Au nom du Père et du Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous poursuivons ensemble notre étude de l'Évangile selon saint Jean et nous sommes sur le point d'aborder le chapitre 16. Précédemment, au chapitre 15, nous avons discuté de la dernière Cène. De plus, le Christ a expliqué que certaines personnes resteraient près de lui pour le servir et que celles-là, il les élaguerait, afin qu'elles produisent plus de fruits. Il a aussi parlé de celles qui allaient le rejeter, précisant que même les disciples subiraient ce rejet. En effet, s'il devait lui-même être rejeté, ils devaient s'attendre à subir le même traitement. Nous sommes maintenant prêts à passer au chapitre 16.


Verset 1:


« 1 Je vous ai dit ces choses, afin qu'elles ne soient pas pour vous une occasion de chute [il est en train de les prévenir: soyez prudents, voici ce qui va bientôt arriver]. 2 Ils vous excluront des synagogues [comme ils ont exclu l'homme aveugle de naissance; autrement dit, comme ils l'ont mis à l'écart de la société juive, ils vont faire de même avec vous]; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. » (Jean 16:1-2)


C'est effectivement ainsi que ça s'est passé. Rappelez-vous de l'exemple de Saul qui, plus tard, devint Paul. Saul avait recueilli des lettres du prêtre en chef et s'était rendu jusqu'à Damas et ainsi de suite, afin d'arrêter les Chrétiens, de les emprisonner et de les battre. Il était également présent lorsque saint Stéphane fut martyrisé. Ainsi, Dieu annonce toutes ces choses ici, donnant aux disciples un avant-goût de ce qui les attend, afin que leur foi demeure bien solide.


Les versets 3 et 4 remanient quelque peu les idées que véhiculaient les versets 1 et 2:


« 3 Et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni le Père ni moi. [On comprend ici que les gens ne sont pas éclairés; leur esprit est embrouillé, n'est-ce pas? Ils ne connaissent pas le Père. Ils ne connaissent pas le Fils. On sous-entend qu'il y a égalité entre le Père et le Fils.] 4 Je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l'heure sera venue, vous vous souveniez que je vous les ai dites. Je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, parce que j'étais avec vous. » (Jean 16:3-4)


Pendant que le Christ était parmi les disciples, il pouvait les guider, les réconforter, les protéger et ainsi de suite. Il se prépare maintenant à monter au ciel, après la croix et la résurrection,


bien entendu. Il souhaite donc leur inculquer ces idées, afin que leur foi ne soit pas ébranlée et qu'ils continuent de guider le reste de l'Église par la suite.


Verset 5:


« 5 Maintenant je m'en vais vers celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande: Où vas-tu? » (Jean 16:5)


Lorsque ce discours a débuté au chapitre 13, les apôtres étaient très enthousiastes. Saint Pierre lui avait demandé: Seigneur, où t'en vas-tu? Au chapitre 14, saint Thomas avait dit: Seigneur, tu sais, nous voulons te suivre, mais nous ne connaissons pas le chemin, n'est-ce pas? Ici encore, on voit qu'ils étaient vraiment enthousiastes. Mais après avoir appris la très mauvaise nouvelle... et personne ne leur fait de reproches... le Christ leur a dit: Aucun de vous ne me demande où je vais? Est-ce à dire que vous ne voulez plus me suivre? Êtes- vous si découragés? Seriez-vous sur le point d'abandonner? Puis il ajoute: je comprends...


« 6 Mais, parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. » (Jean 16:6)


Cette phrase est percutante, puisque nous connaissons tous des hauts et des bas lorsque nous décidons de vivre comme de véritables chrétiens, n'est-ce pas? D'une part, nous sommes enthousiastes, nous sommes heureux, nous vivons dans la résurrection et nous en retirons une abondance de joie, de paix et d'amour. Mais d'autre part, il nous arrive aussi d'avoir l'impression que Dieu nous a abandonnés, même si ce n'est pas le cas. Le cœur rempli de chagrin, nous lui demandons, nous lui crions Dieu, où es-tu?, et pourtant il est là, tout près de nous.


