Au Père et au Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous étudions ensemble le chapitre 9 de l'Évangile selon saint Jean. Lors du dernier épisode, nous avons vu que le Christ avait guéri l'homme qui avait été aveugle depuis sa naissance. À l'époque, les gens croyaient que sa cécité était due aux péchés qu'il avait commis ou à ceux de ses parents. Cependant, le Christ avait refusé de mettre la faute sur qui que ce soit. Il avait plutôt profité de l'occasion pour guérir l'aveugle après avoir proclamé qu'il était la lumière du monde. C'était d'ailleurs l'un des sept JE SUIS dont on fait mention dans l'Évangile selon saint Jean: Je suis la lumière du monde.
Nous avions également établi que de voir Dieu préparer de la boue et l'appliquer sur les yeux de l'aveugle constituait une référence au baptême chrétien et à la confirmation, puisque ces sacrements impliquent eux aussi l'application d'une l'onction et le don de l'Esprit-Saint. À présent, analysons tout de suite ce qui reste du chapitre 9.
Verset 13:
« 13 Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle. 14 Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. 15 De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit: Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois. 16 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent: Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n'observe pas le sabbat. D'autres dirent: Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles? 17 Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l'aveugle: Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu'il t'a ouvert les yeux? Il répondit: C'est un prophète.'' (Jean 9:13-17)
Au verset 8 que nous avions analysé lors de notre dernière vidéo, nous avions vu que certains voisins de l'homme aveugle étaient perplexes face à ce qui se passait et lui posaient un tas de questions. Et comme ils savaient que le Christ semait la controverse, ils avaient amené l'aveugle (celui qui avait été aveugle) aux pharisiens, afin qu'ils l'interrogent. Bien sûr, ils n'avaient pas pu l'amener le jour même, car c'était le sabbat. Ils avaient attendu au lendemain.
Mais ne vous méprenez pas! Il ne s'agissait pas d'un simple remue-méninge ou d'un échange d'idées; c'était une enquête informelle. D'après leur perception des choses, les pharisiens
étaient d'avis que le Christ avait enfreint les règles du sabbat. Pour eux, c'était un hors-la-loi. Ils avaient donc de sérieux doutes à son propos. La guérison de l'aveugle ne pouvait être un vrai miracle, car il avait enfreint la loi.
Ainsi, l'homme aveugle leur fut amené pour qu'ils le questionnent. Dans leur esprit, ils espéraient pouvoir en tirer quelque renseignement qui leur permettrait de prouver que Jésus est un pécheur et qu'il ne respecte pas la loi, ou en d'autres mots, qu'il ne fait pas de miracles et que c'est un charlatan.
Mais ceci eut pour effet de semer la pagaille au sein des pharisiens: deux groupes se mirent à s'affronter. Certains disaient: C'est clair que c'est un miracle: l'homme était aveugle et maintenant, il voit. Comment pourrait-il être un pécheur? Dieu n'écoute pas les pécheurs. D'autres disaient: Non, non, non, c'est un pécheur; c'est impossible! La seule façon de réconcilier les deux groupes et de donner un sens aux événements, c'était de prétendre que le Christ avait fait ces miracles grâce aux pouvoirs du démon. Et c'est ce qu'ils espéraient entendre de la part de l'homme aveugle. Mais il leur répondit que c'était un prophète.
Il y avait pourtant une autre façon de faire baisser la tension engendrée par ce non-respect du sabbat: il s'agissait de démontrer que le miracle était un faux miracle. Alors, que firent les pharisiens? Ils firent venir les parents de celui qui avait été aveugle, afin de les questionner eux aussi dans l'espoir d'en arriver à la conclusion souhaitée. Voyons la suite au verset 18:
« 18 Les Juifs ne crurent point qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir ses parents. 19 Et ils les interrogèrent, disant: Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle? [Nous doutons de vos propos: vous dites qu'il était aveugle de naissance?] Comment donc voit-il maintenant? 20 Ses parents répondirent: Nous savons que c'est notre fils, et qu'il est né aveugle; 21 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c'est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l'âge, il parlera de ce qui le concerne. 22 Ses parents dirent cela parce qu'ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. 23 C'est pourquoi ses parents dirent: Il a de l'âge, interrogez-le lui-même. » (Jean 9:18-23)
Une personne qui était exclue de la synagogue ne pouvait plus étudier la loi et se trouvait soudain bannie de la vie sociale et communautaire qu'elle partageait avec les autres Juifs. Cette situation entrainait de lourdes conséquences, puisque la personne se retrouvait dans un état de pauvreté encore plus grand.
