Au Père et Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Je vous souhaite la bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous en sommes présentement au chapitre 11 de l'Évangile selon saint Jean. Nous avons vu, au chapitre 9, que le Christ avait guéri l'homme qui était aveugle de naissance et qu'il avait eu une prise de bec avec les Pharisiens et proclamé qu'il était le Messie. Puis, au chapitre 10, il leur avait dit: Je suis le bon berger, vous êtes des mercenaires. Les brebis telles que cet homme aveugle ne vous intéressent pas, mais moi, je me préoccupe de mes brebis.
Vers la fin du chapitre 10, il s'était rendu au-delà du Jourdain, là où saint Jean Baptiste avait l'habitude de baptiser et de prêcher. Plusieurs personnes là-bas croyaient au Christ, car elles se souvenaient des paroles de saint Jean Baptiste. À présent, nous sommes sur le point de commencer notre étude du chapitre 11.
Au verset 3, nous remarquons que:
« 3 Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. » (Jean 11:3)
Il se passe quelque chose de fondamental ici, et nous pouvons apprendre de ces femmes. À noter qu'elles ne lui ont rien demandé. Elles l'ont simplement informé du problème en lui disant: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Il faut que tu fasses quelque chose. Mais ce n'est pas à nous de te dire quoi faire, du style: Hey, Dieu, j'ai une bonne idée: penses- y... Dieu sait tout et il est le Tout-Puissant; il sait à quel moment intervenir dans nos vies.
Il nous faut suivre l'exemple de Marthe et de Marie et nous contenter de lui soumettre nos problèmes en lui disant: Seigneur Dieu, tu sais ce que je ressens, tu connais toutes ces émotions. Tu connais cette douleur et cette souffrance. Tu sais ce qui va arriver si, par exemple, la situation perdure et dégénère. Mais tu es au courant maintenant. Je te fais confiance. J'ai foi en toi. Et je suis certain que tu vas intervenir au moment opportun, puisque tu es tout- puissant et que tu vois tout.
Relisons ensemble les versets 3 et 4:
« 3 Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. [En grec, l'action d'aimer dont il est question ici traduit l'idée de φίλος (fílos), mis pour ami, dans le sens d'amitié. C'est comme si on disait: Seigneur, voici, ton ami que tu aimes est
malade.] 4 Après avoir entendu cela, Jésus dit [au messager]: Cette maladie n'est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. » (Jean 11:3-4)
Ainsi, que croyez-vous que le messager ait compris de cette réponse? Au sens propre, le Christ, dans ce verset, semble dire que Lazare ne mourra pas. Et il est fort probable que le messager, à son retour, ait transmis la nouvelle telle quelle à Marie et Marthe: Lazare ne mourra pas. Et comme c'était une bonne nouvelle, elles auront, bien sûr, été heureuses de l'apprendre. Mais lorsque Lazare est finalement décédé, ce fut pour elles un choc, comme nous le verrons plus loin dans le récit.
Lazare, ici, représente l'humanité. Répétons-le, Dieu n'a pas créé l'humanité dans le but qu'elle souffre, qu'elle éprouve de la douleur et qu'elle trouve la mort. Il l'a créé afin qu'elle soit parfaite.
Lorsqu'on s'arrête à la signification des mots... Béthanie signifie maison de l'affliction. Quant à Lazare, il signifie Dieu a secouru. En d'autres mots, l'endroit où se trouve Lazare, symbole de l'humanité, est appelé la maison de l'affliction, lieu de douleur et de souffrance. Il faut cependant le préciser encore: ceci ne correspond pas à la conception de l'humanité telle que Dieu l'avait créée au départ. Mais c'était l'état dans lequel elle se trouvait dans ce récit.
Par conséquent, puisqu'on parle d'un lieu où règne l'affliction, la mort est présente et Lazare est sur le point de périr. Mais avec tout l'amour qu'il avait pour eux, et parce qu'il en avait le pouvoir, Dieu n'a pas voulu laisser l'humanité disparaître, mourir. Il nous a ressuscités d'entre les morts. Dieu est donc intervenu et a ressuscité Lazare. Il est d'ailleurs prêt à ressusciter chaque être humain qui veut faire partie de lui, lui qui est la source de vie.
