Au Père et au Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes, alors que nous étudions ensemble l'Évangile selon saint Jean. Nous avons récemment examiné le récit de la femme adultère et la compassion que le Fils de Dieu a eue à son égard. Encore ici, la question qui veut qu'il soit le Fils de Dieu et le Fils de l'homme s'est retrouvée au cœur du débat et ce dernier en a discuté avec plusieurs Juifs. Puisque plusieurs l'ont cru, aujourd'hui, nous allons le voir poursuivre la discussion avec ses adeptes.


Nous en sommes donc au moment où les pharisiens se sont détournés de lui et qu'ils discutent uniquement avec ceux qui croient en lui. À cet effet, le verset 31 dit ceci:


« 31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; 32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (John 8:31-32)


On peut constater, ici encore, que l'accent est mis sur la signification du verbe croire. Il ne s'agit pas seulement d'une idée abstraite, puisque dans cet extrait, il s'adresse à ceux qui croient déjà en lui: Si vous demeurez... notez qu'il dit bien si... Si vous demeurez dans ma parole, alors vous êtes vraiment mes disciples. Donc, le fait de vouloir connaître Dieu va au- delà de l'image mentale. Voici ce qu'on peut lire dans la deuxième Épître de Pierre:


« 20 En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. » (2 Pierre 2:20)


Dans ce contexte, il parle de certaines personnes qui ont échappé aux souillures du monde et qui ont réussi à éviter le péché en apprenant à connaître le Christ, en sachant qui il est. Et pourtant, ces personnes sont tombées de nouveau. Le péché les a prises dans son filet une seconde fois. Il les a vaincues. Et cette condition est pire que la première. Donc, il est clair que de se limiter à croire mentalement ne suffit pas. Il faut s'unir à Dieu, apprendre à le connaître vraiment, suivre sa parole, demeurer en lui et l'aimer de tout son cœur, de toute sa tête, de toute son âme et de toute ses forces.


Ceci dit, puisque le Christ a dit aux Juifs que la vérité les affranchirait, ils s'en sont trouvés quelque peu offensés. On les retrouve ici, au verset 33:


« 33 Ils lui répondirent: Nous sommes la postérité d'Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu: Vous deviendrez libres? » (Jean 8:33)


Et voyez-vous, ce verset est très préoccupant pour eux, car il démontre que les Juifs sont de véritables menteurs ou qu'ils sont dans le déni le plus total, car à ce moment précis, ils vivaient sous l'autorité de Rome, n'est-ce pas? Donc, leur orgueil national était peut-être en jeu et ils se refusaient à croire ce que le Christ leur disait.


« 34 En vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. » (Jean 8:34)


Autrement dit, vous pensez que je parle d'une liberté et d'un esclavage extérieur. Non, je parle d'un esclavage intérieur, du fait d'être esclave de ses passions. C'est pourquoi il leur dit: En vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Je suis ici pour vous délivrer du péché, pour vous rendre la liberté, pour vous accorder la vraie vie.


« 35 Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours. [Je vous veux près de moi... je veux faire de vous mes fils et mes filles, n'est-ce pas?] 36 Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8:35-36)


Remarquez qu'encore ici, aux versets 35 et 36, on établit une comparaison entre le Christ en tant que Fils de Dieu, et nous en tant que fils et filles d'humains. Le Christ nous dit: Je veux vous détourner de l'esclavage et faire de vous des fils et des filles de Dieu. Mais on parle d'adoption de fils et de filles, n'est-ce pas?