Les parents de l'homme aveugle étaient déjà pauvres et ce dernier devait mendier. Et maintenant, ils ne pourraient plus rien acheter ni vendre et ne pourraient plus demander de l'aide, car ils étaient sur le point d'être bannis, expulsés de la synagogue. Cette exclusion
allait avoir de lourdes conséquences sur leur vie déjà misérable. Ils avaient donc très peur d'être bannis. C'est pourquoi ils ont dit aux Juifs: il est majeur: adressez-vous à lui.
Voyant que leur enquête ne menait nulle part, les pharisiens ont demandé à revoir celui qui avait été aveugle, afin de le questionner de nouveau et de le forcer à dire la vérité qu'ils espéraient entendre. Ceci nous amène au verset 24:
« 24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent: Donne gloire à Dieu [Cette expression, donne gloire à Dieu, signifie dis la vérité. Elle est tirée du chapitre 7, verset 19 de Josué: donne gloire à Dieu]; nous savons que cet homme est un pécheur. 25 Il répondit: S'il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois. [Il n'a pas plié devant eux. Il a admis: Je ne sais pas si cet homme est un pécheur ou pas. Tout ce que je sais, c'est que j'étais aveugle, et à présent je vois. Il a fait preuve de courage.] 26 Ils lui dirent: Que t'a-t-il fait? Comment t'a-t-il ouvert les yeux? 27 Il leur répondit: Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté; pourquoi voulez- vous l'entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples? » (Jean 9:24-27)
Les pharisiens étaient totalement incrédules. Vraiment, lorsque le cœur refuse d'écouter la vérité, il continue de s'accrocher à des mensonges. Le Christ va d'ailleurs s'occuper d'eux et de ce sujet en particulier à la fin du chapitre. Mais pour l'instant, l'homme qui avait été aveugle sentit soudain ses émotions prendre le dessus et il devint très en colère, étant incapable de comprendre pourquoi les pharisiens refusaient de le croire.
C'est alors qu'il leur dit, possiblement sur un ton sarcastique: Voulez-vous aussi devenir ses disciples? Nous avons beaucoup à apprendre de sa réaction ici: nous ne devrions jamais nous laisser impressionner par les gens qui ont du pouvoir. Nous devrions défendre ce qui est bien. Nous devrions nous en tenir à la vérité. En ce sens, notre homme aveugle a fait le contraire de ses parents, qui eux, ont eu peur. Il a fait ce qui était bien et a obtenu le salut. Mais les pharisiens ne se sont pas arrêtés là:
« 28 Ils l'injurièrent et dirent: C'est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse. » (Jean 9:28)
Autrement dit, nous croyons au sabbat, tel que Moïse nous l'a enseigné. Bien entendu, le Christ n'avait rien contre le sabbat. C'était leur compréhension du sabbat qu'il remettait en cause, ce qui est bien différent.
« 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci...» (Jean 9:29)
Ils ne pouvaient se résoudre à prononcer son nom, car le nom de Jésus signifiait le sauveur ou le sauveteur, ce qu'ils refusaient de croire, n'est-ce pas? Alors, ils se contentèrent de dire:
« 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci, nous ne savons d'où il est. » (Jean 9:29)
Mais l'homme refusa de capituler. Il se sentit perplexe et agacé, se demandant comment il était possible que des chefs de la nation juive ne sachent pas d'où Jésus venait. Le voici qui leur répond encore, au verset 30:
« 30 Cet homme leur répondit: Il est étonnant que vous ne sachiez d'où il est; et cependant il m'a ouvert les yeux. 31 Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il l'exauce. » (Jean 9:30-31)
C'est si simple. Cet homme a fait un miracle, c'est évident. Ce doit être à tout le moins un prophète, n'est-ce pas? C'est certainement quelqu'un de bien. Purement et simplement.
