Au nom du Père et du Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous étudions présentement le chapitre 11 de l'Évangile selon saint Jean et nous en sommes au verset 33. Nous allons aujourd'hui nous pencher sur la résurrection de Lazare.
Mais rappelons que, dans notre dernière vidéo, nous avons expliqué pourquoi le Christ avait attendu quelques jours avant de se rendre auprès de Lazare, Marie et Marthe. Nous disions qu'à cette époque, les Juifs croyaient que l'âme d'un défunt pouvait rester près de lui jusqu'à 3 jours après sa mort. Le Christ avait donc prévu d'arriver 4 jours plus tard, afin de s'assurer que les gens comprennent qu'il ressuscitait Lazare, le ramenant du séjour des morts qui, pour eux, représentait l'enfer.
Le geste du Christ fut donc perçu comme un très grand miracle qui démontrait son autorité sur l'enfer, sur l'âme, et même sur le corps, puisqu'il avait dû recréer les organes, le cœur et tout le reste, le corps ayant perdu toute trace de vie après ces 4 jours. Poursuivons maintenant avec le verset 33.
Verset 33:
« 33 Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému. » (Jean 11:33)
De toute évidence, le Christ ici voit Marie qui pleure. Il voit aussi les Juifs. Son esprit frémit et il devient ému, car à cet instant précis, il est témoin de la condition humaine, de cette humanité qu'il a créée de manière à ce qu'elle jouisse de la vie, qu'elle jouisse de sa présence, qu'il puisse lui offrir son amour et qu'elle le partage aux autres... Cette vie qui devait être très joyeuse est maintenant marquée par des pleurs dus à la mort, à la peine et à la souffrance.
Ainsi, la scène fait frémir le Christ. Et si on se fie au grec, le verbe frémir évoque la colère, la colère envers l'ennemi (le diable dans ce cas-ci), la colère face à l'état de l'humanité, n'est-ce pas? Autrement dit, le Christ regarde la scène et éprouve de la compassion envers l'humanité.
« 34 Et il dit: Où l'avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois. 35 [Et] Jésus pleura. » (Jean 11:34-35)
On remarque ici une nette différence entre la façon de pleurer du Christ et celle de Marie. Marie est très démonstrative dans cet épisode, n'est-ce pas? Elle pleure ouvertement, tandis que le Christ est plutôt posé, n'est-ce pas? Lorsqu'il ressentait de la douleur et qu'il éprouvait
de la compassion pour autrui, le Christ gardait tout de même son calme. Et comme il était capable de garder son calme, étant le Dieu incarné, il pouvait réagir de façon appropriée dans ce cas-ci, comme dans toute autre situation qui se présentait.
Ceci dit, au verset 34, le Christ demande aux Juifs: Où l'avez-vous mis?, ce à quoi les Juifs répondent: Viens et vois, n'est-ce pas? On peut établir un parallèle entre ce viens et vois et ce qui est dit au chapitre 1, verset 46, de l'Évangile selon saint Jean:
« 46 Nathanaël lui dit: Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? Philippe lui répondit: Viens, et vois. » (Jean 1:46)
Dans cet extrait, Philippe insiste auprès de Nathanaël pour qu'il vienne voir le Messie. Il lui dit: nous l'avons trouvé, celui qui est, l'être, celui qui est la source de vie. Ainsi, le premier viens voir que l'on trouve à Jean 1 se rapporte à Nathanaël et Philippe qui trouvent la source de vie. Puis au chapitre 11, le même auteur, Jean l'évangéliste, raconte que le Christ aussi est invité à venir voir. Cette fois, c'est une invitation à venir voir la tombe de Lazare.
Mais ceci va au-delà de Lazare lui-même. Il ne va pas seulement voir Lazare. Il va à la rencontre de la mort elle-même. Lazare, comme nous le disions, était mort depuis 4 jours. Ainsi, l'idée ici, c'est que celui qui est source de vie s'apprête à rencontrer la mort; la confrontation entre la vie et la mort semble imminente. En fait, ce n'est pas vraiment une confrontation, car la vie absorbe la mort. Lorsque le Christ est mort sur la croix, il s'est saisi de la mort par amour pour nous, n'est-ce pas?, et ce faisant, il l'a anéantie, étant lui-même source de vie. Il s'est fait l'antidote de la mort, et en conséquence, il nous a donné la vie à nous aussi.