Verset 5:
« 5 Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. 6 Lors donc qu'il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était. » (Jean 11:5-6)
S'il aime son ami, la logique voudrait qu'il coure le retrouver tout de suite. Mais Dieu réagit plutôt en disant ce qu'il avait dit à Ésaïe 55:
« 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. » (Ésaïe 55:9)
La façon dont Dieu voit les choses est différente de la nôtre, n'est-ce pas? Dieu voit le monde globalement; il voit tout en une seconde, comme s'il était dans le kairos 1 , et non dans le hronos où nous sommes. Nous pourrons expliquer tout ça plus tard. Mais pour l'instant, retenons qu'il transcende le temps. Il est au-dessus du temps. Il décide donc d'attendre, car il sait qu'à long terme, c'est ce qu'il convient de faire.
Mais de peur que le verset 6 ne soit interprété comme une réaction d'indifférence de la part du Christ, Jean, juste avant, au verset 5, prend soin de préciser que Jésus aime la famille, n'est-ce pas? Donc, s'il décide de ne pas se rendre tout de suite au chevet de Lazare, ce n'est pas par insouciance ou par manque de sensibilité: bien sûr qu'il s'en préoccupe! Mais il a un plan en tête qui dépasse toutes les attentes.
Verset 7:
« 7 Et il dit ensuite aux disciples: Retournons en Judée. 8 Les disciples lui dirent: Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée! » (Jean 11:7-8)
Ici encore, si on se fie au verset 4, où le Christ affirme que la maladie n'emportera pas son ami, il est fort probable que les disciples aient compris que Lazare ne mourrait pas. Ils se demandent donc: Pourquoi veut-il se rendre là-bas?
« 9 Jésus répondit: N'y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde; 10 mais, si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui. » (Jean 11:9-10)
En disant si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, le Christ se sert d'une métaphore pour expliquer la raison pour laquelle il doit retourner en Judée, même si les gens là-bas veulent le lapider. Le message qui se cache derrière cette métaphore est le suivant: Écoutez bien, lorsqu'une personne marche de jour, elle se sent en sécurité, car elle voit où elle met les pieds et n'hésite pas à avancer. Mais dans ce cas-ci, non seulement vous avez une étoile qui vous accompagne, comme... c'est-à-dire, une étoile, comme, l'étoile... le soleil est une étoile, n'est-ce pas?, mais vous avez LA lumière. Vous avez la véritable source de lumière qui a créé cette étoile. Vous n'avez rien à craindre. Si vous êtes avec moi, vous êtes en sécurité. Le Christ cherche donc à les rassurer.
Verset 11:
1 Pour plus de détails concernant les termes kairos et hronos, veuillez consulter la vidéo intitulée Découvrons pourquoi la famille du Christ ne croyait pas en lui, disponible sur le site des Réponses coptes orthodoxes.
« 11 Après ces paroles, il leur dit: Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller. » (Jean 11:11)
À noter que le Christ dit: Lazare, notre ami. Quiconque est un ami du Christ est aussi un ami de l'Église, de l'Église tout entière, car nous sommes tous des membres de la communauté qui constitue l'Église.
« 11 (...) Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller. 12 Les disciples lui dirent: Seigneur, s'il dort, il sera guéri. 13 Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. 14 Alors Jésus leur dit ouvertement: Lazare est mort. 15 Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui. 16 Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui. 17 Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. » (Jean 11:11-17)
La première chose à remarquer ici... c'est que Thomas se montre plutôt courageux. Nous avons l'habitude de reprocher à Thomas d'avoir douté du Christ après sa résurrection, mais en réalité, tous les disciples avaient manqué de foi. Durant la période entre la croix et la résurrection, ils avaient tous eu peur, pas seulement Thomas. C'est plutôt injuste de jeter le blâme sur Thomas comme nous le faisons de nos jours. Il savait faire preuve de courage, comme on peut le constater ici. Il fut le seul à inviter les autres à le suivre en disant: Allons aussi, afin de mourir avec lui. Il était prêt à mourir avec le Christ.