Puis, au verset 36, il dit: Si le Fils, F majuscule, si le Fils de Dieu vous affranchit, vous serez réellement libres. C'est ici qu'il fait la distinction entre les humains et lui-même. Il est le véritable Fils naturel du Père, et par conséquent, il est déjà libre et a le pouvoir de nous affranchir. Il est le Messie. Il est le Fils de Dieu. Il est le Fils de l'homme. Et Dieu continue de proclamer qui il est. Il veut que cette idée, que cette vérité s'incruste dans la tête de ses interlocuteurs, alors il poursuit sur sa lancée:


« 37 Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham [d'accord, vous êtes ses descendants naturels au plan biologique]; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. [on sent encore une fois son autorité lorsqu'il parle de sa parole: ma parole ne pénètre pas en vous] 38 Je dis ce que j'ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père. [On remarque le contraste entre les deux types de pères. Nous y reviendrons plus tard.] 39 Ils lui répondirent: Notre père, c'est Abraham. Jésus leur dit: Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham. » (Jean 8:37-39)


En d'autres mots, Dieu est en train de leur dire qu'ils sont les descendants biologiques d'Abraham, mais qu'ils ne sont pas ses enfants, car ils ne font pas les œuvres d'Abraham. Et dans un même ordre d'idée, il leur lance qu'ils sont Juifs de nation, n'est-ce pas?, mais qu'ils


ne sont pas des enfants de Dieu, car bien qu'ils le croient en partie, sa parole ne reste pas en eux, et par conséquent, leur croyance partielle ne suffit pas.


Ceci ne s'adresse pas seulement aux Juifs. Cela nous concerne aussi, en tant que chrétiens d'aujourd'hui. Quelle foi nous anime? Est-ce une foi partielle? Est-ce que la parole de Dieu demeure en nous? Vivons-nous selon sa parole? Le christianisme est-il vécu dans le concret ou n'est-il qu'une idée abstraite qui nous vient à l'esprit, une théorie qui n'est pas mise en pratique? Non, nous devons adhérer à la parole de Dieu si nous voulons vraiment être ses enfants.


Passons au verset 40:


« 40 Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a point fait. 41 Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent: Nous ne sommes pas des enfants illégitimes; nous avons un seul Père, Dieu. » (Jean 8:40-41)


Comme ils sont capables de retracer leur histoire en remontant jusqu'à Abraham et que ce dernier était l'élu de Dieu, pour eux, Dieu est leur Père. C'est ainsi qu'ils comprennent les choses. Mais du même coup, leurs propos sont quelque peu insultants pour le Christ. Lorsqu'ils affirment ne pas être issus de la fornication, ils sous-entendent que Jésus l'est. Et saint Cyrille mentionne que s'ils pensent ainsi, c'est probablement parce qu'ils savaient qu'il y avait quelque chose d'inhabituel dans la relation entre saint Joseph et sainte Marie et qu'une rumeur courait à savoir que sainte Marie avait dû avoir des amants avant de se fiancer à Joseph, puisque, voyez-vous, elle était enceinte. Comme il est plausible qu'ils aient eu vent d'une telle rumeur, ceci expliquerait pourquoi les Juifs auraient sous-entendu que le Christ était issu d'une relation extra-maritale, mais pas eux. En réalité, c'était plutôt l'inverse.


La réaction du Christ vient au verset 42:


« 42 Jésus leur dit: Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé. » (Jean 8:42)


La signification de ceci est comparable à ce que nous éprouvons face aux enfants d'un ami qu'on aime: par extension, nous aimons aussi ses enfants, parce qu'ils sont issus d'une personne que nous aimons. L'idée est la même dans cet extrait. Dieu le Christ dit: Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez. Vous m'aimeriez par extension, puisque je suis le Fils du Père.


Le verset 43 explique pourquoi ils sont incapables d'aimer le Christ:


« 43 Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. » (Jean 8:43)


Il n'y a pas de place dans votre cœur pour que ma parole y pénètre et fasse son œuvre, car votre cœur est rempli d'autre chose. Il est plein de péché, plein de corruption, plein de ténèbres. Vous ne cherchez pas la vérité; vous ne cherchez qu'à suivre votre propre programme. C'est pourquoi vous êtes incapables d'écouter ma parole. Votre cœur est endurci. Il n'est pas une terre fertile. C'est un sol étranglé par les mauvaises herbes, bondé de pierres, n'est-ce pas? Il faut donc purifier nos cœurs pour que la parole de Dieu s'y installe et fructifie. Ainsi, comme chrétiens, il faut accepter de se repentir, afin de pouvoir aimer Dieu véritablement et tout son cœur, et lui permettre de faire son œuvre.