« 32 Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né. [Moïse ne l'a pas fait, Josué non plus, Elie non plus, n'est-ce pas? C'est du jamais vu.] 33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. [C'est aussi simple que ça. Mais à présent, ils sont furieux.] 34 Ils lui répondirent: Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes! [On sent tout l'orgueil qui se cache dans leurs propos, n'est-ce pas?] Et ils le chassèrent. » (Jean 9:32-34)
Et le verbe chasser ici veut probablement dire qu'il fut expulsé de la synagogue, c’est-à-dire banni de la vie sociale en général. D'après la perception des Juifs ou du moins celle des pharisiens, cet homme était maintenant maudit de Dieu, puisqu'il avait été exclu de la nation juive. Mais du point de vue chrétien, celui de Jésus, c'était plutôt l'inverse. Voici ce qu'on en dit au verset 35:
« 35 Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé; et, l'ayant rencontré [Jésus est allé le trouver], il lui dit: Crois-tu au Fils de Dieu? [Évidemment, l'homme était aveugle au moment d'être guéri, donc il n'a jamais vu Jésus.] 36 Il répondit: Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui? 37 Tu l'as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c'est lui [en mettant l'emphase sur le mot lui]. 38 Et il dit: Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui. » (Jean 9:35-38)
Ainsi, les Juifs croyaient que l'homme était damné, mais en réalité, il s'est retrouvé face à face avec le Dieu incarné lui-même. Il s'est retrouvé sous la protection de Dieu. Le Christ est venu tout changer. Son incarnation est venue tout changer. Il a honoré la loi, anéanti la mort, nous a ressuscités avec lui, et ce faisant, nous a recréés. Et il se prosterna devant lui... Notre homme, à présent, vénère le Messie, le Fils de Dieu, et il croit en lui.
« 39 Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient...» (John 9:39)
Cet homme souffrait d'une cécité physique, mais à présent, il voyait. Bien entendu ici, on sous-entend qu'il s'agit de la vision spirituelle. De plus, il ne savait pas qui était le Messie. Maintenant, il savait, n'est-ce pas? Reprenons:
« 39 (...) Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » (Jean 9:39)
Ceux qui se croient dans la bonne voie, qui croient comprendre, qui croient voir... ceux-là deviennent aveugles.
« 40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles? 41 Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché...» (Jean 9:40-41)
Si vous étiez repentants, si vous compreniez que vous avez besoin de salut, que vous avez besoin de changer d'attitude, que vous avez besoin d'être restaurés, alors oui, vous seriez exempts de péchés. Autrement dit, je vous guérirais.
« 41 (...) Mais maintenant vous dites: Nous voyons. [Vous dites que vous n'avez pas besoin de moi. Vous dites que vous pouvez vous débrouiller seuls; que vous comprenez par vous- mêmes.] C'est pour cela que votre péché subsiste. » (Jean 9:41)
En d'autres mots, le Christ est la vérité, mais sa simple présence sur terre suffit à créer la controverse, à créer des divisions, à séparer le peuple en deux groupes. L'un de ces groupes dirait: Écoutez, je sais que je suis dans le besoin. Je suis aveugle. Je suis spirituellement aveugle. J'ai besoin de me repentir. Dieu crée des yeux pour les personnes de ce groupe, des yeux spirituels, dis-je. Et ces personnes le voient avec ces yeux spirituels, cette foi. Et ce n'est pas une foi aveugle... nous en avons déjà discuté à maintes reprises.
Pour sa part, l'autre groupe dirait: Non, non, non, je n'ai besoin de personne. Je n'ai pas besoin de Dieu. Pourquoi aurais-je besoin de Dieu? Pourquoi devrais-je vénérer Dieu? Je me débrouille bien seul. Je suis indépendant. Je vais bien. La vie est belle. Pour ceux-là, le péché demeure.
Alors, la question est de savoir à quel groupe nous voulons appartenir. Et il ne s'agit pas de répondre de façon théorique ici: il s'agit de la vie que nous voulons mener au sens pratique. Je suis peut-être chrétien en théorie, convaincu de faire partie de ceux qui voient, alors que dans la pratique, je vis comme si j'étais aveugle. Ainsi, il faut tous nous repentir d'un cœur
sincère devant Dieu, afin qu'il redonne à notre âme sa vision spirituelle et que nous puissions vraiment le voir et vivre avec lui.
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N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.