Au Père et au Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Bienvenue à cette analyse que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes, durant laquelle nous scrutons en détail l'Évangile selon saint Jean. Nous sommes présentement au chapitre 4. Lors de notre dernière analyse, nous avons vu que le Christ avait approché la femme samaritaine de façon douce et sage, afin de l'amener de son plein gré à croire en lui et elle a confessé qu'il était le Christ. Nous nous apprêtons à découvrir le reste de cette histoire. Poursuivons maintenant notre analyse à partir du verset 27:
« 27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu'il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle? 28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s'en alla dans la ville, et dit aux gens: 29 Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait; ne serait-ce point le Christ? » (Jean 4:27-29)
Le premier point à noter ici... Il faut se rappeler: comme nous l'avons mentionné dans la vidéo précédente, les Juifs ne traitaient pas avec les Samaritains. Mais ici, nous avons le Christ qui est non seulement un Juif, mais aussi un homme, un rabbin, un rabbin respectable qui parle à une femme. Et pour un rabbin, parler à une femme était déjà une situation problématique. En plus, c'était une Samaritaine. Et troisièmement, elle se servait de contenants impurs, alors que les Juifs purifiaient leurs récipients, ce qui faisait partie de leurs rituels. Mais le Christ a fait fi de toutes ces règles. Il voulait tellement sauver cette femme qu'il a ignoré la culture de l'époque.
Pour les chrétiens orthodoxes de l'Ouest que nous sommes, ceci est un point très important, car nous tenons mordicus à notre foi. Et la foi est très importante. Elle fut transmise du Christ aux apôtres, puis aux Pères, et nous voici, 2000 ans plus tard, à vivre cette même foi. Cependant, lorsqu'il est question de culture, les gens ne font pas tous les choses de la même façon. Les doctrines ne changent pas: la foi demeure toujours la même. Mais son expression culturelle varie.
L'Église et ses membres, qui sont des membres du corps du Christ, doivent faire preuve de sagesse lorsqu'ils tentent d'attirer de nouveaux adeptes du Christ au sein de l'Église. En effet, certains traits de culture sont très difficiles à faire disparaître, tandis que d'autres sont plus malléables. Alors, la question de savoir comment s'y prendre. Je n'ai pas de réponse précise à ce sujet, mais ce que je cherche à démontrer, c'est que le Christ a dû outrepasser la culture pour pouvoir amener les gens vers le salut.
Bien sûr, comme la plupart d'entre vous le savez déjà, la femme samaritaine est devenue sainte Photine, ce qui signifie celle qui fut illuminée. Et on lui a également donné un titre qui suggère qu'elle est égale aux apôtres. Évidemment, ce n'est pas une égalité de fonction comme la prêtrise des apôtres, mais une égalité parce que, comme eux, elle a été témoin du Christ. Elle a vu le Messie. Elle l'a reconnu. Et elle l'a prêché, comme les apôtres l'ont fait. C'est en ce sens qu'elle est égale aux apôtres.
Et dans le récit, on constate sa conversion immédiate. Cette femme est venue au puits. Elle voulait puiser de l'eau de la terre, mais elle a trouvé la source d'eau vivifiante qui l'a instantanément amenée à se repentir. Et son repentir l'a même incitée à confesser publiquement qu'elle avait péché. Elle a donc dit à tous: Venez voir cet homme qui m'a raconté tout ce que j'ai fait dans ma vie. Sa foi était très, très solide. C'est comme si le Christ avait volontairement cherché cette femme, sachant ce qu'elle avait dans le cœur. Bien qu'elle eût vécu dans le péché, il savait que son cœur était bon et qu'elle était prête à recevoir la parole de Dieu.
Saint Cyrille a émis un commentaire à l'effet qu'elle ait laissé derrière elle son urne, le récipient dont elle avait besoin pour puiser de l'eau. Pour le Christ, c'était un indice de conversion sans équivoque, car elle était maintenant à la recherche d'eau spirituelle vivifiante. De plus, elle était retournée à la ville pour prêcher le Christ, sans apporter l'eau qu'elle avait puisée, n'est-ce pas? Encore un autre indice d'une franche conversion. Voici ce qu'en dit saint Cyrille:
« La femme qui, deux ou trois jours plus tôt, était la femme de plusieurs hommes et qui, bien souvent, devenait une proie facile aux vains plaisirs, se montre maintenant supérieure et au-dessus des soucis du corps... Imperturbable aussi bien devant la soif que son remède, elle a transformé cette habitude en une autre, grâce à sa foi... Elle n'a plus besoin de l'eau qu'elle venait puiser des profondeurs du puits, ni de ramener son urne de la terre à la maison...» (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean 4) - [traduction libre]
Poursuivons avec le verset 30:
« 30 Ils sortirent de la ville [donc, les gens sont sortis de la ville], et ils vinrent vers lui [le Christ]. 31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange. 32 Mais il leur dit: J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. 33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger? » (Jean 4:30-33)
Ici, les disciples sont revenus probablement très fatigués et très affamés. Alors ils disent au Christ: reposons-nous et mangeons. Mais le Christ savait que la femme samaritaine reviendrait et que d'autres personnes viendraient le voir. Sachant cela, il dit aux disciples: J'ai à manger
une nourriture que vous ne connaissez pas. En d'autres mots, il leur dit que c'est pour les âmes de ces personnes qu'il a faim. Il souhaite leur salut. Il veut qu'elles obtiennent la vie éternelle. Nous mangerons et nous nous reposerons physiquement plus tard.