Le Christ poursuit ainsi:


« 44 Vous avez pour père le diable...» (Jean 8:44)


Et vlan! Il s'exprime sans détour... Plus tôt, il se comparait à son propre Père en disant: vous êtes issus de votre père. Mais ici, il précise de qui il parle quand il fait référence à leur père: Vous avez pour père le diable.


« 44 ...et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement [car il a indirectement tué Adam et Ève... indirectement, n'est-ce pas?], et il ne se tient pas dans la vérité [il n'y a pas de vérité en lui, n'est-ce pas?], parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. » (Jean 8:44)


Et voyez-vous, puisque vous mentez aussi, vous êtes les fils et les filles de votre père, le diable, qui est la source du mensonge. On précise ici que le diable est l'opposé de Dieu. Dieu est vérité; le diable est mensonge. Dieu est amour; le diable est haine. Dieu est; le diable est dans un état de non-être, de non-existence, ce qui représente l'enfer, puisqu'il est déconnecté de Dieu dont toute bonne chose est issue, y compris la vie. En nous déconnectant de Dieu, nous passons du côté de la non-existence, du non-être, et nous devenons les fils et les filles du diable. Nous partageons tous cette non-existence, laquelle est une mort éternelle, puisque nous y sommes éternellement déconnectés de la source de vie même.


Puis, le Christ continue de livrer son message au verset 45:


« 45 Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. 46 Qui de vous me convaincra de péché? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez- vous pas? 47 Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu; vous n'écoutez pas, parce que vous n'êtes pas de Dieu. » (Jean 8:45-47)


De toute évidence ici, la tension monte, n'est-ce pas? Alors au verset 48, on dit ceci:


« 48 Les Juifs lui répondirent: N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon? 49 Jésus répliqua: Je n'ai point de démon; mais j'honore mon Père, et vous m'outragez. 50 Je ne cherche point ma gloire; il en est un qui la cherche et qui juge. 51 En vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. » (Jean 8:48-51)


Voyez-vous, plus tôt, le Christ disait qu'il allait purifier les gens de leurs péchés, qu'ils obtiendraient la vraie liberté et que, par conséquent, ils ne connaîtraient pas la mort. L'idée est semblable ici: celui qui respecte sa parole ne connaîtra jamais la mort.


Les Juifs ont réagi très fortement, car dans leur conception des choses à cette époque, ils croyaient que tous les Juifs avaient droit au royaume, peu importe que ce dernier soit ici sur terre ou dans l'au-delà. Mais le Christ vient leur dire: Non, vous n'êtes même pas des fils de Dieu. Vous êtes les fils et les filles du diable. Comme ils ne pouvaient accepter ses propos, ils réagirent violemment et se mirent à l'insulter, à le traiter de Samaritain et à lui dire que le démon était en lui.


Cette réaction au verset 51 arrive juste après, aux versets 52 et 53. Au verset 51, le Christ dit: Celui qui garde ma parole ne verra jamais la mort, ce qui suppose que sa parole est puissante, qu'elle est la source de vie même. Et puisque qu'Abraham est mort, n'est-ce pas?, le Christ se fait plus grand qu'Abraham. Mais ce n'est pas tout. Il affirme que celui qui respecte sa parole ne connaîtra pas la mort. Ainsi, celui qui respecte la parole de Dieu ou du Christ est également plus grand, puisque ce dernier a connu la mort, n'est-ce pas? Encore ici, les Juifs ne font pas la distinction entre la dimension spirituelle et le reste. Pour eux, ce qu'ils viennent d'entendre dépasse le blasphème, alors voici leur réaction:


« 52 Maintenant, lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis: Si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. 53 Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être? » (Jean 8:52-53)


