Au nom du Père et du Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Je vous souhaite la bienvenue à cette analyse approfondie que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous étudions présentement l'Évangile selon saint Jean. La dernière fois, nous nous sommes penchés sur le chapitre 14, où il était question du souper mystique que fut la dernière Cène, et nous avons revu les détails de la tradition juive que le Christ a suivie à l'occasion de cette Pâque juive. Nous avons aussi constaté que les disciples étaient tristes, puisque le Christ leur a annoncé qu'il les quitterait. Il les a invités à ne pas être tristes et les a réconfortés en leur disant qu'il leur enverrait un consolateur, l'Esprit Saint, qui serait avec eux, qui les guiderait, etc. Nous sommes donc prêts à passer au chapitre 15.


Verset 1:


« 1 Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. » (Jean 15:1)


D'entrée de jeu, la première chose que l'on remarque, c'est la différence entre la nature de la vigne et celle du vigneron, lequel représente le Père, dont la nature est différente de celle du Fils, celui-ci étant la vigne, n'est-ce pas? De toute évidence, le Père est l'être spirituel; Il est divin. Le Fils, quant à lui, est à la fois divin et humain; Il est 100% divin et 100% humain. Il s'est incarné pour le salut de l'humanité. Il a pris chair, c'est-à-dire un corps, une âme et un esprit, pour nous sauver. Nous pouvons donc voir cette différence entre le Père et le Fils, entre le vigneron et la vigne. Et répétons-le, c'est pour notre salut.


« 2 Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche...» (Jean 15:2)


Il est clair que les sarments dont il est question ici, c'est nous. Le Christ est la vigne; nous sommes les sarments. Nous sommes de la même nature que lui, ou si vous préférez, il s'est incarné pour adopter notre nature et pouvoir nous sauver, n'est-ce pas?, nous recréer, nous guérir. Nous sommes donc les sarments.


« 2 Tout sarment qui est en moi [uni au Christ] et qui ne porte pas de fruit, il le retranche [nous l'avons déjà dit: en termes simples, lorsque nous péchons, nous nous déconnectons de Dieu, n'est-ce pas?]; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. » (Jean 15:2)


Cette analogie est liée à Ésaïe 5:2. Voici ce que le Christ, ou Dieu, y disait, en parlant des Juifs, du peuple d'Israël:


« 2 Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux;... » (Ésaïe 5:2)


Dieu remua le sol, y enleva les pierres, fit le nécessaire pour qu'il soit prêt, et il y planta la plus belle des vignes, pas une vigne choisie au hasard qui aurait pu être de piètre qualité, non! Il choisit la plus belle vigne, la meilleure.


« 2 ...Il bâtit une tour au milieu d'elle [n'est-ce pas? Il la protégea. Il lui accorda toute son attention], et il y creusa aussi une cuve [Il donna de la joie à cette vigne, à ce sol, à cette contrée, à cette nation, et ultimement, à cette humanité]. Puis il espéra qu'elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais. » (Ésaïe 5:2)


Contrairement à ses attentes, l'humanité n'a pas produit les fruits qu'elle devait produire. Bien sûr, si je dis contrairement à ses attentes, c'est d'après Ésaïe 5, car le Christ savait déjà tout ça. Il avait vu ces choses à l'avance. Il est au-dessus du temps, alors il comprend. Le chapitre 15 de Jean est donc lié à ceci.


Comme je le disais plus tôt, le Christ est la vigne et nous sommes les sarments. Et lorsque nous ne produisons pas de fruits, que nous ne le servons pas, que nous ne prions pas, que nous ne faisons pas de bonnes actions, que nous ne sommes pas vertueux, il y a un problème. Ceci veut dire que le péché nous a déconnectés de Dieu. Ces branches sont coupées et enlevées, mais celles qui produisent des fruits sont émondées.


Pourquoi le Christ les émonde-t-il? Il taille les petites repousses, les petits péchés, les petites choses qui sont inutiles ou qui nous éloignent de lui. Il les retranche. Il nous nettoie. Il nous ramène à lui. Il nous ramène, afin que nous puissions lui ressembler de plus près, n'est-ce pas?, afin que nous puissions produire plus de fruits, n'est-ce pas? Il rehausse ces branches. Notre union avec Dieu, lui qui est source de vie, nous permet alors de produire des fruits et de lui ressembler. Et Dieu travaille constamment avec nous, afin de s'assurer que nous produisions encore plus de fruits pour glorifier son nom et pour le salut de ses bien-aimés.


Puis le Christ dit:


« 3 Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. » (Jean 15:3)


Encore ici, nous retrouvons la même idée d'émondage. Le Christ dit aux disciples: Vous êtes déjà purs. Et comment? - Grâce à sa parole. Et quelle est cette parole? - Ses commandements. Si nous suivons les commandements de Dieu, nous demeurons unis à lui et par conséquent, nous sommes vivants. La branche produit des fruits, puisqu'elle est reliée à la vigne. Elle n'a pas été retranchée, n'est-ce pas? Il est donc très important de suivre les commandements. C'est ce qui nous garde unis au Christ. Le péché nous déconnecte de lui.


C'est cette idée que véhiculent les versets 4 et 5:


« 4 Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si


vous ne demeurez en moi [en vérité, la vraie vie ne se trouve qu'au sein du Christ]. 5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire [sans lui, nous sommes carrément morts]. » (Jean 15:4-5)


Verset 6:


« 6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment [ainsi, celui qui choisit de ne pas demeurer attaché à la source de vie est écarté], et il sèche [car une fois coupé des nutriments dont il a besoin, il meurt, n'est-ce pas?, il sèche et va rejoindre les autres qui sont comme lui]; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. » (Jean 15:6)


Il va rejoindre les autres... ici encore, nous retrouvons cette idée négative qui veut que ceux qui refusent d'être comme le Christ s'encouragent entre eux à se tenir loin de lui. Ainsi, ces gens se rassemblent dans des lieux où ils ne devraient pas se trouver. Ils se retrouvent dans un environnement qui ne convient pas à la présence du Christ, n'est-ce pas? Ils s'y rassemblent et sont jetés au feu, ce qui est une façon symbolique d'évoquer l'enfer. Par contre:


« 7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » (Jean 15:7)


Si vous souhaitez être mes véritables filles et fils, et par le fait même, vous acceptez de demeurer en moi, vous acceptez que mes paroles demeurent en vous, n'est-ce pas?, et vous suivez mes commandements, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.


« 8 Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié [son nom sera glorifié], et que vous serez mes disciples. » (Jean 15:8)


Et c'est là la marque d'un vrai disciple, d'un vrai ministre, d'un vrai serviteur du Christ, d'un vrai fils et d'une vraie fille, n'est-ce pas? Et ceci nous rappelle que parfois... et pardonnez- moi d'utiliser encore cette analogie... parfois nous traitons Dieu comme s'il était le Père Noël, n'est-ce pas? Nous lui demandons des choses et nous espérons les obtenir, mais le Père Noël est un personnage très lointain, vous savez. Nous ne le connaissons pas. Notre relation avec lui est très impersonnelle. Nous nous croisons les doigts, en espérant être sur la bonne liste et non sur la liste noire, et ainsi, nous obtenons le cadeau souhaité... Mais le Christ ne fonctionne pas comme ça.


Il nous dit: Si vous demeurez en moi, si nous avons une vraie relation, si nous sommes unis, si vous prenez part à l'Eucharistie, si vous faites toutes ces choses, n'est-ce pas?, que mes paroles demeurent en vous et que vous suivez mes commandements, vous obtiendrez tout ce que vous désirez, n'est-ce pas? Voilà l'idée qui est avancée ici, à savoir que nous devons travailler à lui ressembler de plus en plus si nous souhaitons marcher sur la voie de la sainteté.


Verset 9:


« 9 Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. 11 Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jean 15:9-11)


Ce que l'on remarque ici, c'est que tous les commandements sont fondés sur l'amour. C'est la raison d'être des commandements, n'est-ce pas? L'amour... et le Christ aussi, le Dieu- homme, n'est-ce pas? Lui qui s'est fait homme et qui a respecté les commandements est, en conséquence, demeuré dans l'amour de Dieu, dans l'amour du Père. Bien qu'il soit lui-même divin, il demeure toujours dans l'amour du Père, n'est-ce pas? Mais dans ce cas-ci, sa nature humaine demeure également dans l'amour du Père, puisqu'en tant qu'humain, il a respecté les commandements. Il a ainsi ouvert la voie pour nous et il nous demande de la suivre: Faites de même, marchez dans mes pas. Et si vous le faites, vous aussi demeurerez dans l'amour du Père. Et ce faisant, ma joie demeurera en vous et elle sera totale. C'est ça la vraie vie, n'est-ce pas?, de pouvoir demeurer dans le cadre des commandements de Dieu et de connaître une joie totale.