Ainsi, ces deux types d'événements, les hauts et les bas, font partie de la vie d'un chrétien. Et répétons-le, Dieu prévient ses disciples qu'ils sont sur le point de vivre un revers et qu'il sympathise avec eux. Il précise pourtant qu'ils ne seront pas seuls, qu'ils ne seront pas orphelins, qu'il restera auprès d'eux. Et plus important encore, qu'il leur enverra l'Esprit Saint pour les guider, les réconforter et les appuyer.


Verset 7:


« 7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai. » (Jean 16:7)


Il leur dit: lorsque je monterai au ciel et m'assoirai à la droite du Père, je rendrai à l'humanité sa juste place à la droite du Père et elle obtiendra son plein salut, sa rédemption sera complète et l'humanité sera pleinement recréée. Ce sera alors à votre tour de marcher dans mes pas, n'est-ce pas? Ceci est le premier point d'intérêt.


Le deuxième point, c'est lorsqu'il leur dit que s'il ne les quitte pas, il ne pourra pas leur envoyer l'Aide dont il leur a parlé. Ainsi, une fois que l'humanité aura obtenu son plein salut et que le Christ aura pris place à la droite du Père, ils recevront l'Esprit Saint. Quel est l'avantage de ceci? Lorsque le Christ était sur terre, il devait parfois s'absenter, aller prier, parler à certaines personnes en privé, peu importe... Il avait des choses à faire, n'est-ce pas? Les disciples ne pouvaient donc pas toujours bénéficier de sa présence. Ils devaient le chercher, n'est-ce pas? C'était éprouvant pour eux...


Mais voilà qu'il leur dit: c'est dans votre intérêt que je m'en aille, car si je m'en vais et que vous recevez l'Esprit Saint, grâce à lui, vous serez unis à Dieu en tout temps. Vous aurez accès à la divinité en tout temps. C'est un très grand avantage pour tous ceux qui mènent une véritable vie de chrétien, n'est-ce pas?


La dernière chose que j'aimerais noter ici, c'est le fait que nous utilisons, ou plutôt, le Christ utilise la 3 e personne pour désigner l'Aide. Il dit: Je vous l'enverrai, car l'Esprit Saint est une personne. Nous pensons parfois qu'il n'est qu'un simple souffle. Non, non, non, c'est une personne. C'est pourquoi nous l'appelons le Consolateur. Parfois, nous l'appelons même notre Sauveur. Bien que son salut soit très différent que celui du Christ, il n'en demeure pas moins qu'il est notre Sauveur. C'est une personne à part entière.


Nous devrions parfois parler au Saint-Esprit dans nos prières. Tout comme nous nous adressons directement au Père en disant Notre Père qui êtes aux cieux... et tout comme nous parlons directement au Christ en récitant la Prière de Jésus... nous pouvons également nous adresser au Saint-Esprit lui-même. Nous pouvons l'appeler Consolateur, l'appeler Esprit Saint, qu'importe, mais nous devrions être en relation avec lui aussi.


Verset 8:


« 8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement: 9 en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi; 10 la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus; 11 le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. » (Jean 16:8-11)


Le premier argument ici nous dit que l'Esprit Saint convaincra le monde de son péché, puisqu'il n'a pas voulu croire au Christ. Autrement dit, grâce à l'œuvre de l'Esprit Saint, des apôtres, de l'Église, des miracles et de tout le reste, le peuple d'Israël prendra conscience qu'il a péché. C'est pourquoi on dit que l'Esprit Saint va le convaincre. Le peuple a péché, car il a rejeté le Messie. Il n'a pas cru en lui.


Le deuxième argument nous dit que l'Esprit Saint convaincra le monde de justice, puisque le Christ montera au ciel et qu'il ne le verra plus. En d'autres mots, Israël a accusé le Christ


d'être injuste, d'enfreindre la loi, de chasser les démons par des pouvoirs démoniaques, et ainsi de suite. Mais plus tard, Israël comprendra qu'il avait dit la vérité depuis le début quand il avait annoncé la croix, la résurrection, le salut et le reste. Ainsi, l'Esprit Saint ramènera le monde à la raison, afin qu'il dise dorénavant: non, c'était un homme droit; c'était vraiment le Fils de Dieu.