Plus important encore, le Christ dit aux disciples qu'il se réjouit de ne pas avoir été auprès de Lazare, afin qu'ils croient. Que voulait-il dire par là? Et pourquoi? Puis le verset se poursuit en précisant que Lazare était dans le sépulcre depuis déjà quatre jours. En quoi est-ce important? Lorsque le Christ a ressuscité Lazare d'entre les morts, il n'était pas seulement question de ressusciter son corps, c'est-à-dire de recréer ses organes vitaux, y compris son cerveau, son cœur et tout autre organe s'étant déjà détérioré: c'était beaucoup plus que ça.
Dans leur compréhension des choses, les Juifs croyaient que l'âme d'un défunt restait environ trois jours à planer au-dessus de son corps avant de descendre au séjour des morts. Ainsi, comme le Christ avait mis quatre jours avant de se rendre au chevet de Lazare, les Juifs étaient convaincus qu'à son arrivée, l'âme de Lazare est déjà au séjour des morts. C'est alors que le Christ leur a dit: Non, non, non, non, vous ne comprenez pas qui je suis. Non seulement je peux recréer son corps... J'ai autorité sur l'âme. J'ai autorité sur le séjour des morts. Je vais défoncer les portes de l'enfer et je ramènerai Lazare. Symboliquement parlant, je sauverai l'humanité, mais au sens strict, j'ai autorité sur le séjour des morts, qui plus est, sur l'âme de Lazare: je le ressusciterai d'entre les morts.
Devant ce genre de propos, les gens furent renversés: Que se passe-t-il? Comment est-ce possible? Qui est cet homme? Et le Christ avait planifié son coup à la perfection. Il a accompli ce miracle juste avant la Semaine sainte, n'est-ce pas? Il voulait ainsi que son message soit le plus percutant possible avant de faire son entrée à dos d'âne en ce fameux Dimanche des Rameaux... Vous connaissez l'histoire! Ici donc, il annonce ses couleurs: il est le Dieu du ciel et de la terre, le Dieu du séjour des morts, si l'on peut dire, le Dieu céleste, et quoi encore! Tout lui appartient et il a autorité sur tout.
Verset 18:
« 18 Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ,... » (Jean 11:18)
Une distance de quinze stades valait 3 km. C'était donc assez proche. Par conséquent, de nombreuses personnes étaient venues trouver Marie et Marthe pour les réconforter. C'est pourquoi le verset 19 rapporte ceci:
« 19 ...beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère. 20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. » (Jean 11:19-20)
On peut imaginer ici que Marthe avait vraiment hâte que le Christ arrive. Ainsi, dès qu'elle a appris qu'il s'en venait, elle n'a même pas pensé d'en informer sa sœur. Elle s'est tout simplement précipitée vers lui, poussée par son désir d'aller à sa rencontre, d'être avec lui, d'être réconfortée par lui.
« 21 [Puis] Marthe dit à Jésus: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. » (Jean 11:21)
Et ceci illustre bien ses pensées, les dispositions de son cœur: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Je sais que tu peux le guérir. Du moins, s'il était encore en vie et que tu étais arrivé à temps, tu aurais pu le guérir et il ne serait pas décédé.
« 22 Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. » (Jean 11:22)
Même en cet instant, bien qu'il soit mort, je sais que si tu demandes à Dieu d'emmener Lazare au paradis (non pas de le ressusciter, car nous allons le voir bientôt au verset 24: ce n'est pas ce qu'elle sous-entend), même maintenant, je sais que peu importe ce que tu demanderas à Dieu, Dieu va te l'accorder. Tu peux, au dernier jour, dans la prochaine vie, faire en sorte qu'il ressuscite des morts; nous savons que tu peux le faire.
