Au nom du Père et du Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes.
La dernière fois, nous en étions au souper mystique, la dernière Cène, durant laquelle le Christ avait donné une importante leçon d'humilité à ses disciples en leur lavant les pieds et en nous encourageant, comme chrétiens, à suivre son exemple et à laver les pieds de nos semblables. Puis, durant le souper, il avait annoncé que quelqu'un allait le trahir. Les disciples furent complètement sous le choc et désorientés par cette nouvelle à laquelle ils ne s'attendaient pas du tout. À la fin du repas, il leur avait aussi dit que saint Pierre allait le renier, et cette fois, le choc fut encore plus brutal, au point qu'ils n'en crurent tout simplement pas leurs oreilles. Voilà donc le contexte qui précède le prochain chapitre.
Jean débute le chapitre 14 avec le Christ qui prend la parole:
« 1 Que votre cœur ne se trouble point... » (Jean 14:1)
S'il dit ceci, c'est que de toute évidence, le cœur de ses disciples est troublé et qu'ils sont inquiets. Car non seulement quelqu'un parmi eux s'apprête à le trahir, et un autre à le renier, mais en plus, le Christ leur dit qu'il ne sera pas avec eux encore longtemps et qu'ils ne pourront pas le suivre là où il s'en va. Alors, ils se demandent pourquoi. Ils se disent: Tu sais, j'ai quitté mon travail pour toi, j'ai quitté ma famille pour toi, j'ai vendu ce que j'avais pour toi, je t'ai donné tout ce que j'avais. J'ai perdu tout ce temps, au lieu de travailler, de prendre de l'expérience, de me scolariser, et quoi encore? Et à présent, tu me dis que tu vas nous quitter? Moi qui croyais que le Messie vivrait pour toujours! Pourquoi t'en aller?
C'est donc un choc énorme et nous le ressentons parfois aussi, comme chrétiens, quand nous avons l'impression que Dieu n'est pas présent ou quand nous prions et qu'il a l'air d'être absent ou de ne pas nous entendre, bien qu'il soit quand même là, tout près de nous. Nous avons tous été dans cet état un jour ou l'autre.
« 1 Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. » (Jean 14:1)
Faites-moi confiance. Je suis le Messie. Je ne vous ai pas menti. Vous avez vu mes œuvres, vous avez vu les miracles, vous... vous avez entendu les leçons, alors, puisque vous êtes de bons Juifs et que vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. En vérité, je vous le dis: Je suis Dieu, je suis le Messie.
Puis le Christ dit:
« 2 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père... » (Jean 14:2)
Pourquoi dit-il cela? Les disciples, répétons-le, sont inquiets. Ils se fiaient à saint Pierre qui était leur chef, un leader naturel, n'est-ce pas? Et maintenant, ils se disent: Si même saint Pierre ne tient pas le coup... s'il est sur le point de renier et que quelqu'un d'autre se prépare à trahir, que vais-je faire moi-même? Vais-je tenir le coup? Suis-je même capable de tenir le coup? Est-ce que j'ai ce qu'il faut pour aller au ciel? À cela, le Christ répond: Écoutez, dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures. Autrement dit, il y a de la place pour tout le monde, ne vous inquiétez pas, je suis avec vous et vous tiendrez le coup. Puis, le Christ continue ainsi:
« 2 ...Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. » (Jean 14:2)
D'après la dernière portion de ce verset, où il est dit je vais vous préparer une place, il est clair qu'on ne parle pas au sens strict. Le Christ n'a qu'à penser à quelque chose, à le dire ou à le décréter pour que cette chose se produise, et le même principe s'applique lorsqu'il dit je vais vous préparer une place. Il est clair que Dieu ne se mettra pas à ériger une structure quelconque dans les cieux. Ce qu'il dit ici, c'est qu'une œuvre salvatrice est sur le point de se réaliser par son Ascension. Il ne faut pas prendre la chose au pied de la lettre et s'imaginer qu'il y aura de véritables demeures au ciel.
Il nous faut un toit qui nous protège quand nous avons besoin de repos. Nous voulons avoir notre propre chambre pour dormir. Il nous faut une cuisine pour préparer les repas, et tout le reste. Tout ça fait partie des besoins associés au monde matériel. Par contre, en ce qui concerne la dimension spirituelle, c'est une autre paire de manches. Il faut dépasser le domaine physique et penser uniquement en termes de spiritualité. Le chapitre 2 de l'Épître aux Éphésiens, aux versets 5 et 6, nous présente une meilleure approche quant à l'idée des demeures célestes. Voici ce qu'on y dit:
« 5 ...nous qui étions morts par nos offenses [autrement dit, nous avions besoin d'être sauvés], [Dieu le Père] nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés); 6 il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ,...» (Éphésiens 2:5-6)
Les lieux célestes sont donc en Jésus-Christ. Il ne s'agit pas de demeures encadrées de murs physiques et autres trucs du genre. C'est plutôt par une œuvre de salut que nous ressuscitons avec le Christ, que nous montons au ciel avec lui, que nous nous assoyons à la droite du Père par lui, et que nous retrouvons notre pouvoir en lui. Saint Cyrille discute de
ceci dans son commentaire sur Jean 14 et il parle de l'Ascension du Christ, n'est-ce pas? Puis il dit ceci:
«...Bien que perçu comme un homme, il [le Christ] a fait cela pour nous et dans notre intérêt [c'est donc une œuvre salvatrice pour nous, les humains], afin que, dans son pouvoir absolu de Fils, tout en étant encore sous forme humaine, il puisse continuer d'obéir au commandement 'assieds-toi à ma droite', et que la gloire de l'adoption soit ainsi transmise à toute la race par son entremise...» (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean 14) - [traduction libre]
Ainsi, le Christ est le Fils naturel du Père, n'est-ce pas? Nous avons été adoptés par le Père par l'entremise du Christ. C'est pourquoi nous sommes assis à la droite du Père et nous pouvons retrouver notre lien filial et notre pouvoir en lui.