Nous avons donc ce viens et vois du chapitre 11 de Jean qui réfère probablement au viens et vois de Jean 1:46, visant à expliquer que même si la condition humaine connaît la mort, la douleur et la souffrance, cette mort doit faire face à la source de vie, le Christ ressuscité, qui est venu l'anéantir. Il nous faut donc croire en ses promesses et le suivre si nous voulons aussi connaître la vie éternelle.
Maintenant, revenons au verset 34, où le Christ demande: Où l'avez-vous mis?, en parlant de Lazare. Plusieurs peuvent se demander pourquoi le Christ pose cette question. Ne savait-il pas où Lazare reposait? Les Pères disent qu'il le savait, mais qu'il voulait susciter l'attention des gens et faire en sorte qu'ils s'attendent à un miracle.
Mais il y a encore plus. Répétons-le: Lazare représente l'humanité dans son ensemble. Et si l'on remonte à Adam, on se rappelle que, ayant mangé de l'arbre, il était mort sur le champ au plan spirituel et qu'il avait trouvé la mort physique plus tard. Un fois mort spirituellement, vous savez, Dieu était venu dans le jardin et avait demandé à Adam: Où es-tu? Et Adam avait répondu: Je me cache, car je suis nu. Et Dieu de dire: pourquoi es-tu nu?, et ainsi de suite, n'est-ce pas?
Dieu avait donc demandé à Adam, lequel était spirituellement mort à ce moment-là: Adam, où es-tu? Dans ce cas-ci, Jésus demande: Où l'avez-vous mis? Où est le mort? Ainsi, au chapitre 3 de la Genèse comme au chapitre 11 de Jean, la question est de savoir où est le mort. Ici, encore une fois, il existe un parallèle entre Genèse 3 et Jean 11, car dans les deux cas, le Christ cherche à dire: c'en est assez de la mort! J'éprouve de la compassion pour toi. Je suis la source de vie. Je vais affronter la mort et je vais te ressusciter d'entre les morts.
Verset 36:
« 36 Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l'aimait. [car, répétons-le, le Christ pleure.] 37 Et quelques-uns d'entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point? » (Jean 11:36-37)
Ce verset suggère que ces personnes ne comprennent pas qui est le Christ. Ils croient que s'il était arrivé avant que Lazare ne meurt, alors qu'il était seulement malade, il aurait pu le guérir. Et s'il était arrivé quelques jours plus tôt, avant que son âme ne soit descendue aux enfers, il aurait probablement pu le ressusciter, mais à présent, c'est trop tard. Ils ne comprennent pas qui il est.
« 38 Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C'était une grotte, et une pierre était placée devant. 39 Jésus dit: Ôtez la pierre... » (Jean 11:38-39)
Ici, les gens sont plutôt perplexes. Pourquoi? Parce que le Christ s'apprête à ressusciter Lazare d'entre les morts. Il est sur le point d'exercer son autorité sur la mort et de démontrer qu'il est source de vie. Pourquoi n'enlève-t-il pas la pierre lui-même? En réalité, la réponse est très simple. Le Christ a créé l'humanité et lui a donné autorité sur la création, l'a dotée d'un esprit, d'une volonté, et lui a donné le choix de faire le bien ou le mal. Par conséquent, le Christ nous demande de faire ce que nous sommes capables de faire.
C'est sa façon de dire: Je sais que vous ne pouvez pas ramener quelqu'un à la vie, alors je vais m'en charger. Mais vous êtes capables de bouger la pierre, alors faites-le. Et ceci a des répercussions énormes sur nos vies, car nous travaillons en synergie avec Dieu; nous travaillons avec lui. Ainsi, nous devrions faire tout ce qu'il nous est possible de faire dans notre vie personnelle, afin de servir les autres. C'est ce à quoi Dieu s'attend de nous. C'est notre responsabilité. Et ce que nous ne pouvons pas faire, il le fait pour nous.