Verset 12:


« 12 C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » (Jean 15:12)


C'est un nouveau commandement. Nous avons toujours été créés pour nous aimer les uns les autres, mais à présent, nous devons nous aimer entre nous comme le Christ nous a aimés, ce qui est très, très difficile à réaliser, n'est-ce pas? Mais c'est l'objectif que nous devons viser et, bien que nous rations très souvent la cible, il faut continuer d'essayer.


Puis il dit:


« 13 Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jean 15:13)


Il n'y pas de plus grand amour que de mourir, de se sacrifier pour l'autre, pour un ami, une épouse, pour un voisin, pour un ennemi. Et l'amour dont on parle ici, bien que les émotions en fassent partie, va beaucoup plus loin et plus profondément que celles-ci. Sur le plan chrétien, l'amour est un sacrifice envers l'autre et l'incarnation même de cet amour, c'est celui du Christ qui est mort pour nous sur la croix.


Et il est mort pour nous, même si nous ne le méritions pas et que nous persistions à le rejeter. Il savait que ça se passerait ainsi. Il savait tout ça d'avance et pourtant, il a quand


même choisi de mourir pour nous. Car au moment de créer Adam et Ève, le Christ savait, Dieu savait, toute la Sainte Trinité savait que l'humanité allait chuter, mais Dieu a choisi de créer, même s'il avait déjà à l'esprit l'épisode de la croix. C'est un amour qui dépasse l'entendement, et pourtant, c'est celui que Dieu nous manifeste. Et ainsi, il nous dit: Voilà l'objectif que vous devez viser: éprouver le même type d'amour.


Verset 14:


« 14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. 15 Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître [à présent, Dieu partage ses plans avec eux]; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. » (Jean 15:14-15)


Et le mot amis n'est qu'une caractéristique, n'est-ce pas? Sainte Marie et les cousins du Christ, n'est-ce pas?, étaient venus pour le voir alors qu'il y avait une foule autour de lui, n'est-ce pas? Les gens étaient tous assis à l'écouter et ils lui dirent: ta mère et tes frères te réclament, en parlant de ses cousins. Alors il leur répondit: Ceux qui font la volonté de Dieu sont de ma famille, mon père, mon frère, ma mère, n'est-ce pas? Notez que je reformule ici.


Nous sommes destinés à faire partie de la famille de Dieu, ses fils, ses filles, ses amis. Mais quelle est donc cette sorte d'amour? C'est tout de même extraordinaire de constater que le Créateur de l'univers tout entier souhaite être en relation avec vous et moi. Incroyable, n'est- ce pas? Ainsi, nous devrions répondre à son invitation et suivre ses commandements, afin de connaître cette vie et cette joie.


Car, encore une fois, si on revient à Adam... Puisque Adam a mangé de l'arbre défendu, il a connu la mort, c'est-à-dire que physiquement, il a continué de vivre sa vie, spirituellement déchu. Il n'a donc pas vécu la vie d'après sa conception originale. Sa joie ne fut jamais complète. Ce fut une vie vide, sans but, marquée par l'anxiété, la confusion, la colère, l'impatience, n'est-ce pas? Mais Dieu dit: Je veux t'offrir une vraie vie. Suis mes commandements. Essaie, tu verras bien.


Souvent, la meilleure façon de saisir toute la profondeur et la beauté du christianisme, c'est de le prendre très au sérieux, disons, pendant un mois ou deux. Imaginez que c'est une pratique d'un mois ou deux, n'est-ce pas? Faites tout ce qu'il faut, comme prier, lire la Bible, aller à l'Église et tout le reste, suivre les commandements, se tenir loin du péché, et voyez ce qui arrivera à votre âme.


S'il y a longtemps que vous ne vous êtes pas confessés, faites-le. Et bien sûr, n'oubliez pas de prendre part à l'Eucharistie. Engagez-vous dans toutes ces activités et vous verrez s'opérer en vous une conversion interne inexplicable qui vous transformera, parce que vous goûterez au royaume de Dieu qui vous habite, et vous voudrez dès lors marcher toujours dans cette voie. Il faut l'essayer. Vous devez faire l'effort, n'est-ce pas?


Répétons-le, Dieu nous dit: Ne vous préoccupez pas de vous-même; prenez votre croix et suivez-moi. Il faut cesser de penser à soi-même, n'est-ce pas? C'est vrai, la porte est étroite. Oui, ce sera difficile. Mais je suis là, au bout de l'épreuve. Mon fardeau est léger et il est bon. Dieu est là. Il est bien réel et il veut que vous profitiez d'une pleine vie en lui.


