préciser les détails de cette histoire, afin d'illustrer que, 2000 ans plus tard, nous devrions aussi passer outre les barrières culturelles et orienter les gens vers le Christ pour que nous puissions tous obtenir le salut, sans pour autant affecter la foi elle- même.
Poursuivons avec le verset 9:
« 9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. » (Jean 4:9)
Elle a compris qu'il était Juif et par conséquent, elle est outrée qu'il s'adresse à elle et qu'il lui demande à boire. D'ailleurs, elle lui a probablement reproché son geste, puisqu'elle ne tenait sûrement pas les Juifs en haute estime. En effet, sachant que les Juifs n'aimaient pas les Samaritains, il devait être très naturel pour ces derniers de leur rendre la pareille, n'est-ce pas? Ainsi, elle a dû lui poser la question dans l'optique de lui faire des reproches.
Passons maintenant au verset 10:
« 10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive. » (Jean 4:10)
Ici encore, il faut se rappeler que le Christ a soif de salut pour elle, alors au verset 10, il lui tend la perche, dans l'intention de lui faire voir la vérité. Il cherche à l'entraîner dans une conversation qui la conduira à son salut par la suite.
« 11 Seigneur, lui dit la femme, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; d'où aurais-tu donc cette eau vive? » (Jean 4:11)
Elle a peut-être pensé qu'il bluffait ici, donc sa question vise peut-être à le mettre au défi. Mais il est également possible qu'elle soit sincère.
« 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui- même, ainsi que ses fils et ses troupeaux? » (Jean 4:12)
Ici, le Christ lui dit que l'eau qu'il va lui donner est meilleure que celle qu'elle consomme. Alors sa réaction, c'est de se demander qui est ce personnage, puisque Jacob lui-même buvait l'eau de ce puits, et s'il la buvait, c'est que c'était la meilleure eau qu'il y avait de disponible. Elle songeait donc à lui demander pour qui il se prenait de dire que son eau était meilleure, n'est-ce pas? On peut supposer que c'est le genre de réflexion qui lui est passée par la tête.
Notez également sa façon de s'approprier le patriarche Jacob, au début du verset 12, lorsqu'elle dit: Es-tu plus grand que notre père Jacob... Pour elle et les siens, Jacob était le patriarche des Samaritains, et non celui des Juifs. C'est donc un autre exemple qui témoigne de la mésentente qui régnait entre les Juifs et les Samaritains.
Verset 13:
« 13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif; 14 mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. 15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. » (Jean 4:13-15)
Évidemment, l'eau vivifiante symbolise l'Esprit Saint qui habite en nous. Une fois remplis de sa présence, nous trouvons notre raison d'être. Nous sommes remplis de joie, de paix, et tout le reste. Mais lorsque le Christ parle de façon spirituelle, il arrive souvent que les gens prennent ses paroles au sens matériel et la femme samaritaine ne fit pas exception. D'ailleurs, sa réponse en témoigne: Donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus puiser ici, car il est midi, il faut chaud, et c'est épuisant. Et si je viens à midi, c'est pour
éviter la foule, car les gens me jugent d'après ce qu'ils savent de mon passé, n'est-ce pas? Voilà la réponse qu'elle lui a faite.
On peut remarquer, encore ici, le contraste entre le spirituel et le matériel. Le Christ affirme que la joie, le bonheur, la paix et l'amour véritables arrivent dans une vie spirituelle en lui. Pourtant, nous sommes nombreux à chercher un bénéfice sur le plan matériel. Nous nous adonnons au péché, car il est accessible, là devant nous. Nous sommes incapables de l'ignorer pour chercher le Christ et nous remplir de l'Esprit, n'est-ce pas? Nous voulons un bonheur immédiat. Malheureusement, le péché ne procure pas de véritable joie. Il génère peut-être un bonheur éphémère, si on peut l'appeler ainsi, mais au bout du compte, ce qu'il laisse derrière lui est un sentiment de colère et d'égarement qui vient rompre notre rapport avec Dieu.