Et ceci est très significatif pour nous. En effet, quand avons-nous la chance de prioriser nos propres besoins de repos, de faim ou de soif, au lieu de donner aux autres et de nous dépenser pour eux? Le Christ, ici, nous dit: si vous souhaitez faire un travail apostolique ou si vous souhaitez me servir et servir mes enfants, vous devez endurer la fatigue. Vous devez vous oublier, porter votre croix et marcher à ma suite. Telle est la raison d'être du christianisme. Lorsque nous avons le choix entre penser à nos besoins physiques et répondre aux besoins spirituels d'autrui, nous devrions toujours prioriser d'abord les besoins spirituels d'autrui, en pensant à leur salut.
C'est pourquoi le verset 34 nous dit ceci:
'' 34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son œuvre. 35 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. 37 Car en ceci ce qu'on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. 38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. » (Jean 4:34-38)
Saint Jean Chrysostome a commenté ceci comme suit:
« Ici, [le Christ] donne au salut des hommes le nom de pitance [ou nourriture], exprimant son désir sincère de subvenir à nos besoins; car pendant que nous espérons notre nourriture, il fait de même en espérant notre salut. » (Saint Jean Chrysostome, Commentaire sur Jean 4) - [traduction libre]
Autrement dit, le Christ enseigne aux apôtres comment vivre leur vie chrétienne de façon appropriée et ceci s'applique à nous aussi. Nous devrions être sanctifiés. Nous devrions éclairer le monde. Nous devrions nous oublier, porter notre croix et accompagner le Christ dans sa mission. Nous devrions avoir faim et soif pour le salut des autres. Comme saint Paul le disait:
« 8 (...) Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » (Romains 14:8)
Ceci résume très bien la façon dont nous devrions vivre en tant que chrétiens. Et le Christ nous fait également comprendre que le service ne doit pas attendre. Il s'exprime en ce sens au verset 35:
« 35 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson?... » (Jean 4:35)
Que veut-il dire? Il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson était une phrase typique que l'on lançait à l'époque pour remettre les choses à plus tard. Autrement dit, il reste encore beaucoup de temps... relaxons un peu, d'où la raison pour laquelle il dit aux disciples: N'est- ce pas ce que vous dites?
« 35 (...) Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. » (Jean 4:35)
Au temps de la moisson, le grain n'était pas blanc; il était doré. Mais à la fin de la moisson, il blanchissait. En d'autres mots, il leur dit qu'il faudra sacrifier le champ, car les fruits seront perdus. Ces âmes seront perdues si vous n'agissez pas maintenant. Allez prêcher. Il leur fait savoir qu'il est urgent d'agir.
Puis aux versets 37 et 38, il dit que certains sèment et que d'autres récoltent et que les apôtres, eux, récoltent ce qu'ils ont semé, n'est-ce pas? En fait, il fait référence aux prophètes, aux prêtres et à la congrégation de l’Ancien Testament en général qui ont semé. Puis il ajoute qu'à présent, c'est l'Église du Nouveau Testament, en commençant par les apôtres, qui récolte ce que ses prédécesseurs ont semé.
Passons au verset 39:
« 39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m'a dit tout ce que j'ai fait. 40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d'eux. Et il resta là deux jours. 41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole; 42 et ils disaient à la femme: Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde. » (Jean 4:39-42)
Nous rejoignons tous le Christ par l'entremise de quelqu'un, grâce au service de quelqu'un: nos parents, un serviteur, un ami, un membre du clergé, mais au bout du compte, le Christ doit devenir notre épouse personnelle, notre centre d'attention, notre Sauveur, notre Créateur. Il est notre Dieu personnel. C'est pourquoi le verset 42 dit:
« 42 et ils disaient à la femme: Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons [autrement dit, ce n'est pas d'après ton expérience ou parce que tu nous as parlé de
ta rencontre avec lui]; car nous l'avons entendu nous-mêmes [nous l'avons côtoyé, nous avons apprécié sa compagnie, sa présence; nous avons mangé et bu avec lui], et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde. » (Jean 4:42)
À noter également la façon dont saint Jean insiste pour dire qu'il est le Sauveur du monde, et non pas seulement de Jérusalem ou de la Judée. À cette époque, au siècle premier, l'Église était toujours victime des attaques du judaïsme. Saint Jean a donc voulu insister sur le fait que ce Christ, ce Messie n'était pas là uniquement pour les Juifs ni pour le peuple d'Israël: il était là pour le monde entier.
Verset 43 maintenant:
« 43 Après ces deux jours, Jésus partit de là, pour se rendre en Galilée; » (Jean 4:43)
Rappelez-vous: au début du chapitre 4, le Christ était parti de la province de Judée, au sud, pour se rendre dans la province de Galilée, au nord. Et sur son chemin, il avait dû passer par la province de Samarie. Il s'y était arrêté, avait rencontré la femme samaritaine, et maintenant, il reprenait sa route vers la Galilée.