Le dernier argument traite de jugement au verset 11, où il est dit: parce que le prince de ce monde est jugé. Certains seront donc convaincus d'avoir péché, d'autre seront convaincus d'avoir été injustes envers le Christ, et d'autres encore conviendront que certains doivent être jugés pour leurs crimes. On sous-entend ici les dirigeants du peuple juif de l'époque, ceux qui ont fait crucifier le Christ, et non le peuple juif lui-même. Tout comme Satan, le prince de ce monde, a été jugé, ceux qui lui ont servi de bras droit seront également jugés. Le peuple sera donc convaincu qu'il faut que justice soit faite.


Verset 12:


« 12 J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. » (Jean 16:12)


Autrement dit, les disciples étaient trop émotifs, trop démoralisés à ce moment précis. Le Christ ne pouvait pas leur révéler le reste tout de suite, car ils n'auraient rien retenu. Ce n'était vraiment pas le bon moment. Il a donc décidé de ne pas tout dire lors de cette rencontre avec eux. Cependant, il leur a beaucoup parlé après la résurrection, n'est-ce pas?


Par exemple, dans les Actes des apôtres, chapitre 1, verset 3, on dit qu'entre la résurrection et l'Ascension, le Christ a passé quarante jours avec ses disciples, à tout leur expliquer sur le royaume de Dieu. À cette occasion, ils ont donc obtenu tous les détails nécessaires à propos de l'Église, n'est-ce pas?


Un autre exemple nous est fourni par la conversion des non-Juifs, laquelle fut l'œuvre du Saint-Esprit, tel que rapporté dans les Actes des apôtres, aux chapitres 10 et 11. Ceci a provoqué de nombreuses discussions qui ont éventuellement mené au premier Concile dont on parle un peu plus loin, au chapitre 15... Vous savez, toutes ces choses sont arrivées graduellement, alors que le Christ, ou plutôt, pardonnez-moi, alors que le Saint-Esprit œuvrait au sein de l'Église. Il orientait les choses, afin que les bonnes décisions soient prises. Mais pour l'instant, Jésus ne pouvait pas révéler toutes ces choses aux disciples, voyant qu'ils étaient trop abattus. Ceci aurait été trop pour eux à absorber.


Verset 13:


« 13 Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » (Jean 16:13)


Autrement dit, il vous parlera de l'avenir. Et quoi qu'il entende dire, il vous en parlera.


« 14 Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera. 15 Tout ce que le Père a est à moi; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera. » (Jean 16:14-15)


Tout comme le Père partage son essence divine, sa nature avec le Fils, cette même essence est également partagée avec l'Esprit Saint. Ainsi, tout ce que possède le Père, le Fils l'a aussi. Et tout ce que possède le Fils, l'Esprit-Saint l'a aussi. Par conséquent, l'Esprit Saint partagera tout cela avec l'Église.


À noter aussi que le Christ affirme que l'Esprit Saint vous conduira dans toute la vérité. L'Esprit Saint travaille donc continuellement à orienter l'Église, afin qu'elle demeure dans la vérité. Je viens de donner quelques exemples tirés des Actes des apôtres (chapitres 1, 10, 11 et 15), mais ceci ne se limite pas au livre des Actes; l'histoire ne s'arrête pas au siècle premier. À mesure que les besoins de l'Église évoluent à travers les temps, l'Esprit Saint continue de guider l'Église, afin qu'elle continue de mener les choses à bien et qu'elle demeure toujours dans le droit chemin.


Évidemment, ceci n'implique aucun changement dogmatique de quelque nature que ce soit. Ces préceptes sont là pour rester et il n'est pas question d'y revenir, ce que confirme l'Épître de Jude. Par contre, d'autres changements peuvent être apportés à l'Église, car l'Esprit Saint sera là pour guider nos prêtres et nos évêques au moment de faire ces changements. Et ces derniers seront faits en s'appuyant sur la vérité. Il y a donc une différence entre le dogme (ou si vous préférez, la tradition avec un grand T ou la vie de l'Église) et les traditions avec un T minuscule, c'est-à-dire les choses qui peuvent être changées, selon les besoins du moment.


