Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Je vous souhaite la bienvenue à cette présentation que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes, durant laquelle nous faisons ensemble une analyse détaillée de l'Évangile selon saint Jean. La dernière fois, nous nous sommes penchés sur le chapitre 5 de cet Évangile qui rapporte que le Christ a guéri un homme qui souffrait de paralysie depuis 38 ans. Nous avons expliqué que ceci symbolisait le baptême et que le Christ avait posé ce geste durant le sabbat, et ce, de façon intentionnelle. Le fait d'œuvrer durant le sabbat signifiait qu'il était égal au Père, qu'il était au-dessus du sabbat, au-dessus des règles. Et du même coup, il se fit un devoir de corriger la conception que les pharisiens s'était faite du sabbat, en leur montrant que rien n'empêchait personne de faire le bien cette journée-là. Ceci créa une tension entre les pharisiens et lui, comme en témoignent les versets 16 à 30. C'est donc ici que nous débutons notre analyse d'aujourd'hui.


Le verset 31 nous dit ceci:


« 31 « Si c'est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n'est pas vrai. [De toute évidence, le Christ sait que son témoignage est vrai. Par conséquent, il ajoute:] 32 Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu'il rend de moi est vrai. » » (Jean 5:31-32)


Ainsi, le Christ comprend leurs antécédents et leur contexte. Voyez-vous, dans la loi juive, il faut au moins deux témoins pour qu'un fait soit considéré comme réel ou digne d'être allégué. Donc ici, le Christ dit qu'il comprend que de témoigner de lui-même n'est pas suffisant, mais non, non, non... il y a une autre personne qui témoigne de lui. Il y a un deuxième témoin dans cette affaire et ce témoin, de toute évidence, c'est le Père. Et le Père témoigne du Fils à travers ses miracles. Voilà l'essentiel du message qu'il nous transmet ici.


Allons maintenant voir le verset 33:


« 33 « Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité. 34 Pour moi ce n'est pas d'un homme que je reçois le témoignage; mais je dis ceci, afin que vous soyez sauvés. 35 Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière. » » (Jean 5:33-35)


Il leur dit ici: Écoutez, vous exigez qu'il y ait un témoin, je comprends ça. C'est pour cette raison que vous êtes allés voir Jean le Baptiste et que vous lui avez demandé qui il était. Et Jean vous a répondu qu'il n'était pas le Messie, mais que celui-ci viendrait. Puis il m'a baptisé


et il a déclaré: voici le Messie. Ainsi, Jean a témoigné que j'étais le Messie et vous exigez un témoin, à proprement parler. Puis au verset 34, il dit: Pourtant, en ce qui me concerne, le témoignage d'un homme n'est pas recevable. Autrement dit, le témoignage de saint Jean Baptiste m'importe peu. Je n'ai pas besoin qu'un homme témoigne pour moi, puisque j'ai mon propre témoignage et j'ai celui de mon Père. Pour moi, qui suis Dieu, égal au Père, le témoignage d'un homme n'a aucune validité. Nous... nous sommes au-dessus de tout. Mais si je vous dis ces choses, si j'accepte de m'abaisser à ce niveau, c'est pour que vous soyez sauvés, alors veuillez me croire.


Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière. Vous avez vu ce qu'il a accompli, vous avez vu à quel point il était juste, et pour un temps, vous avez daigné vous réjouir à sa lumière. Alors maintenant, réjouissez-vous à la présente lumière, moi, le Messie, qui suis sur terre. Au verset 35, remarquez bien qu'il parle de Jean le Baptiste au passé, rappelant que les pharisiens ont bien voulu, pour un temps, se réjouir à sa lumière. Ceci suppose qu'à l'instant où le Christ prononçait ces paroles, Jean le Baptiste était déjà en prison.


Verset 36:


« 36 « Moi, j'ai un témoignage plus grand que celui de Jean; car les œuvres que le Père m'a donné d'accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c'est le Père qui m'a envoyé. » » (Jean 5:36)


Ce qu'il dit clairement ici, c'est que le Père a témoigné de lui et qu'il l'a fait par le biais de ses œuvres, donc ses œuvres constituent aussi des témoins. Ainsi, toutes ses œuvres, y compris la plus récente, soit la guérison du paralytique en plein sabbat, sont des preuves de sa divinité.


« 37 « Et le Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n'avez jamais entendu sa voix, vous n'avez point vu sa face,... » » (Jean 5:37)


Il est en train de leur dire que même s'ils affirment connaître Dieu le Père, ce n'est pas le cas. Moi je le connais, dit-il. Je l'ai vu. J'ai entendu sa voix. Je peux puiser dans sa volonté, mais pas vous. Puis il continue: Je suis Dieu; vous êtes des humains. Je suis le Créateur; vous êtes la création. Il termine en les implorant de croire en lui. La comparaison se poursuit au verset 38:


« 38 «...et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu'il a envoyé. » » (Jean 5:38)


Il leur dit: Vous avez beau penser que vous obéissez au Père, mais dans les faits, vous me rejetez, ce qui est un non-sens. Le fait que vous me rejetiez est la preuve que vous ne respectez pas la parole du Père, puisque vous ne croyez pas celui qu'il vous a lui-même


envoyé. Vous ne pouvez pas jouer sur deux plans. Ou bien vous m'acceptez, et ainsi vous acceptez le Père, ou bien vous me rejetez, et du coup, vous rejetez le Père.