Mais Dieu dit: oubliez tout ça. Je veux vous donner la vraie vie. Je veux vous abreuver de cette eau vivifiante. Je veux que vous compreniez ce que c'est que d'être uni à moi, et que vous partagiez avec le monde entier cette lumière et cette vie qui vous habite.
Enchaînons avec le verset 16:
« 16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici. 17 La femme répondit: Je n'ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n'ai point de mari. 18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. 19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » (Jean 4:16-20)
Il est clair que la première chose qui ressort de ce passage, c'est la douceur dont le Christ fait preuve envers cette femme, sa façon d'aborder un pécheur avec amour, compassion et sagesse, afin de l'apprivoiser, n'est-ce pas? Puis, il l'amène à se repentir. Mais il faut voir qu'encore ici, même s'il est doux avec elle et qu'il l'encourage tout au long de la conversation, ce n'est pas suffisant. Il faut quand même qu'il l'amène à se repentir, puisqu'elle est très méfiante au départ. Une fois apprivoisée, il lui dit: Appelle ton mari, n'est-ce pas? Puis, la conversation se poursuit. C'est là le premier point à retenir de ce passage.
Le deuxième point à retenir se trouve au verset 19: Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète... Elle s'est donc rendu compte qu'il y avait quelque chose de différent en lui. Et c'est ainsi que nous devrions servir nous aussi. J'écoutais le sermon d'un prêtre il y a quelques jours et il a dit quelque chose de très beau: Quelle est la différence entre le service que nous offrons comme chrétiens et le service offert, disons, par un organisme à but non- lucratif?
Puis, il enchaîna en disant: Notre service doit s'imprégner de la présence du Christ. Les autres peuvent être mieux organisés ou disposer un plus gros budget, mais cela importe peu. Ce qui compte, c'est la présence du Christ dans le service que nous fournissons, sa présence en nous, où que nous soyons. Que nous soyons en train d'enseigner à l'école du dimanche, d'enseigner la Bible, d'enseigner les hymnes, de prêcher à l'extérieur de l'église, où que nous soyons, il faut nous assurer que le Christ est présent en nous. Avons-nous la vie éternelle en nous, cette eau vivifiante qui nous permet de transmettre la vie éternelle aux autres? Comme chrétiens, c'est l'objectif que nous devrions viser.
Passons au verset 21:
« 21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 23 Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. » (Jean 4:21-24)
Voici ce qui se passe ici... La femme samaritaine a compris que le Christ est un prophète, alors elle profite de l'occasion pour soulever le principal problème qui existe entre les Samaritains et les Juifs en disant: Eh bien, vous dites que c'est à Jérusalem qu'il faut vénérer, mais c'est ici, sur le mont Gerizim, que nous vénérons, n'est-ce pas? Alors qui a raison? La réponse du Christ fut la suivante... Il lui dit: le salut vient des Juifs. Encore ici, il lui met la vérité en face, puis il lui dit que les vrais adorateurs rendront grâce en esprit et en vérité, n'est-ce pas? Le Christ tient à la vérité et après avoir apprivoisé cette femme qui avait une interprétation différente de l'histoire sacrée, il la corrige et lui explique comment les choses doivent se passer en réalité.
Un autre point à retenir ici, c'est le Christ qui dit à la femme samaritaine que le temps viendra où ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que les gens rendront grâce. C'est à ce moment qu'il dit que les vrais adorateurs de Dieu le vénéreront en esprit et en vérité, n'est-ce pas? Permettez-moi de vous référer à Malachie 1:11, cette prophétie de l'Ancien Testament qui parle de l'Église du Nouveau Testament:
« 11 Car depuis le lever du soleil jusqu'à son couchant [c'est-à-dire d'ouest en est], mon nom [le nom de Dieu, n'est-ce pas?] est grand parmi les nations, et en tout lieu on brûle de l'encens en l'honneur de mon nom et l'on présente des offrandes pures; car grand est mon nom parmi les nations, dit l'Éternel des armées. » (Malachie 1:11)
Prenez note, ici, que les offrandes pures et l'encens ne sont pas juifs, en ce sens que ce n'est pas de l'encens juif, puisqu'il est question d'offrandes faites par les non-Juifs, d'ouest en
est, dans le monde entier. Si ça ne se passe pas à Jérusalem, ce n'est pas juif. L'encens juif n'était souvent disponible que dans le temple de Jérusalem. Il n'est pas question non plus d'offrandes faites par des païens, puisqu'elles sont faites au nom de Dieu. C'est une prophétie annonçant l'Église du Nouveau Testament, où l'encens fait partie du service liturgique et qu'une offrande pure est faite par l'Eucharistie, ainsi que de façon spirituelle dans nos vies.