Bien souvent, nous avons tendance à nous baser sur ce qui s'est fait auparavant et nous oublions de considérer le présent ou l'avenir. Vous savez, nous regardons toujours ce que l'Église a fait par le passé, mais ceci n'est pas nécessairement un gage de ce qui doit être fait aujourd'hui ou dans le futur. Je le répète, je ne parle pas de dogme ici, mais de tout ce qui fait partie des traditions avec un T minuscule, les choses qui peuvent être changées. Certaines choses sont purement théologiques, telles que la prêtrise et le fait qu'elle soit réservée aux hommes, tandis que d'autres méritent vraiment qu'on s'y attarde. Nous avons confiance en l'Esprit Saint pour orienter l'Église vers la vérité.


Verset 16:


« 16 Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais au Père. 17 Là-dessus, quelques-uns de ses disciples dirent entre eux: Que signifie ce qu'il nous dit: Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez? et: Parce que je vais au Père?


18 Ils disaient donc: Que signifie ce qu'il dit: Encore un peu de temps? Nous ne savons de quoi il parle. 19 Jésus, connut qu'ils voulaient l'interroger, leur dit: Vous vous questionnez les uns les autres sur ce que j'ai dit: Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez. » (Jean 16:16-19)


En essence, voici ce que le Christ nous dit ici... Il débute par: Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus, ce qui sous-entend qu'il sera bientôt arrêté, crucifié et inhumé. Puis il poursuit avec: encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais au Père, faisant une fois de plus allusion à la résurrection, aux quarante jours et à l'Ascension, n'est-ce pas? Il doit donc ressusciter, parce qu'il doit monter au ciel, n'est-ce pas? Pas seulement pour cette raison, mais son Ascension fait partie des raisons qui justifient sa résurrection: parce que je vais au Père, dit-il. Voilà ce qu'il expliquait dans ces versets.


Verset 20:


« 20 En vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira: vous serez dans la tristesse [il est évident qu'il fait allusion à la croix ici], mais votre tristesse se changera en joie [cette joie qu'apporteront sa résurrection et l'œuvre du Saint-Esprit au sein de l'Église, n'est-ce pas?]. 21 La femme, lorsqu'elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue; mais, lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde. 22 Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. » (Jean 16:20-22)


Verset 23:


« 23 En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien [en disant ce jour-là, il veut dire le jour de sa résurrection. Mais quel est son message ici? Continuons...]. En vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. » (Jean 16:23)


Donc, ce qu'il dit, c'est qu'au jour de sa résurrection, puisque l'humanité sera recréée et qu'elle sera réconciliée avec Dieu le Père, ils n'auront plus besoin de demander quoi que ce soit au Christ. Grâce à son œuvre salvatrice, ils auront accès au Père, puisqu'ils se seront réconciliés avec lui et qu'ils auront été recréés. Et comme ils pourront adresser leurs demandes directement au Père, ils n'auront plus besoin de les adresser au Fils, pourvu qu'ils le fassent en son nom, n'est-ce pas? Nous reviendrons sur cette idée dans quelques secondes.


« 24 Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. » (Jean 16:24)


Il y quelques éléments à signaler ici. Au verset 24, le Christ leur dit: Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom, ce qui veut dire que les disciples n'ont rien demandé au Père en son nom, puisqu'ils n'étaient pas encore réconciliés avec le Père; ils n'y avaient pas accès. Mais grâce à l'œuvre salvatrice du Christ, ils y auront maintenant accès, n'est-ce pas?


Saint Augustin insiste sur une chose très importante ici. Il explique que le nom Jésus signifie Sauveur. Par conséquent, si je demande une chose au nom de Jésus, au nom du Sauveur, ma demande devrait entraîner mon salut, étant donné que le nom de Jésus est Sauveur, n'est-ce pas? Ainsi, au nom de Jésus, je demande une chose qui mène à mon salut, et non pas une chose qui y fait obstacle. Dans ce cas, le Christ répond à ma demande.


