Au nom du Père et du Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Je vous souhaite la bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Lors des dernières vidéos, nous avons vu que le Christ avait guéri l'homme aveugle durant le sabbat et qu'en conséquence, les pharisiens n'étaient pas très contents. Ils s'étaient donc emparé de l'homme, l'avaient jugé et l'avaient banni de la synagogue. On l'avait ainsi exclu du judaïsme. Une fois banni, le Christ était allé le trouver et l'avait admis au sein du christianisme et l'homme avait cru en lui, confiant qu'il était le Messie.


Puis le Christ discuta avec les pharisiens et les Juifs et leur demanda: Pourquoi n'êtes-vous pas contents que l'un de vos fils, cet homme qui était aveugle, soit maintenant guéri? Puis il ajouta: Je suis venu pour rendre la vue à ceux qui ne voient pas. Le Christ était donc venu pour guérir. Et bien sûr, cette phrase ne visait pas seulement les maladies physiques, mais les maladies spirituelles également.


Encore ici, les pharisiens ne furent pas très contents d'entendre ces propos du Christ. Mais celui-ci enchaîna avec le récit du bon berger en déclarant: Je suis le bon berger. Je me soucie vraiment des brebis, n'est-ce pas?, alors je me soucie de cet homme aveugle aussi. Puisque vous n'êtes pas de bons bergers, vous rejetez les brebis. Vous ne voulez pas les guérir.


Poursuivons maintenant notre étude à partir du verset 22.


« 22 On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver. » (Jean 10:22)


La fête de la Dédicace commémore les Maccabées, personnages ayant vécu au 2 è siècle av. J.-C. qui s'étaient révoltés contre leurs oppresseurs et avaient réinstauré le temple. C'est donc Hanoukka 1 aujourd'hui:


« 22 On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver. 23 Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. » (Jean 10:22-23)


On dit que sous le portique de Salomon, il faisait un peu plus chaud. C'est pourquoi le Christ et tous les autres se tenaient là. Il y avait des murs tout autour d'eux qui les protégeaient.


1 Hanoukka est le mot hébreu mis pour dédicace, qui est aussi le nom de la fête dont il est question dans le texte.


« 24 Les Juifs l'entourèrent, et lui dirent: Jusques à quand tiendras-tu notre esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis-le-nous franchement. 25 Jésus leur répondit: Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. 26 Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. 27 Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. 28 Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. 30 Moi et le Père nous sommes un. » (Jean 10:24-30)


Les Juifs ont dit au Christ: Dis-le-nous franchement, es-tu le Messie? Et le Christ a répondu en attirant leur attention sur ses œuvres. Il n'a pas répondu franchement comme ils l'avaient demandé, puisqu'il leur avait déjà dit de plusieurs façons et ils ne l'avaient pas écouté.


En gros, voici comment il leur a répondu: Cela dépend de votre définition du Messie. Si, pour vous, c'est un envoyé de Dieu qui vient vous offrir le salut, qui vient vous guérir, vous ressusciter, anéantir la mort et restaurer l'état de corruption dans lequel vous vous trouvez, alors oui, je suis le Messie et mes œuvres en témoignent. Mais si vous croyez que c'est quelqu'un qui vient instaurer un royaume terrestre, alors non, je ne suis pas le Messie.


Ainsi, il ne leur a pas répondu directement. Il a insisté sur les œuvres qu'il avait accomplies, sur les miracles qu'il avait faits, et leur a dit: Écoutez, peu importe votre définition du Messie, vous ne pouvez pas ignorer les miracles. Alors, croyez-moi. Et il a ajouté: ces œuvres, ces miracles, je les ai faits au nom de mon Père. Je le répète, je suis consubstantiel au Père. Nous partageons la même essence. Il leur a donc dit, de façon indirecte, qu'il était le Messie. Mais il leur a aussi dit: Vous ne me croyez pas. Vous ne faites pas partie de mes brebis, car ce que vous cherchez tient du matériel, non du céleste.


Relisons les versets 26 et 27:


« 26 Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. 27 Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. » (Jean 10:26-27)


On constate que le Christ, encore ici, crée des divisions. Pourquoi? Parce qu'il est la vérité. Certaines personnes cherchent la vérité et d'autres préfèrent mener leur vie comme ils l'entendent. Mais la vérité entraîne des dissensions à tous les coups. C'est pourquoi on dit que la vérité fait mal. Il est difficile d'accepter la vérité telle quelle, car au fond, on ne veut pas la voir. Dans ce passage, il y a dissension. Le Christ ne l'a pas voulu, mais les gens qui entendent son message ne l'accueillent pas tous de la même façon.


Il est très facile d'observer ces Juifs et ces pharisiens et de se demander: Mais comment ont- ils pu agir ainsi? Ces gens étaient... Je n'en reviens pas... À leur place, je n'aurais jamais fait ça. Mais à bien y réfléchir, on réalise que ces personnes... ce qui les a poussées à rejeter le Christ, c'est qu'elles étaient axées sur les choses matérielles.


Posons-nous la question: Sommes-nous vraiment centrés sur le Christ? À cela, nous nous empressons de répondre: Oui, bien sûr, je suis chrétien! D'accord, mais comme chrétiens, à quoi occupons-nous nos journées? Par exemple, lorsque nous nous adressons aux jeunes et que nous leur demandons: Dieu est-il plus important que l'école, que vos examens? Est-il plus important que votre travail?... ils répondent tout de suite: Oui, bien sûr!


Maintenant, passons à la question suivante: Combien de temps consacrez-vous à Dieu? Combien de temps passez-vous à prier, à lire ta Bible, à aller à la messe et à prendre part à l'Eucharistie, à vous repentir, à vous soumettre à l'introspection, etc.? Et si je comparais le temps que vous consacrez à ces choses avec celui que vous consacrez à vos études, à vos amis, à jouer à des jeux et quoi d'autre encore, pourrais-je conclure que vous aimez vraiment Dieu, que vous en êtes passionnés, que vous l'aimez avec ferveur?


C'est peut-être injuste de poser une telle question, quand on considère que se consacrer à Dieu est un processus graduel pour tous et que nous allons de gloire en gloire jusqu'à atteindre la sainteté. Mais il faut nous examiner. Est-ce que nous l'aimons vraiment? Pensons-y un peu: Si le Christ venait nous visiter aujourd'hui, avec ou sans miracles, plusieurs le rejetteraient de nouveau, surtout s'il ne faisait aucun miracle. Et s'il faisait des miracles, plusieurs le rejetteraient quand même, car sa moralité, son éthique, son enseignement... tout ça nous paraîtrait difficile à accepter. Et souvent, même les chrétiens sont incapables de composer avec ces valeurs.


Il nous faut donc revoir qui nous sommes. C'est par les gestes que nous posons qu'il faut montrer à Dieu que nous l'aimons, pas par les paroles qui sortent de notre bouche. Il faut lui offrir notre cœur. Nous ne valons pas mieux ces personnes. Disons-le encore, c'est la grâce qui peut nous sauver. Il nous suffit de répondre à cette grâce à la mesure de ce que le Christ mérite: avec toute la beauté qu'il arbore, lui qui est l'époux, lui qui est mon meilleur ami. Et il nous faut désirer cette relation intime avec cet être qui est la source de vie.


Au verset 28, le Christ disait: Je leur donne la vie éternelle. Je leur donne, moi le Christ, le Logos, le Fils de Dieu, je leur donne la vie éternelle, parce que je suis l'Être. Je suis celui qui est. Je suis la source de vie même. Je fais partie du Père. Je partage son essence. Ainsi, je leur donne la vie éternelle. Autrement dit, il leur répond qu'il est le Messie. Puis il ajoute que personne ne peut ravir les brebis de sa main ou de celle de son Père.


Vous croyez pouvoir bannir cet homme aveugle de l'Église de l'Ancien Testament? Vous ne pouvez pas. Personne ne peut arracher ces brebis de mes mains ou de celles de mon Père.


J'ai l'autorité sur elles. Vous n'avez pas cette autorité. Vous n'êtes pas de vrais bergers. Puis il leur dit: Le Père et moi ne faisons qu'un. Saint Cyrille nous explique la portée de ces paroles:


« En disant que le Fils et de Père ne font qu'un, nous ne cherchons pas à réduire leur individualité [leur personne] à un chiffre unique [Il dit qu'ils ne sont pas une seule et même personne. Ainsi, le chiffre un ne signifie pas une seule personne], comme certains le font en disant que le Père et le Fils sont une seule et même personne. C'est plutôt parce que nous croyons que le Père lui-même et le Fils lui-même subsistent (existent) tous les deux personnellement [en tant que personnes distinctes]. Et en les combinant dans une seule et même Essence, nous savons également qu'ils possèdent chacun leur propre pouvoir, bien qu'ils semblent tous deux en disposer d'une manière égale. En disant Mon Père et moi ne faisons qu'un, le Christ dit « un » en parlant de l'essence qu'ils partagent. Et par l'expression « nous ne faisons qu'un », il sépare en deux entités ce que nous concevons et qui les unit en une seule divinité. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur le chapitre 10 de Jean) - [traduction libre]


Ainsi, lorsque le Christ dit Mon père et moi ne faisons qu'un, il parle au pluriel... Il y a donc deux personnes en jeu ici, mais le un réfère à l'essence divine que le Fils, le Père et le Saint- Esprit partagent.


