Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Je vous souhaite la bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous sommes en train d'étudier ensemble l'Évangile selon saint Jean et nous en sommes au chapitre 7. Nous avons récemment vu que le Christ ne voulait pas se rendre à la Fête des Tabernacles au moment où elle commençait, parce qu'il voulait éviter de faire des miracles. Il a plutôt choisi d'y aller en milieu de fête et il y a enseigné. Dans la même période, les Juifs qui vivaient à Jérusalem cherchaient à le tuer, puisqu'il avait déclaré qu'il était égal au Père et qu'il avait guéri durant le sabbat. Aujourd'hui, si Dieu le veut, nous allons terminer notre étude du chapitre 7.
Le verset 37 va comme suit:
« 37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. » (Jean 7:37)
Comme vous le savez, cette Fête des Tabernacles dure 7 jours. Certains disent que les Juifs l'ont prolongée une 8 è journée... Nous en étions probablement à cette 8 è journée. Ce jour-là, on a procédé au rituel de l'eau; j'y reviendrai dans quelques minutes. Mais avant de vous fournir des détails sur ce rituel, on apprend que le Christ est resté debout et a parlé à pleins poumons. Pourtant, pour les Juifs de l'époque, la norme était de s'asseoir pour parler. Donc, si le Christ est resté debout et qu'il a parlé à haute voix, c'est qu'il voulait mettre l'emphase sur l'importance et le sérieux du message qu'il voulait passer.
Maintenant, je peux peut-être parler du rituel sans donner trop de détails pour éviter de vous ennuyer. Les Juifs se séparaient en trois groupes pour ce rituel: le premier groupe restait dans le temple; le deuxième groupe allait ramasser des branches pour décorer l'autel; et le troisième groupe suivait un prêtre. Ce prêtre tenait dans sa main une coupe d'or et il se rendait jusqu'au réservoir de Siloé pour y prendre de l'eau. Il revenait ensuite au temple, dans la cour des prêtres, et il versait l'eau dans un entonnoir d'argent. C'est alors que les autres prêtres se joignaient à lui et que chacun buvait le vin. Et dès qu'il versait l'eau, un chœur de chant entonnait quelques psaumes.
Comme vous l'avez remarqué, l'acteur principal dans ce rituel, c'est le prêtre qui transporte l'eau et l'attention est centrée sur son geste de verser cette eau dans l'entonnoir de service. Pendant que le prêtre s'exécute ou qu'il est sur le point de faire le geste, le Christ lance: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi pour s'abreuver.
Ici, le Christ veut établir un parallèle entre l'Ancien Testament et lui, le Dieu Trinitaire unique. De même, il établit un parallèle entre la manne et lui, le véritable pain descendu du ciel, celui qui donne la vie. Il fait de même ici, étant donné que c'est la Fête des Tabernacles, laquelle commémore les 40 ans où le peuple errait dans le désert à boire l'eau qui jaillissait de la roche mère. Le Christ dit sensiblement ce qui suit: Je vais vous donner de cette eau; je suis le roc; cette eau représente le Saint-Esprit. Il profite donc du rituel qui se déroule devant leurs yeux pour les convertir du judaïsme au christianisme en leur expliquant: Je vais vous envoyer l'Esprit Saint pour qu'il habite en vous et si vous l'avez en vous, vous n'aurez plus jamais soif.
Malheureusement, ce message a perdu de sa vigueur dans le contexte où nous vivons aujourd'hui, car nous avons l'eau courante dans nos maisons. Il faut donc retourner en arrière pour comprendre dans quelles conditions les gens vivaient et c'est alors qu'on comprend que le message était très puissant pour eux. En effet, ils avaient le lourd fardeau de se rendre à pied jusqu'au puits le jour, en pleine chaleur, ou le matin, ou le soir, pour y pendre de l'eau et revenir avec à la maison. Ainsi, d'entendre vous n'aurez plus jamais soif avait une connotation beaucoup plus importante pour les gens de cette époque que pour nous.
En même temps, on peut donner une valeur spirituelle à ce message. Nous avons tous soif de quelque chose dans la vie et Dieu est sans contredit notre eau spirituelle. Que nous ayons soif de vérité, de spiritualité, de raison d'être, de vie réelle, d'amour sincère, de vrai bonheur, ou quoi encore, il suffit de nous tourner vers Dieu. Il est la seule et unique solution qui puisse nous apaiser.
Arrive ensuite le verset 38:
« 38 Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture. » (Jean 7:38)
Les Écritures auxquelles il fait référence ici font sans doute partie de l'Ancien Testament. Si vous êtes intéressés à en savoir plus, je vous suggère d'aller lire les sources suivantes: Ésaïe 44:3, Ésaïe 58:11, Ézéchiel 47:1-12 et Joël 3:18. Donc, en citant des passages de l'Ancien Testament, il dit: des fleuves d'eau vive couleront de son sein. Il est en train de parler de ceux qui choisiront de le suivre: les chrétiens. Si nous le suivons, il nous enverra l'Esprit Saint, et ainsi, nous deviendront à notre tour une source d'eau vive pour les autres.
« 39 Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. » (Jean 7:39)
Saint Jean a dit ceci à la fin du siècle premier, n'est-ce pas? Les événements tels que la crucifixion, la résurrection, l'Ascension et ainsi de suite se sont produits par après. Vint ensuite le moment où nous avons reçu l'Esprit Saint, puis la Pentecôte... Donc, saint Jean nous explique ce Dieu voulait dire quand il a dit toutes ces choses. Et notez bien qu'il a dit: car l'Esprit n'était pas encore. C'est donc dire que personne n'avait encore reçu l'Esprit Saint
à ce moment-là, car Jésus n'avait pas encore été glorifié. Son œuvre salvatrice n'était pas encore tout à fait terminée, donc nous n'avions pas encore reçu l'Esprit Saint au moment précis où il s'est exprimé dans ce verset.