Dans les deux cas, que nous en soyons capables ou que ce soit hors de notre portée, nous adressons toujours nos prières à Dieu, afin qu'il accomplisse ce qui lui revient et que, par son Esprit, il vienne nous aider et nous donner la force, le courage et la grâce de faire la part qui nous incombe et qu'il souhaite nous voir faire, n'est-ce pas? Il faut toujours qu'il en soit ainsi. Par contre, il y a des choses pour lesquelles nous ne pouvons rien et c'est alors que le fardeau
retombe entièrement sur ses épaules. Et nous devons avoir la foi et prier profondément pendant que Dieu fait ses merveilles, comme il est sur le point de le faire ici.
« 39 (...) Marthe, la sœur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là. » 40 Jésus lui dit: Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? » (Jean 39-40)
Au verset 40, le Christ dit à Marthe: si tu crois, tu verras la gloire de Dieu, n'est-ce pas? Puis il dit: Ne t'ai-je pas dit cela plus tôt?, n'est-ce pas? Son idée, ici, c'est de lui rappeler ce qu'elle lui a dit au verset 27, à savoir qu'elle croyait qu'il était le Messie, le Fils de Dieu. En d'autres mots, il l'invite à endurer l'odeur, afin qu'elle soit témoin de la gloire de Dieu, n'est-ce pas? Crois-moi, je suis la source de vie. Viens profiter de cette gloire.
Verset 41:
« 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé. [Ici, il fait référence à une prière qu'il avait faite auparavant et qui n'est pas nécessairement écrite dans le texte.] 42 Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé. » (Jean 11:41-42)
L'un des buts visés par cette prière est de faire comprendre aux gens que le Fils est envoyé par le Père, un message qui renvient fréquemment dans l'Évangile selon saint Jean. Autrement dit, les pharisiens ne cessent de dire qu'il accomplit des miracles par le pouvoir du diable, mais de toute évidence, il n'agit pas par le pouvoir du diable ici, car il vient de prier le Père.
« 43 Ayant dit cela, il cria d'une voix forte: Lazare, sors! 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller. » (Jean 11:43-44)
Il y a quelques éléments à noter ici. Tout d'abord, les vêtements funèbres de Lazare sont les mêmes que ceux du Christ lorsqu'il fut mis au tombeau. Mais plus important encore, vous remarquerez que le Christ, dans sa prière au Père, ne lui demande pas de ressusciter Lazare. Ce n'est pas le but de sa prière. Il veut plutôt démontrer qu'il est le Fils de Dieu, la source de vie, et qu'il a sa propre autorité. Ainsi, sa prière au Père ne vise pas de lui faire ressusciter Lazare. Il le fait lui-même en lui donnant l'ordre de sortir du sépulcre, puisqu'il a cette autorité; il fait partie de la Trinité; il est la source de vie.
Verset 45:
« 45 Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit Jésus, crurent en lui [très naturellement].
46 Mais quelques-uns d'entre eux allèrent trouver les pharisiens, et leur dirent ce que Jésus avait fait. » (Jean 11:45-46)
Plusieurs était mécontents, même s'ils étaient incapables de s'imaginer qu'un tel miracle soit possible. Malheureusement, dans plusieurs cas, les gestes que posait le Christ étaient de nature à diviser. Ce n'était pas du tout son intention. Il ne voulait pas créer de divisions. Bien au contraire, il voulait rassembler les gens, les unir. Mais il y a de nombreuses personnes qui sont incapables de voir la vérité en face. Et le Christ est vérité. Plusieurs ont leur propre idée derrière la tête. Ils pensent à leurs poches, leur notoriété, leur ego, vous savez... Les gens ont leurs propres désirs et on le voit très clairement ici.
« 47 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent: Que ferons-nous? [Il est peu probable que ce soit vraiment le sanhédrin qui ait tenu une assemblée ici, car les membres n'avaient pas l'autorité nécessaire pour le convoquer eux-mêmes.] Car cet homme fait beaucoup de miracles. » (Jean 11:47)
Mais vous devriez être ravis qu'un homme accomplisse tous ces miracles, non? N'étiez-vous pas à la recherche d'un Messie terrestre, un homme qui ferait des miracles et qui saurait vous libérer des Romains? N'est-ce pas cela que vous cherchiez? Eh bien, le voici! De toute évidence, le Christ n'était pas celui qu'ils attendaient. Cependant, cet événement précis était lié à leur conception du Messie, alors quel était le problème?