Bien entendu, comme le Christ vient de proclamer sa divinité et qu'il s'est fait égal au Père, les Juifs se préparent à se déchaîner contre lui encore une fois. Le verset 31 dit ceci:


« 31 Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider. 32 Jésus leur dit: Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père: pour laquelle me lapidez-vous? 33 Les Juifs lui répondirent: Ce n'est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. » (Jean 10:31-33)


Ce passage, comme d'autres avant lui, rapporte que le Christ a affirmé qu'il était Dieu et que ses interlocuteurs ont très bien compris le message... et c'est pourquoi ils veulent le lapider, n'est-ce pas?


« 34 Jésus leur répondit: N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux? » (Jean 10:34)


Vous avez remarqué qu'il leur a répondu très calmement et en toute sagesse, n'est-ce pas?


« 35 Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie, 36 celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites: Tu blasphèmes! Et cela parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. » (Jean 10:35-36)


Lorsque Jésus leur dit: N'est-il pas écrit dans votre loi: « J'ai dit: Vous êtes des dieux »?, il fait allusion au Psaume 82 du texte massorétique 2 . Ce psaume parle des juges, soit les gens qui jugeaient les Israélites, et ces juges étaient appelés des dieux, car ils avaient reçu un attribut de Dieu. Ainsi Dieu, le grand juge, ayant lui-même l'autorité de juger, avait partagé cette qualité avec certains et ceux-ci jugeaient les Israélites en son nom.


Mais son argument ici, c'est de rappeler que les juges dont il était question dans le Psaume 82 étaient appelés des dieux. Et s'ils étaient appelés ainsi, pourquoi ne pourrait-il pas se servir du même titre pour lui-même en se proclamant Fils de Dieu, lui qui est le Je suis, consubstantiel au Père, le véritable Dieu avec un grand G? Bien sûr qu'il allait le faire!


Verset 37:


« 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. 38 Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. 39 Là-dessus, ils cherchèrent encore à le saisir, mais il s'échappa de leurs mains. » (Jean 10:37-39)


Encore une fois, ils ont voulu s'emparer de lui, du fait qu'il s'annonçait comme étant Dieu. Mais notez bien le sarcasme ici. Jean explique que le Christ a dit plus tôt que les Juifs ne pouvaient pas lui enlever ses brebis des mains ou des mains du Père, et pourtant, il est capable de leur échapper. Et que signifie la phrase que le Père est en moi et que je suis dans le Père? Bien entendu, nous devrons de nouveau faire appel à saint Cyrille pour mieux comprendre. Voici ce qu'il nous dit à ce propos:


« Par conséquent, puisqu'il n'existe qu'une seule divinité au sein du Père, du fils et du Saint-Esprit, on dit que le Père se voit dans le Fils et le Fils dans le Père... [Autrement dit, il affirme qu'on peut parler ainsi, puisqu'ils partagent tous la même divinité, la même essence, la même essence divine.] car puisqu'il est le véritable descendant de l'essence du Père, il possède les traits du Père et son Père lui ressemble aussi. Et s'il affirme qu'il veut les mêmes choses, parle des mêmes choses et accomplit les mêmes choses que le Père, et qu'il n'éprouve aucune difficulté à les faire conformément à sa volonté et tel qu'il les ferait lui-même, c'est dans le but d'être reconnu comme étant consubstantiel au Père dans tout ce qu'il est, et afin qu'on voie qu'il est vraiment le fruit de son essence, et pas seulement uni à lui de façon relative, par des traits similaires et les lois de l'amour, ce qui relèverait du même type d'union que ses créatures vivent avec lui. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur le chapitre 10 de Jean) - [traduction libre]


2 Le texte massorétique est le texte original hébreu de la Bible auquel les massorètes ont ajouté des voyelles, afin de préciser le sens des mots qui, au départ, ne présentaient que les consonnes et portaient à confusion.


Ainsi, les créatures, en l'occurrence les humains, peuvent vivre cette union relative avec Dieu par l'entremise du Fils, n'est-ce pas? Nous vivons cette union relative avec le Père grâce au Fils. Et nous pouvons partager son amour et même un peu de son humilité, voyez-vous, mais ce n'est pas ce type d'union que le Fils vit avec le Père. Le Père et le Fils sont consubstantiels, ce qui veut dire que le Fils partage tout pleinement avec le Père, car ils partagent la même divinité. Ainsi, l'union entre le Fils et le Père n'est pas comparable au lien que l'homme entretient avec le Dieu trinitaire.


Verset 40:


« 40 Jésus s'en alla de nouveau au-delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait d'abord baptisé. Et il y demeura. 41 Beaucoup de gens vinrent à lui, et ils disaient: Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce que Jean a dit de cet homme était vrai. 42 Et, dans ce lieu-là, plusieurs crurent en lui. » (Jean 10:40-42)


Lorsque Jésus s'est rendu à l'endroit où Jean Baptiste baptisait, certains de ses adeptes qui étaient sur place disaient: Même si Jean n'a jamais fait de miracles, ce qu'il disait à ton propos était vrai, alors nous avons foi en toi.


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


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N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.