En d'autres mots, Dieu lui dit: Je suis venu. J'ai répondu à toutes les exigences. Je suis la réponse à ce que la loi demandait. Ce que la nation juive attendait s'est réalisé. Le Sauveur, le Messie est ici et lorsqu'il sera mort et ressuscité des morts, tous et chacun dans ce monde aura accès à lui s'il le désire.
Passons au verset 25:
« 25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu'on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. 26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. » (Jean 4:25-26)
À ce point-ci, la femme est impressionnée par toutes les connaissances du Christ et par les renseignements qu'il lui fournit, et elle ne sait quoi répondre. Alors elle dit: Quand le Messie viendra, il nous annoncera toutes choses. Car il faut savoir que les Samaritains attendaient un messie, mais leur conception de ce messie n'était pas la même que celle des Juifs. Pour eux, c'était un maître qu'ils appelaient بئات (tay-ib) ou l'être repentant, et il serait là pour leur apprendre tout ce qu'il faut, et non pour venir régner en roi, comme les Juifs le croyaient. Alors elle dit: Quand il viendra, il nous annoncera toutes choses. Mais à ce moment précis, le Christ lui dit: je suis ce Messie.
Il finit donc par lui révéler l'ultime vérité: il est le Messie. Et il lui fait cette révélation en toute douceur, en étant patient, en l'amenant à comprendre, peu à peu, qui il est vraiment. Au début, elle croyait que c'était un prophète, et maintenant, elle est prête à l'écouter et il lui dit qu'il est le Messie, celui que son peuple attendait.
Le dernier point que nous allons examiner aujourd'hui et une comparaison entre la femme samaritaine qui a cru que Jésus-Christ était le Messie et certaines personnes du chapitre 2 de l'Évangile selon saint Jean qui avaient vu des miracles, qui avaient vu des signes et qui commençaient à croire, en partie. Puis, l'Évangile précise que le Christ ne s'est pas engagé envers d'eux, car il connaissait tout de ces hommes. Il savait ce qu'il y avait dans leur cœur, en ce sens que le Christ savait d'avance que plus tard, ces gens allaient crier Crucifiez-le! Crucifiez-le!, parce que leur foi était biaisée. Il ne s'est donc pas engagé envers d'eux.
Ceci est très important, car la foi de ces gens était fondée sur des choses éphémères, sur les miracles, sur les signes, et peut-être même sur les émotions qui les attachaient à ces choses. Mais leur foi ne persistait pas. Elle n'était pas assez solide pour résister aux épreuves
associées au Christ. C'est ici qu'on voit à quel point le christianisme est vrai. Allons de nouveau consulter le verset 23 de Jean que nous avons lu plus tôt et qui disait:
« 23 Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. » (Jean 4:23)
Il nous faut rendre grâce en esprit et en vérité. Certaines personnes se contentent parfois de vénérer en esprit, mais ne se soucient pas beaucoup de le faire en vérité. Pour eux, le christianisme devient insipide, comme s'ils étaient dans un supermarché à magasiner le type de christianisme qui leur convient le mieux. Mais doit-on chercher le Christ tel qu'il est ou s'attendre à ce qu'il corresponde à nos attentes ou qu'il réponde à nos critères et à nos besoins?
D'autres personnes ne se soucient pas de vénérer en esprit, pourvu qu'elles le fassent en vérité. Mais ce n'est pas ce que Dieu recherche. Il veut que nous lui rendions grâce en esprit et en vérité. Ainsi, nous devrions faire du Christ le fondement de notre foi et bâtir peu à peu notre relation avec lui à partir de là. Et ceci n'est possible que si nous connaissons et que comprenons notre foi, que nous vivons notre foi et que nous enseignons notre foi.
Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.
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N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.