Verset 16:


« 16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit,... » (Jean 15:16)


Le Christ, ici, les encourage. Pour un Israélite, c'est le disciple qui choisit son rabbin. Mais ici, c'est l'inverse qui se produit: le rabbin, le Christ, le Messie lui-même les a choisis. Alors il les encourage. En d'autres mots, il leur dit: Je sais que ce que je vous dis vous paraît énorme, mais je vous ai choisis. Je vous connais. Vous êtes capables. Alors allez et fructifiez!


« 16 ...et que votre fruit demeure,...» (Jean 15:16)


Les ministères ne produisent pas tous des fruits durables. Certains ne sont pas utiles, n'est- ce pas? Mais faites ce qu'il faut. Que vos fruits aient un impact durable. Et bien sûr, les fruits persisteront si l'on dépend de Dieu, si l'on travaille avec Dieu; pas si on s'isole pour travailler seul, à ce fier uniquement à son propre pouvoir, à sa propre force.


« 16 ...afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. 17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. » (Jean 15:16-17)


C'est un commandement. Ceci est mon commandement: Aimez-sous les uns les autres. Il n'y a pas d'autre choix. La Trinité, les trois personnes de la Trinité ne font qu'un. Elles sont un Dieu unique et elles partagent la même essence divine. Et entre elles règne un amour ultime, inconditionnel. Elles sont la source de l'humilité et nous devons les imiter. Je vous donne l'ordre de vous aimer les uns les autres. Au sein du christianisme, il n'y a aucune autre alternative que de nous aimer les uns les autres.


Verset 18:


« 18 Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. » (Jean 15:18)


Voilà une garantie certaine: comme chrétiens, le monde va nous détester. Non pas que nous le souhaitions; nous ne détestons personne, mais c'est ce qui se produit, naturellement.


« 19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui;... » (Jean 15:19)


Que cela signifie-t-il, quant à ma position et à mes croyances dans la vie? Si je crois et que je suis toujours en accord avec ce que le monde véhicule autour de moi, si je veux cadrer avec


le monde en tout temps, si je me définis uniquement par les lois établies, quelle est l'image que je projette de moi-même? Quelle est ma position? Est-ce ainsi que je devrais être? Évidemment, il y a quelque chose qui ne va pas.


« 19 ...mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde [Il vous a choisis pour vivre dans ce monde, mais votre cœur n'est pas de ce monde. Vous êtes différents. Vous êtes la lumière du monde.], à cause de cela le monde vous hait [vous n'êtes pas comme eux]. » (Jean 15:19)


Saint Antoine disait que le temps viendrait où les gens diraient que les chrétiens sont fous, car ils ne sont pas comme eux, car ils prennent part à des activités qui sont différentes des leurs, n'est-ce pas?


« 20 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi;...» (Jean 15:20)


En vérité, ce que prédisent les Écritures dans les prophéties sur la fin des temps, c'est que les chrétiens seront persécutés. De nos jours, dans l'ouest, nous ne sentons pas cette persécution et nous vivons très paisiblement, mais il semble que ce ne soit qu'une question de temps et que le phénomène prendra des proportions planétaires, n'est-ce pas? Il ne se limitera pas à notre localité immédiate.


« 20 ...s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. 21 Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé. » (Jean 15:20-21)


Verset 22:


« 22 Si je n'étais pas venu et que je ne leur eusses point parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont aucune excuse de leur péché. 23 Celui qui me hait, hait aussi mon Père. 24 Si je n'avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. 25 Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur loi: Ils m'ont haï sans cause. 26 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi; 27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement. » (Jean 15:22-27)


Ce passage, selon moi, est très clair. La seule partie que je commenterai rapidement est au verset 26, là où l'on dit: Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père... L'Église orthodoxe croit qu'au sein de la Trinité,


soit le Père, le Fils et le Saint-Esprit, le Père lui-même est la source. Il est la source première. Il est donc la source.


Ainsi, le Saint-Esprit vient seulement du Père qui en est la source, n'est-ce pas? Et le Fils est engendré par le Père, lequel est également la source du Fils. Mais l'Esprit-Saint est envoyé par le Fils. C'est ce que dit le verset 26. Revoici l'extrait: Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père... C'est donc le Fils qui envoie l'Esprit de la part du Père, mais l'Esprit vient du Père lui-même. C'est ce que nous répétons dans notre Credo depuis le 4 è siècle et même avant.


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


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