« 23 [Mais] Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera. » (Jean 11:23)
Elle a accueilli ces dernières paroles comme des paroles de réconfort qui lui confirmaient que Lazare serait éventuellement au paradis. Elle n'a pas compris que son frère ressusciterait tout de suite.
Avant de poursuivre, je crois qu'il y a un point sur lequel nous devons nous arrêter. Ce réconfort... le corps du Christ qui se joint à Martha et Marie pour les accompagner dans le deuil... c'est une référence à l'Ancien Testament, n'est-ce pas? La notion de compassion... un mot de deux syllabes, com- et -passion. La syllabe -passion indique la souffrance, et com- vient du préfixe co-, donc la compassion est une co-souffrance, une souffrance que l'on vit avec les autres. Voilà ce que signifie le mot compassion. Si l'on fait preuve de compassion envers quelqu'un, c'est que l'on souffre avec lui.
Faut-il le répéter, nous avons, encore ici, l'idée que nous faisons tous partie de la même communauté, n'est-ce pas? Cette idée doit nous amener à nous réjouir avec ceux qui se réjouissent et à pleurer avec ceux qui pleurent, tel que Romains 12 nous exhorte à le faire. Autrement dit, elle nous invite à vivre, non seulement pour nous-mêmes, mais pour le monde entier, y compris ceux qui sont dans le besoin et qui font déjà partie du corps du Christ, ainsi que ceux qui auraient besoin de se joindre à lui et qui ne l'ont pas encore fait. Il faut sortir de chez soi et leur prêcher la bonne nouvelle d'une manière très aimante et humble, afin de les amener à se joindre à la communauté.
Verset 24:
« 24 Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » (Jean 11:24)
Elle démontre une fois de plus qu'elle n'a pas compris que Lazare allait ressusciter maintenant, sur terre. Jésus veut cependant veut la ramener à la réalité actuelle, n'est-ce pas?, alors...
« 25 [Il] lui dit: Je suis la résurrection et la vie. [Il faut que tu comprennes qui est celui qui est devant toi.] Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; » (Jean 11:25)
Celui qui croit en moi, même s'il est mort physiquement, vivra spirituellement. Et nous avons déjà expliqué que le fait de croire n'est pas une idée abstraite, ce qui est clair également au verset 26:
« 26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. [On fait ici un rapprochement entre le fait de croire et celui de vivre, n'est-ce pas? Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.] Crois-tu cela?
Et cette question nous interpelle tous personnellement. Est-ce que nous y croyons? Est-ce que j'y crois? Est-ce que je crois au fait que Dieu est le Tout-Puissant? Est-ce que je crois au fait qu'il voit tout? Est-ce que je crois au fait qu'il m'aime? C'est une grosse question. Nous l'avons déjà dit: parfois, nous nous disons chrétiens, alors que nos vies ne reflètent pas la pensée chrétienne. Le christianisme est tout autre. C'est est un mode de vie qui tend vers la sainteté et qui recherche la voie conduisant au salut et à la restauration. « 27 Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ [elle confirme qu'il est le Messie], le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. » (Jean 11:27)
Verset 28:
« 28 Ayant ainsi parlé, elle s'en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur [elle appela Marie en secret, possiblement parce qu'elle voulait passer un peu de temps en privé avec le Christ et sa sœur], (...) Le maître est ici, et il te demande. 29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui. 30 Car Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l'avait rencontré. 31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l'ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent [par compassion], disant: Elle va au sépulcre, pour y pleurer. 32 Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu'elle le vit, elle tomba à ses pieds [ce qui illustre dans quel état émotif elle se trouvait, un état bien normal], et lui dit: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. » (Jean 11:28-32)
Cette phrase, en français, est la même que celle que Marthe avait dite en voyant le Christ. Cependant, en grec, les mots sont inversés et ne sont pas dits dans le même ordre que dans la phrase de Marthe. Il est possible que Jean ait voulu procéder ainsi de façon intentionnelle, afin d'illustrer l'état émotif de Marie.
N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.
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