Bien sûr, le Christ sait très bien qu'il provoque une tension. Mais c'est par amour qu'il le fait, car il faut qu'ils sachent qu'il est le Messie et qu'ils seront incapables de trouver la vie autrement que par lui. Il est la source de vie, alors il accepte de créer cette tension, laquelle culminera très bientôt durant la conversation, n'est-ce pas? Il doit leur annoncer qu'il est le Messie, coûte que coûte. Et il fait tout cela par amour pour eux,


C'est le moins qu'on puisse s'attendre de Dieu, lui qui est la lumière. Lorsque les gens vivent dans les ténèbres, il veut les guider vers la lumière, la lumière de vie. Il est la source de


lumière et la source de vie, alors il veut leur donner cette vie. Il ne veut pas qu'ils restent dans la mort. C'est pourquoi il discute ainsi avec eux, par amour pour eux,


La discussion se poursuit au verset 54:


« 54 Jésus répondit: Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien. C'est mon père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, 55 et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole. 56 Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. 57 Les Juifs lui dirent: Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! » (Jean 8:54-57)


En disant cinquante ans, ici, on comprend que le chiffre a été arrondi, mais le plus important vient au verset 56: Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. Ce passage peut s'interpréter de deux façons. D'abord, on peut imaginer qu'Abraham, étant prophète, aurait eu une vision du Messie incarné 2000 ans auparavant, n'est-ce pas? L'autre interprétation serait que, puisque qu'Abraham est vivant, n'est-ce pas?, car les saints sont vivants, n'est-ce pas?, Dieu aurait dit ce qui suit, comme le rapporte Matthieu au chapitre 22 de son Évangile:


« 32 Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob? Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants. » (Matthieu 22:32)


Les saints sont vivants. L'Église victorieuse est là, bien vivante, n'est-ce pas? Donc il est possible qu'Abraham ait été témoin de l'incarnation, puisqu'il était vivant au moment où elle s'est produite. Il a pu entendre la discussion et il se réjouit de voir l'avènement du Messie pour le salut du peuple.


Maintenant, lorsque le Christ dit Je suis, il n'est pas nécessairement en train de proclamer sa divinité. Par exemple, quand il dit Je suis le bon berger, il ne parle pas de sa divinité. Quand il dit Je suis le pain de vie, ce n'est pas non plus un aveu de sa divinité, à moins que le contexte ne lui donne un autre sens. Donc, s'il dit Je suis et qu'il ajoute un autre élément, il n'est pas en train de manifester sa divinité. Par contre, s'il dit seulement Je suis, Eγώ είμαι (Egó eímai) et rien d'autre, dans ce cas, sa déclaration tient du divin. L'extrait suivant en est un parfait exemple:


« 58 ...avant qu'Abraham fût, je suis. » (Jean 8:58)


Et la preuve qu'il ait affirmé être égal à Dieu ou qu'il ait affirmé qu'il était Dieu nous est fournie par la réaction des Juifs qui voulaient le lapider. C'est très simple. Il y a deux autres passages


de la Bible où l'on rapporte qu'il a fait la même chose. Au chapitre 6 de Jean, versets 19-20, il dit ceci:


« 20 ...C'est moi; n'ayez pas peur! » (Jean 6:20)


C'était au moment où il marchait sur l'eau. En grec, C'est moi se dit Egó eímai. C'est une déclaration de divinité. De même, au chapitre 18 de Jean, versets 6 à 8, il demanda aux soldats qui cherchez-vous? Ils répondirent Jésus de Nazareth et Jésus leur dit C'est moi, Egó eímai. Et dès qu'il eût dit c'est moi, les soldats reculèrent et tombèrent par terre, car il venait de leur proclamer sa divinité. Jésus venait de dire Je vous ai dit que c'était moi, n'est-ce pas? Egó eímai. Dans les trois exemples que nous venons de voir, il proclamait sa divinité, mais ce n'est pas le cas chaque fois qu'il dit Je suis.


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


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