Poursuivons avec le verset 39:


« 39 « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi. [De toute évidence, quand il mentionne les Écritures ici, il pense à l'Ancien Testament et c'est vrai que celui-ci témoigne du Christ à maintes reprises, mais c'est un sujet trop vaste pour qu'on en parle ici.] 40 Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! » » (Jean 5:39-40)


À ce propos, saint Jean Chrysostome nous dit ceci:


« Mes frères, prenons le temps de bien considérer les questions spirituelles et cessons de penser qu'il est suffisant pour notre salut de les poursuivre à tâtons (sans trop s'en soucier) [Il veut dire ici que lorsqu'il s'agit de questions spirituelles, il faut être très méticuleux dans notre approche]. Car s'il est vrai que l'homme ne peut pas tellement bénéficier des choses matérielles s'il les traite avec indifférence et sans rigueur, ce sera d'autant plus vrai en ce qui concerne les questions spirituelles, puisqu'elles exigent encore plus d'attention. [Il explique que souvent, nous abordons les choses matérielles de façon très scrupuleuse, mais que si nous les abordons sans s'y intéresser, les choses tournent mal et qu'il en est de même pour les choses spirituelles.] C'est pourquoi le Christ, lorsqu'il a référé les Juifs aux Écritures [en parlant du passage que vous venons de lire], il leur a demandé de ne pas en faire une simple lecture [Il leur a dit: ne vous contentez pas de lire!], mais d'y prêter attention et de peser chaque mot. En effet, il n'a pas dit 'Lisez les Écritures', mais bien 'Explorez les Écritures'. » (Saint Jean Chrysostome) - [traduction libre]


Le Christ nous appelle à lire les Écritures, à y faire des recherches, à les apprécier, à nous en nourrir. La Bible est le Verbe vivifiant de Dieu. C'est une mer de spiritualité. C'est un trésor caché dont nous devons nous nourrir et nous réjouir, jusqu'à ce qu'il devienne pour nous un moyen de nous remplir de l'Esprit Saint. Ceci est super important, super essentiel!


C'est triste parfois d'entendre quelqu'un dire: tu sais, je ne lis pas la Bible, parce que je n'aime pas lire, ou de voir quelqu'un écouter des sermons au lieu de lire la Bible. Non, non, non, il faut lire, il faut sonder, il faut apprécier les Écritures. Et une fois qu'on a fait cet effort, on peut alors consulter certaines interprétations et écouter des sermons, en plus de continuer nos lectures attentives. Mais de grâce, prenons le temps d'approfondir les Écritures, tel que le Christ nous le demande.


Verset 41 maintenant:


« 41 « Je ne tire pas ma gloire des hommes. 42 Mais je sais que vous n'avez point en vous l'amour de Dieu. » » (Jean 5:41-42)


Le Christ débute ici en se comparant à eux et il leur dit: Je ne tire pas ma gloire des hommes, mais je vous connais; vous n'avez point en vous l'amour de Dieu. Je suis prêt à me sacrifier pour les autres et au nom de la vérité, mais pas vous; vous n'avez pas d'amour pour Dieu; vous n'avez pas soif de vérité; vous n'avez même pas d'amour pour les autres; vous ne vous souciez que de vous-mêmes.


« 43 « Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom [possiblement l'Antéchrist], vous le recevrez. » » (Jean 5:43)


Vraiment? En vérité, l'esprit de l'Antéchrist est déjà parmi nous, non pas l'Antéchrist lui-même, dis-je bien, mais son esprit qui vit au sein de nombreuses personnes.


« 44 « Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul? » » (Jean 5:44)


Il leur dit que s'ils se mettent à croire en lui, leur popularité va en souffrir en fin de compte, qu'ils le savent et que c'est pour cette raison qu'ils le rejettent. Il ajoute qu'ils ne pensent qu'à la gloire qu'ils peuvent tirer des autres. Ils ne cherchent pas la gloire de Dieu ni celle du Christ.


Les Juifs visaient le gain personnel et c'était un gain matériel: la gloire que les autres leur procuraient. Et c'est pourquoi leur jugement était biaisé et que leurs cœurs étaient endurcis. Pourtant, nous faisons la même chose, non? Nous voulons interpréter la loi de Dieu à notre façon, subjectivement, d'après nos vœux et nos désirs. Nous lisons les Écritures avec nos propres filtres que nous appliquons aussi en écoutant des sermons, n'est-ce pas? Si nous faisons cela, c'est souvent parce que notre esprit est centré sur le matériel, ce qui est très mauvais.


Saint Jacques nous dit:


« 4 ...Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu [ce qui est très inquiétant]. » (Jacques 4:4)


Quiconque veut se faire l'ami du monde se fait ennemi de Dieu. Les versets comme celui-là sont très pénibles à entendre, mais ils sont bien là, au sein des Écritures. Ils sont là pour nous amener à nous repentir, pour nous rappeler que nous devons travailler pour notre salut, malgré la peur et les frissons, puisque de grands péchés peuvent s'emparer de nous et nous faire dérailler. Et même si nous savons nous repentir, nous ne le faisons pas toujours d'emblée, car nos cœurs s'endurcissent de plus en plus.


Nous aimerions tous être comme le bon larron parfois, mais nous oublions qu'il était une exception, qu'il n'était pas comme le commun des mortels. Nous devons donc être prudents et nous repentir. Nous devons prendre les Écritures au pied de la lettre et demander à Dieu, par l'entremise de nos pieuses lectures, de nous amener à nous repentir et à vivre une vie de rectitude en lui.


Passons au verset 45:


« 45 « Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu'il a écrit de moi. 47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles? » » (Jean 5:45-47)


Les Juifs, ici, pensaient peut-être que Moïse les féliciterait pour leur zèle envers le Christ. Alors, Jésus s'est sagement approprié la complicité de Moïse en leur disant: Moïse a parlé de moi. Je le répète, explorez les Écritures, apprenez, croyez en elles, et ainsi, vous croirez en moi.


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


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N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.