« 44 car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie. 45 Lorsqu'il arriva en Galilée, il fut bien reçu des Galiléens, qui avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête; car eux aussi étaient allés à la fête. » (Jean 4:44-45)
À ce point-ci, je dois vous mettre un peu en contexte. Nous savons que saint Jean a écrit son Évangile à la fin du siècle premier et qu'il était au courant des Évangiles synoptiques de Marc, Luc et Matthieu. Ici, au chapitre 6 de Marc et au chapitre 4 de Luc, le Christ prêchait et les gens étaient ébahis par les paroles qui sortaient de sa bouche, par sa sagesse. Et pourtant, ils se disaient: N'est-ce pas le fils de Marie? Ne connaissons-nous pas ses frères (c'est-à-dire ses cousins)? Comment peut-il tenir un tel discours?
On peut en déduire qu'ils montraient des signes d'incrédulité. Et à cet instant, le Christ leur dit que nul n'était prophète dans son pays. Et le Christ était originaire de la Galilée. C'est pourquoi, au verset 43, on mentionne qu'il retournait en Galilée. Puis, au verset 44, nous avions:
« 44 car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie. » (Jean 4:44)
Saint Jean se sert du même verset. Il établit un parallèle entre Marc 6 et Luc 4 et cherche à attirer notre attention sur le manque d'incrédulité qui va bientôt se manifester dans le récit suivant. Du même coup, il veut mettre en relief le contraste qui existe entre la foi de la femme samaritaine et des Samaritains en général, et la foi des Galiléens. Donc au verset 45, il dit
qu'il fut bien reçu des Galiléens. Ils l'avaient accepté, parce qu'ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête. Ils l'ont accepté après avoir vu les miracles qu'il faisait, n'est- ce pas?, mais ils n'auraient pas cru en lui sans ces miracles. Leur foi était fragile.
Allons lire le récit en question:
« 46 Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi, dont le fils était malade. 47 Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir. 48 Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point. 49 L'officier du roi lui dit: Seigneur, descends avant que mon enfant meure. 50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s'en alla. 51 Comme déjà il descendait, ses serviteurs venant à sa rencontre, lui apportèrent cette nouvelle: Ton enfant vit. 52 Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux; et ils lui dirent: Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté. 53 Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. 54 Jésus fit encore ce second miracle lorsqu'il fut venu de Judée en Galilée. » (Jean 4:46-54)
Ce miracle est le deuxième qui se soit produit en Galilée, mais pas le deuxième au total. Et dans ce récit, le fils malade est à Capernaüm et le Christ est à Cana. Une distance de 40 kilomètres les sépare, soit 25 milles. On peut imaginer le père, se promenant à dos d'âne de Capernaüm à Cana, marchant parfois à ses côtés, cherchant le Christ, n'est-ce pas? Et ce n'était pas une mince tâche. Une fois qu'il l'eût trouvé, il s'est accroché à lui, refusant de lâcher prise et espérant qu'il lui donne l'assurance que son fils allait survivre. Il lui a donc demandé de parcourir avec lui les 40 kilomètres de marche qui le ramènerait à Capernaüm. Mais la foi de l'homme n'était pas assez solide pour croire que le Christ pouvait guérir son fils sans être physiquement présent à Capernaüm. Encore ici, on sent le manque de confiance.
Mais remarquez ce qu'on dit au verset 48:
« 48 Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point. » (Jean 4:48)
Dans ce cas-ci, il est question de la foi des Galiléens en général, pas seulement de celle de l'officier. C'est pourquoi le Christ dit si vous ne voyez, au pluriel. Car une foule était présente autour d'eux à se demander si le Christ passerait le test. Alors, le Christ s'adressait à tous, pas seulement à l'officier. Puis, au verset 49:
« 49 L'officier du roi lui dit: Seigneur, descends avant que mon enfant meure. » (Jean 4:49)
Je ne plaisante pas. J'ai parcouru 40 kilomètres. S'il te plaît, suis-moi. S'il te plaît, viens. Je sais, je comprends que tu dois être sur place pour guérir mon fils. « 50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit... » (Jean 4:50)
Par ces mots, il lui annonce la guérison. Donc, c'est réglé: son fils est guéri. Mais ensuite, il le met à l'épreuve: Non, je n'ai pas besoin d'être sur place pour guérir. Je te demande de me croire. Accepte qu'il en soit ainsi.
« 50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s'en alla. 51 Comme déjà il descendait, ses serviteurs venant à sa rencontre, lui apportèrent cette nouvelle: Ton enfant vit. 52 Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux; et ils lui dirent: Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté. 53 Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: Ton fils vit... » (Jean 4:50-53)
De toute évidence, après un trajet de 40 kilomètres de Capernaüm à Cana, l'homme s'est arrêté pour la nuit et est reparti pour Capernaüm le lendemain. C'est pourquoi le texte sous- entend que l'homme est revenu chez lui le jour suivant.
N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.
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N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.