Verset 25:


« 25 Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père. » (Jean 16:25)


En d'autres mots, jusqu'à maintenant, vous étiez incapables de comprendre la réalité spirituelle du royaume, mais vous en serez capables après la résurrection. Ceci dit, dans les Actes des apôtres, chapitre 1, verset 3, tout ce qui est lié au royaume de Dieu leur sera expliqué en temps et lieu. Ainsi, plus tard: je vous parlerai ouvertement du Père.


« 26 En ce jour, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous; 27 car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. » (Jean 16:26-27)


Puisque vous m'avez aimé et que vous avez cru en moi, et puisque que je suis de la même essence que le Père et que je vais vous réconcilier à lui par la croix et la résurrection, nous aurez dorénavant accès au Père.


« 28 Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde, et je vais au Père. » (Jean 16:28)


Verset 29:


« 29 Ses disciples lui dirent: Voici, maintenant tu parles ouvertement, et tu n'emploies aucune parabole. 30 Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge; c'est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » (Jean 16:29-30)


Plus tôt dans ce chapitre, le Christ disait: Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, et encore un peu de temps et vous me verrez, et les disciples étaient confus, n'est-ce pas? Il


leur parlait au sens figuré. Ils ne comprenaient pas ce qu'il disait. Après avoir lu dans leurs pensées, il leur a dit avec-vous besoin d'explications?, puis il s'est mis à expliquer. Puisqu'il a lu dans leurs pensées et qu'il leur a fourni certaines explications sur ce qu'il voulait dire, les disciples ont répondu en disant: Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge.


Verset 31:


« 31 Jésus leur répondit: Vous croyez maintenant. 32 Voici, l'heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. » (Jean 16:31-32)


Les disciples viennent de lui dire: maintenant nous n'avons plus besoin de te questionner, nous savons qui tu es et nous te croyons. Alors le Christ leur répond: vraiment, vous croyez maintenant? M'accorderez-vous votre loyauté? Je vous le dis, le moment s'en vient où vous serez dispersés chacun de votre côté et vous m'abandonnerez, n'est-ce pas? Voilà ce dont on parle dans ce passage. Et une fois de plus, les disciples sont chagrinés par ces propos. Par conséquent, le Christ leur dit ceci, au verset 33:


« 33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. » (Jean 16:33)


J'aimerais faire un dernier commentaire sur ce passage: Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. Les chrétiens ne sont pas exempts des peines, des souffrances et de la mort, n'est-ce pas? L'humanité toute entière doit y faire face, même si Dieu ne nous a pas du tout créés pour nous voir souffrir. Cela ne faisait pas partie de son plan original, mais c'est notre état actuel, conséquence du péché. La nature humaine doit souffrir et la chrétienté n'y échappe pas.


Ceci dit, il faut nous rappeler que si nous sommes chrétiens, ce n'est pas seulement parce qu'on nous a promis la joie et la paix, mais aussi parce que c'est la vérité. La seule façon appropriée de réagir à l'amour de Dieu qui s'est abaissé, s'est incarné, a souffert et est mort pour nous, afin de nous guérir et de nous réconcilier au Père... la seule façon appropriée de réagir à tout cela, c'est de lui consacrer notre vie en retour.


En observant ce Créateur qui est source de vie, d'amour, de joie et plus encore, en voyant le chemin qu'il suit, le seul choix qui s'offre à nous, c'est de marcher dans ses pas et de partager sa souffrance qu'il a, en quelque sorte, rendue divine... Sa souffrance devient une source de guérison si nous la vivons avec lui... et ceci est un sujet à part entière... Cette souffrance, cette mort, nous appelle à ressusciter nous-mêmes et à découvrir le vrai sens de la vie. Répétons-le, c'est la seule façon appropriée de réagir devant quelqu'un qui a donné sa vie pour nous, surtout lorsqu'il s'agit du Dieu Tout-puissant, le Créateur.


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


Si cette vidéo vous a été bénéfique, veuillez penser à vous abonner et à activer la fonction de notification. Faites-nous part de vos commentaires ci-dessous, ainsi que de vos idées pour de futures vidéos.


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi.