Au Père et au Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Bienvenue à cette analyse approfondie que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous sommes en train d'étudier l'Évangile selon saint Jean. Nous avons examiné les 11 premiers chapitres et le plus récent d'entre eux nous a appris que le Christ a ressuscité Lazare quatre jours après sa mort. Autrement dit, il a ramené son âme du séjour des morts et a recréé son corps. Et maintenant, au chapitre 12, Jean est sur le point de nous faire le récit du souper auquel le Christ, Lazare, Marie et Marthe ont pris part six jours avant la Pâque juive. Allons lire ensemble:


« 1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu'il avait ressuscité des morts. 2 Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui. » (Jean 12:1-2)


Habituellement, il y a trois éléments qui portent à confusion ici, car les gens croient que cet événement de l'Évangile selon saint Jean n'est pas le même que celui dont on parle à Marc 14 ou à Matthieu 26. Évidemment, les différentes opinions à ce propos peuvent être valables, mais ce qui est le plus probable, c'est que les événements de Matthieu 26, de Marc 14 et de Jean 12 soient, en fait, un seul et même événement. Et le premier point qui peut laisser croire que ce sont des événements différents, c'est que selon Jean, Marthe faisait le service.


Dans l'Évangile selon Matthieu, on voit que le souper a lieu chez Simon le lépreux. Oui, ce Simon était un lépreux, n'est-ce pas? Il fut guéri de sa lèpre et à présent, il reçoit chez lui pour cette fête. L'Évangile selon saint Jean ne mentionne pas si le souper a lieu chez Marthe, Marie et Lazare, n'est-ce pas?, mais on suppose que c'est le cas, puisque c'est Marthe qui fait le service.


Il est fort probable que le souper ait été organisé dans un esprit de gratitude face à la résurrection de Lazare, mais pour des raisons pratiques, on a choisi de se rendre chez Simon le lépreux pour l'occasion. Sa maison était possiblement plus grande et pouvait accueillir les nombreuses personnes qui s'y présentèrent pour voir et remercier le Christ, et pour voir Lazare ressuscité.


Le deuxième élément qui porte à confusion se trouve dans les Évangiles de saint Matthieu et de saint Marc, puisque ceux-ci rapportent que le souper chez Lazare a eu lieu deux jours avant la Pâque juive. Il est donc permis de se demander: Pourquoi faire un souper ce jour-là?


L'idée ici, c'est que les deux saints nous racontent les événements qui ont eu lieu durant la semaine sainte et rendus au mercredi, soit deux jours avant la Pâque juive, ils veulent mettre l'emphase sur la raison principale qui a poussé Judas à trahir le Christ.


Judas vivait avec le Christ depuis trois ans ou trois ans et demi et à ce moment-là, il commençait à en avoir assez du Christ, perdait espoir en son Messie, et songeait à le trahir. Les évangélistes veulent donc expliquer pourquoi. Judas était mené par sa cupidité. Le fait que Marie ait gaspillé son argent pour acheter un parfum à 300 deniers l'exaspérait. Voilà pourquoi il décida de trahir. Allons lire ensemble le chapitre 26 de Matthieu, du moins, en partie:


« 1 Lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples: 2 Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l'homme sera livré pour être crucifié. 3 Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du souverain sacrificateur, appelé Caïphe; 4 et ils délibérèrent sur les moyens d'arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. 5 Mais ils dirent: Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas de tumulte parmi le peuple. 6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,...» (Matthieu 26:1-6)


Il poursuit ensuite avec le récit du souper. Il semble donc que juste avant... ou quelque part entre les versets 5 et 6, Matthieu ait voulu faire un retour en arrière, n'est-ce pas? En passant, j'ai fait erreur plus tôt: c'est saint Marc qui a affirmé que le souper avait eu lieu chez Simon le lépreux, n'est-ce pas? Mais ici, Matthieu revient en arrière entre les versets 5 et 6. Autrement dit, il nous ramène au jour du souper qui a eu lieu chez Simon le lépreux, en compagnie de Lazare, Marthe et Marie, et il s'apprête à insister sur la raison qui a poussé Judas à trahir le Christ.


Le troisième élément qui porte à confusion vient du fait que saint Matthieu et saint Marc mentionnent tous deux que la femme a versé l'huile sur la tête du Christ. Dans l'Évangile selon saint Jean, l'attention est centrée sur les pieds du Christ et les cheveux de la femme, n'est-ce pas? Mais à mesure que nous progresserons dans notre étude de la Bible, vous constaterez que la tête et les pieds ont subi l'onction et que ces détails convergent vers le même événement.


De plus, à tous les Coptes qui sont à l'écoute, je vous suggère de consulter le Coptic Reader à la rubrique For Pascha (Pâque juive). Vous y trouverez la section insights (détails) qui fournit de plus amples renseignements sur ce qui s'est passé durant la semaine sainte. Allez voir dans la journée du mercredi, et vous verrez que le Coptic Reader confirme que ces événements se sont tenus le samedi qui précédait le Dimanche des Rameaux chez Simon le lépreux.


Maintenant, passons à l'aspect spirituel de tout ça. C'est la deuxième fois que nous voyons Marthe faire le service lors d'un souper. La première fois, c'était au chapitre 10 de Luc. Elle servait chez elle et Marie était assise aux pieds du Christ, alors Marthe s'en plaignait et le Christ lui dit: Marthe, tu t'en fais trop. Une seule chose est requise et Marie a choisi de s'en occuper. Nous la retrouvons de nouveau qui fait le service au chapitre 12 de Jean, mais comme le Christ le disait, bien souvent, il est préférable de s'asseoir aux pieds du Christ et de prier ou de lire sa Bible, ou encore de prendre part à l'Eucharistie, etc. Nous avons besoin de ces choses. Sans ces gestes, notre service ne serait pas très productif. Sur ce, saint Athanase pour propose quelque chose d'un peu plus équilibré. Voici ce qu'il dit:


« Marthe elle-même se donnait beaucoup de mal à faire le service et se consacrait au Christ de tout son cœur. Pour sa part, Marie était assise aux pieds de Jésus et les lui baisait... Le Christ posa son regard divin sur les deux femmes, se sentit honoré et se réjouit de la pureté de leur rituel et du service immaculé qu'elles lui offraient. » (Saint Athanase, Homélie sur la Résurrection de Lazare) - [traduction libre]


Ainsi, parfois la prière est nécessaire; parfois le service est nécessaire. Nous prions d'abord, puis nous servons, et c'est ce que le Christ voulait préciser au chapitre 10 de Luc. Par contre, les personnes différentes, telles que Marthe et Marie, ont des personnalités différentes et l'une ne surpasse pas l'autre. Elles sont toutes deux excellentes. Et le Christ posa son regard divin sur les deux femmes. Mais avant de servir, nous devons nous assurer d'être d'abord remplis de l'Esprit Saint, remplis du Christ, puisque nous nous sommes assis à ses pieds et que nous avons été en communion avec lui.


Passons au verset 3:


« 3 Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. » (Jean 12:3)


Cette huile parfumée est habituellement offerte dans un flacon en albâtre au goulot très long qu'il faut briser pour pouvoir verser l'huile. À l'époque, il était de coutume que l'hôte accueille les invités et leur applique de l'huile sur le front ou sur la tête. Et c'est fort possiblement ce que Simon le lépreux a fait pour chaque personne qui est entrée chez lui. Mais Marie aimait Dieu de tout son cœur, de toute son âme, et pour elle, ce n'était pas assez. Elle voulait vraiment donner tout ce qu'elle pouvait.


Elle décida donc de se procurer de cette huile spéciale, laquelle avait sans doute été transmise de génération en génération, et qui devait être très chère à l'achat. Elle brisa le goulot du flacon et versa d'abord l'huile sur sa tête, selon la coutume. Puis, comme il lui restait beaucoup d'huile, elle continua de lui en appliquer sur le corps, ou du moins, sur les pieds. Elle l'a peut-être appliquée sur d'autres parties du corps également, qui sait? Mais elle continua et se concentra sur ses pieds. Et c'est sur ça que Jean a choisi de mettre l'accent.


D'après sa perspective, elle avait même oint les pieds du Christ. Elle l'aimait à ce point. Elle voulait vraiment tout faire pour lui. Et c'est ainsi que nous devrions aimer Dieu. C'est ainsi que nous devrions le servir. Elle nous a fourni un si bel exemple d'amour et de service, et nous devrions suivre cet exemple.


Évidemment, comme vous le savez, le salaire d'une journée de travail à cette époque était de 1 denier, n'est-ce pas? Le parfum coûtait 300 deniers. Cette somme représentait les cinq sixième d'un salaire annuel. En valeur d'aujourd'hui, pour quelqu'un qui gagne, disons, 50 000 $ par année, ce parfum coûterait 42 000 $. On comprend donc que Marie avait fait un sacrifice incroyable. Son amour pour le Christ dépassait l'entendement.


Il est vrai qu'une fois que le flacon fut brisé, elle ne put le refermer, mais se connaissant, avec la personnalité sensible qu'elle devait avoir, elle voulut, par bonté de cœur, verser le reste du parfum sur Dieu, car selon elle, rien n'était trop beau pour lui. Elle voulut lui donner tout ce qu'elle avait. Elle lui aurait donné son âme, sa vie tout entière. Elle était un parfait exemple d'authenticité et de dévotion.


Il y a un autre point à considérer ici. À l'époque, on oignait ainsi les défunts et les rois. Sans le savoir, Marie venait d'oindre le futur corps du Christ défunt. Elle posa ce geste dans le présent, mais dès lors, son corps venait d'être consacré d'avance, en prévision de sa mort. Elle savait pourtant, au fond d'elle-même, qu'il était le Roi des rois. Elle y croyait.


Ce qu'il y a de beau, ici, si on revient au verset 3, c'est le passage qui dit: Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard pur de grand prix. Parfum de nard... En grec, ceci se traduit par le mot πιστήςνάρτ (pistísnárt) ou nard pistique, qui, à son tour, vient du mot grec πίστης (pístis) mis pour foi. C'est beau, quand on pense que Marie avait cette foi, qu'elle croyait qu'il était le Roi des rois, qu'il était vraiment le Messie. Elle versa donc l'huile sur lui, proclamant qu'il était l'Unique, le Créateur, l'Être, le Roi des rois.


Un autre point important à considérer, c'est que cette femme, comme toutes les femmes respectables de cette époque, était toujours voilée, qu'elle soit à la maison ou à l'extérieur. Mais dans ce récit, on remarque que Marie a essuyé les pieds du Christ avec ses cheveux. Elle avait donc retiré son voile, et ce geste lui-même était très surprenant. Il fallait beaucoup d'audace pour faire une chose pareille. Encore ici, on voit tout l'amour qu'elle avait pour lui. Elle ne s'était pas arrêtée à ce que les gens penseraient. Elle voulait mettre tout ce qu'elle avait à ses pieds.


Vous savez sans doute que la chevelure d'une femme représente symboliquement sa couronne, n'est-ce pas? Les femmes mettent tellement de temps et d'argent à l'entretien de leur chevelure, et je ne suis pas en train de me moquer d'elles, je ne fais que dire les choses telles qu'elles sont. C'est sa chevelure qui servit à essuyer les pieds du Christ. C'est comme si elle avait dit: Voici ma couronne, ma chevelure que j'incline à tes pieds.


À cette époque, vous savez, les gens portaient des sandales. Ils avaient donc les pieds sales et devaient les laver souvent, mais elle ne s'en souciait pas. Elle approcha sa couronne, sa couronne personnelle, sa chevelure de ses pieds et les essuya. Encore ici, quelle humilité! Quelle beauté de constater qu'elle voulait offrir à Dieu tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle était! Il est clair qu'un tel service ne passe pas inaperçu. Et on peut imaginer la douce fragrance du parfum qui se répandait dans toute la maison. Au chapitre 14 de Marc, le Christ dit ceci à propos de cet événement:


« 9 Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait. » (Marc 14:9)


En vérité, un tel amour, un tel service ne passe jamais inaperçu. Saint Augustin en dit quelque chose de très beau:


« Peut-être que sur cette terre, les pieds du Seigneur ont encore besoin d'attention, car au bout du compte, de quel autre de ses membres pourrait-il encore dire: Toutes les fois que vous avez fait ceci à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait? » (Saint Augustin) - [traduction libre]


De toute évidence, il évoque Matthieu 25 ici. Répétons-le, nous devrions suivre l'exemple de ce que Marie a fait pour le Christ, car si nous posons ces gestes d'amour et de charité, c'est comme si nous les posions directement auprès du Christ, puisque nous sommes tous des membres du corps du Christ, comme tous les chrétiens d'ailleurs.


Poursuivons avec le verset 4:


« 4 Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit: 5 Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres? 6 Il disait cela, non qu'il se mît en peine des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu'on y mettait. » (Jean 12:4-6)


Ce passage nous fait voir l'énorme contraste qu'il y avait entre l'amour de Marie pour son Créateur et l'amour que Judas avait pour l'argent, n'est-ce pas?, et à quel point Judas n'éprouvait que du ressentiment envers le Christ, comparé à tout l'amour que Marie lui manifestait. Il est facile de voir quel modèle nous devrions suivre, imiter; je l'ai mentionné à maintes reprises durant cette étude de la Bible. Mais revenons encore une fois au contraste qu'il y a entre une personne qui se définit comme une « adepte » du Christ et qui reste auprès de lui physiquement, et une autre qui fréquente l'église physiquement, mais dont le cœur, en réalité, ne saurait être plus éloigné de Dieu. Et c'est tellement triste. Nul doute que c'est le modèle de Marie que nous devons suivre, et non celui de Judas.


Saint Ambroise a réfléchi à cette question précise et a déclaré que Judas devait être frustré que Marie ait « gaspillé » 300 deniers pour le Messie, alors que lui, Judas, l'avait vendu pour 30 pièces d'argent. Avant de nous empresser à porter des jugements contre Judas, nous devrions nous regarder nous-mêmes, car le monde matérialiste dans lequel nous vivons rend les choses de plus en plus difficiles lorsque vient le temps de prioriser Dieu plutôt que les choses matérielles, y compris le travail et tout le reste, n'est-ce pas? Combien de temps accordons-nous à Dieu, concrètement? Combien d'effort mettons-nous dans la prière, comparé à l'effort que nous fournissons au travail? Il faut considérer tout cela. Alors, cessons de juger Judas trop vite et prenons plutôt ce temps pour nous juger nous-mêmes et nous montrer repentants sur ce point.


Verset 7:


« 7 Mais Jésus dit: Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. » (Jean 12:7)


Le verbe garder, ici, a le même sens que respecter le sabbat ou respecter la loi. Ainsi, le rituel de sépulture est respecté, grâce à l'onction de Marie.


« 8 Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. » (Jean 12.7-8)


Le verset 8 signifie qu'il y a toujours des pauvres qui ont besoin qu'on s'occupe d'eux. Il y aura donc d'autres occasions de leur prodiguer des soins. Quant à moi qui suis le Messie, ma mort est imminente, donc laissez faire le reste, n'est-ce pas? C'est le message que le Christ veut faire passer dans ce verset. De toute évidence, les disciples n'auraient jamais pu imaginer que sa mort eût été si proche, donc cette idée ne leur est jamais venue à l'esprit. Saint Jean Chrysostome a fait un beau commentaire sur ce passage. Le voici:


« Encore une fois, comme pour le rappeler à son délateur, Jésus fait allusion à sa sépulture, mais le reproche ne le fait pas broncher [en parlant de Judas], pas plus que son expression ne s'adoucisse, bien que le rappel aurait dû être suffisant pour lui inspirer au moins de la pitié, comme si Jésus avait dit: Je suis un fardeau et je sais que je te cause des ennuis, mais patiente encore un peu et je partirai [je ne serai plus là]. » (Saint Jean Chrysostome, Homélie sur l'Évangile selon saint Jean 65.2.12) - [traduction libre]


Une autre belle pensée est liée au fait que tout ceci s'est passé dans le village de Béthanie, dont le nom signifie maison des afflictions, n'est-ce pas? Et cette maison des afflictions est l'endroit où le Christ a déclaré que cette onction avait été faite en vue de sa sépulture. Et qui dit sépulture, dit décès. Et il va mourir pour le salut, la recréation, la résurrection de l'humanité, n'est-ce pas?


Donc, tout ceci s'est passé dans la maison des afflictions, là où le Christ méditait sur sa sépulture, alors que Lazare était assis à ses côtés, bien vivant. Lazare, qui signifie Dieu est venu en aide, était assis près de lui et il était vivant. Puisque la sépulture du Christ est arrivée, l'humanité, symbolisée par Lazare, est vivante.


Passons maintenant au verset 9:


« 9 Une grande multitude de Juifs apprirent que Jésus était à Béthanie; et ils y vinrent, non pas seulement à cause de lui, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité des morts. 10 Les principaux sacrificateurs délibérèrent de faire mourir aussi Lazare, 11 parce que beaucoup de Juifs se retiraient d'eux à cause de lui, et croyaient en Jésus. » (Jean 12:9-11)


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


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