« 48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation. » (Jean 11:48)
Ce qui les préoccupait, c'était leur poste, n'est-ce pas? Et ils mentionnent la nation également. On le voit ici encore, l'ego et les biens matériels mènent constamment les gens à la dérive lorsqu'ils se retrouvent devant la vérité. Il nous faut rechercher la vérité et tendre vers Dieu de tout notre cœur par nos profondes prières. Et c'est ainsi qu'il continuera à s'ouvrir à nous.
Verset 49:
« 49 L'un d'eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit: Vous n'y entendez rien; 50 vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. » (Jean 11:49-50)
Ce qu'il veut dire ici, c'est que d'après sa compréhension des choses, il vaut mieux tuer Jésus plutôt que de laisser périr tout le peuple juif.
« 51 Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
52 Et ce n'était pas pour la nation seulement; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. » (Jean 11:51-52)
Au dernier verset ici, saint Jean l'évangéliste insiste sur l'idée que non seulement les Juifs obtiendront le salut, mais les non-Juifs aussi, et que tous ces gens seront réunis en tant qu'enfants de Dieu. Évidemment ici, au verset 51, saint Jean dit que Caïphe vient de prophétiser, faisant allusion au verset 50, n'est-ce pas?, puisqu'il venait de dire: il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple.
Ce que saint Jean explique, c'est que Caïphe, sans s'en rendre compte et sans le vouloir, venait de prophétiser que le Christ allait mourir et que, ce faisant, il mourrait pour le peuple, pour la nation, pour le corps du Christ, et qu'ainsi, personne n'aurait plus à périr; que toute la nation éviterait le péril, n'est-ce pas?; qu'elle resterait en vie, puisque le Christ mourrait pour elle. C'est là le message qui est véhiculé ici.
En ce qui a trait à la prophétie du souverain sacrificateur, saint Augustin et sain Jean Chrysostome ont tous deux émis un commentaire semblable. Saint Jean Chrysostome dit ceci:
« Voyez-vous le grand pouvoir qui s'est manifesté dans l'autorité du souverain sacrificateur? (...) Même s'il n'avait pas la compétence pour s'être mérité le poste de souverain sacrificateur, il a prophétisé, sans toutefois réaliser ce qu'il était en train de dire. La grâce divine n'a eu qu'à parler par sa bouche sans altérer son cœur corrompu... Reconnaissez toute la puissance de l'Esprit. Il a été capable de faire en sorte que cette merveilleuse prophétie soit entendue, même par l'entremise d'une imagination malsaine. » (Saint Jean Chrysostome, Homélies sur Jean 11) - [traduction libre]
Verset 53:
« 53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir. » (Jean 11:53)
Les pharisiens avaient souvent contemplé l'idée de mettre le Christ à mort, mais à cet instant précis, ils prenaient la chose très au sérieux et discutaient de la façon dont ils allaient mettre leur plan à exécution.
« 54 C'est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm; et là il demeurait avec ses disciples. » (Jean 11:54)
Le Christ savait, mais il attendait que le moment soit venu. Il fit donc un pas en arrière et se rendit dans le désert en attendant son sort. Il devait être crucifié, vous savez, le jour de la Pâque juive, afin de respecter les prophéties et les modalités annoncées dans l'Ancien Testament.
« 55 La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier. 56 Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple: Que vous en semble? Ne viendra-t-il pas à la fête? 57 Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l'ordre que, si quelqu'un savait où il était, il le déclarât, afin qu'on se saisît de lui. » (Jean 11:55-57)
À noter que la résurrection de Lazare fut le dernier événement poussa les pharisiens à mettre le Christ à mort. Quelle ironie, n'est-ce pas? Mais ce n'est pas vraiment ironique, puisque c'est le message que nous a transmis le chapitre 11 de l'Évangile selon saint Jean. Le Christ a voulu redonner la vie à Lazare, lui qui symbolisait l'humanité. Et pour pouvoir donner la vie à l'humanité, le Christ lui-même devait mourir. C'est ainsi que les pharisiens y sont allés de l'avant avec leur plan, lequel fut mis à exécution suite à la résurrection de Lazare.
N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.
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