Verset 40:
« 40 Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète. » (Jean 7:40)
Le mot prophète ici s'inspire probablement du Deutéronome, chapitre 18, verset 15. À cette époque, les Juifs croyaient qu'un certain prophète viendrait à eux et qu'il correspondrait plus ou moins à l'idée qu'ils s'étaient faite d'un messie, quel qu'il soit. Ils n'étaient pas certains de qui ce serait ni de ce qu'il ferait, mais ils avaient en tête cette mystérieuse personne à venir qu'ils appelaient le prophète.
« 41 D'autres disaient: C'est le Christ. Et d'autres disaient: Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ? 42 L'Écriture ne dit-elle pas que c'est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir? » (Jean 7:41-42)
Évidemment, vous savez que le Christ est né à Bethléem, mais qu'il a vécu son enfance à Nazareth, en Galilée, dans la province de Galilée. Ceci n'est toujours pas clair pour certains.
« 43 Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule. 44 Quelques-uns d'entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui. » (Jean 7:43-44)
On constate ici une divergence d'opinions. Remarquez bien que cette division était toujours due à un manque de connaissances ou au sentiment que les gens éprouvaient. Pour certains, ce qu'ils voyaient et ce qu'ils entendaient était suffisant pour qu'ils comprennent qu'il était la vérité, qu'il était le Messie, car leur cœur était prêt pour ça. Pour d'autres, peu importe ce qui se passait, c'était impossible à accepter. La vérité était peut-être trop dure à prendre ou peut- être manquaient-ils de connaissances. Par conséquent, il faut toujours se dire que nous avons le droit, et même la responsabilité, de connaître notre foi, de la vivre et de l'enseigner.
Prenez note que saint Jean prend soin de ne pas préciser où le Christ est né, car il écrit à la fin du siècle premier et par conséquent, il sait que les gens savent déjà où il est né, grâce aux Évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc.
Passons maintenant au verset 45:
« 45 Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent: Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?
46 Les huissiers répondirent: Jamais homme n'a parlé comme cet homme. » (Jean 7:45-46)
Dans cet extrait, les Pharisiens et les prêtres en chef ont dépêché leurs huissiers, lesquels avaient pour mandat d'arrêter le Christ. Mais quand le Christ parlait, il était toujours entouré par la foule et il lui parlait pendant des heures. Sachant que les foules du Moyen-Orient étaient très promptes aux émeutes pour tout et pour rien, et que de façon générale, elles ne se gênaient pas pour s'exprimer, les huissiers jugèrent qu'il valait mieux attendre que le Christ finisse son sermon et que la foule se disperse avant de procéder à son arrestation. Mais entre temps, ils l'écoutèrent et ils furent touchés par ses paroles. Ils furent donc incapables de l'arrêter. C'est pourquoi on rapporte que les huissiers répondirent: Jamais homme n'a parlé comme cet homme.
« 47 Les pharisiens leur répliquèrent: Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits? 48 Y a-t-il quelqu'un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui? 49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits! » (Jean 7:47-49)
Il y a un fait intéressant à considérer ici. Les huissiers auraient pu mentir aux pharisiens et aux prêtres en chef, mais ils ont choisi de ne pas le faire. Ils auraient pu jeter le blâme sur la foule, mais ils ont choisi de ne pas le faire. Ils se sont montrés des plus vrais et honnêtes, ce qui démontre qu'ils ont été convertis par les paroles du Christ.
Dans ce chapitre, saint Jean compare ce groupe précis à d'autres Juifs dont il parlait plus tôt et qui avaient entendu des paroles semblables. Pourtant, ces derniers avaient eu comme réaction de s'emparer du Christ pour le mettre à mort. Il faut donc conclure que les différents groupes réagissaient différemment aux paroles du Christ, selon ce qu'ils avaient dans le cœur.
Maintenant, revenons aux versets 47 et 48...
« 47 Les pharisiens leur répliquèrent: Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits? 48 Y a-t-il quelqu'un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui? » (Jean 7:47-48)
Notez bien l'orgueil et l'assurance dont ces gens faisaient preuve: ils se prenaient pour la norme. Et de ce fait, même si la vérité leur sautait aux yeux, ils ne pouvaient pas la reconnaître. L'orgueil est un vrai poison qui mène à la destruction. Il faut l'éviter.
Verset 50:
« 50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l'un d'entre eux, leur dit: 51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait? » (Jean 7:50-51)
Il est clair que Nicodème a dû faire preuve d'un grand courage pour dire ceci, pour défendre le Christ. Pour les Chrétiens d'aujourd'hui, c'est un modèle à suivre à tout prix lorsqu'il est question de défendre la vérité.
« 52 Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen?... » (Jean 7:52)
Ceci est une insulte à peine voilée. Remarquez bien leur réaction devant celui qui les rappelle à l'ordre, car c'est effectivement ce que la loi prescrivait dans l'Ancien Testament. Mais leur réaction, c'est de l'insulter. Saint Jean veut donc nous faire voir que les pharisiens n'avaient que faire de la vérité. Tout ce qui les intéressait, c'était leur image et leur statut social. Ils choisirent donc d'insulter Nicodème, puisque pour eux, Galilée était une province de seconde classe, si on peut s'exprimer ainsi.
« 52 ...Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète. 53 Et chacun s'en retourna dans sa maison. » (Jean 7:52-53)
N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.
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N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.