« Il s'est présenté devant le Père, en tant qu'homme et en notre nom, afin de nous restaurer, nous qui avions été privés de la présence du Père par suite d'une ancienne transgression... Il siège en qualité de Fils, afin que, par son entremise, nous aussi puissions être appelés fils et enfants de Dieu. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean 14) - [traduction libre]
Verset 3:
« 3 Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jean 14:3)
Il est clair que le Christ ne nous abandonnera pas comme des orphelins. Il reviendra vers nous, individuellement ou collectivement, pour nous prendre avec lui.
« 4 Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. » (Jean 14:4)
Saint Thomas est sur le point de lui poser la question suivante: Seigneur, nous n'avons aucune idée de ce dont tu parles. Où vas-tu? Et si tu ne sais pas toi-même où tu vas, comment pouvons-nous savoir par quel chemin nous y rendre? Mais le Christ leur parle à un niveau complètement différent. Il parle au niveau spirituel. Vous savez où je vais signifie qu'il s'en va vers le Père; il s'en va trouver le Père pour regagner sa place au sein de la Sainte Trinité: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. C'est là où se trouve le ciel, cette expérience, cette association, cette unité avec eux. Voilà où il s'en va. Et ils en savent le chemin. Mais ce n'est pas un parcours physique: Il est le chemin; le Christ est ce chemin. Il est le seul chemin qui puisse nous mener vers Dieu le Père.
Verset 5:
« 5 Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin? 6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14:5-6)
Le contexte de ce fameux verset est lié au fait d'être en présence de Dieu le Père, lequel est source de vie, et de profiter de la vie au ciel. Voilà le contexte de ce verset.
« 7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » (Jean 14:7)
L'interprétation du verset 7 et des quelques versets qui suivent porte toujours à confusion. Qu'est-ce que ça signifie de dire que si on a vu le Fils lui-même, on a aussi vu le Père? Parle-t-on d'une seule et même personne? Malheureusement, plusieurs citent ce verset, et d'autres encore, en supposant que le mot Christ désigne le Père et le Fils comme s'ils étaient une même personne. Ce n'est pas le cas. La Sainte Trinité représente le Dieu unique dont l'essence divine est unique, mais il y a trois personnes au sein de ce Dieu unique et ces trois personnes partagent la même essence divine. C'est pourquoi nous croyons en la Sainte Trinité. Prenons le temps d'élaborer sur ce verset et les quelques autres qui suivent.
Je crois qu'il n'y a personne de mieux placé que saint Cyrille d'Alexandrie pour nous fournir une explication quant à la signification de ces versets. Voici ce qu'il dit:
«...les qualités qui sont propres à mon Père sont comprises dans ma propre nature; » (Saint Cyrille of Alexandria, Commentaire sur Jean) - [traduction libre]
C'est comme si le Christ... il cite le Christ ici: les qualités qui sont propres à mon Père sont comprises dans ma propre nature, en tant que Fils de Dieu. En d'autres mots, il possède les mêmes caractéristiques, les mêmes attributs, les mêmes qualités que Dieu le Père.
«...et quel qu'Il soit, en toute vérité, Je le suis aussi, car Je suis de la même essence... » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean) - [traduction libre]
Ce qui veut dire que, puisqu'ils partagent la même essence, ils ont les mêmes qualités en commun.
« Ainsi, tout ce que je dis emprunte les mots du Père et tout ce que j'accomplis est également accompli par le Père... Et le Christ parle ainsi, non pas comme on rapporte les paroles d'une autre personne... ni même à titre de prophète qui interprète les commandements que le Père a donnés là-haut. En effet, les prophètes ne font jamais leurs propres discours, mais répètent les paroles qui leur sont inspirées par Dieu...» (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean) - [traduction libre]
Ce qu'il dit ici, c'est qu'il y a une différence entre Dieu le Père ou le Dieu de la Sainte Trinité qui parle à un prophète qui, à son tour, répète ses paroles, et la communication qui existe entre le Fils et le Père, lesquels partagent la même essence. C'est un autre mystère que nous ne pouvons expliquer. Donc ici, saint Cyrille fait contraster le type de communication qui existe entre Dieu et un prophète et celle qui existe entre deux personnes de la Trinité, le Père et le Fils, cette dernière ayant un mode de fonctionnement différent.
«...Mais puisque le Fils est consubstantiel au Père [ils partagent la même essence] et qu'il ne diffère de lui que par sa personnalité distincte [ce sont donc des personnes différentes], Il dit que ses propres paroles sont celles du Père [c'est parce qu'ils partagent la même essence qu'il peut affirmer ceci], car le Père ne pourrait aucunement utiliser des mots qui seraient différents de ceux du Fils [Ils ne sont jamais en désaccord]. Du plus, la grandeur de ses œuvres se conçoit et se manifeste de la même façon [c'est donc le même principe lorsqu'il s'agit de miracles]. Car étant donné qu'il ne serait jamais possible pour le Père d'accomplir une œuvre sans que le Fils le sache et y participe, le Christ attribue ses œuvres au Père. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean) - [traduction libre]
Et c'est précisément pourquoi l'auteur de l'Épître aux Hébreux, au chapitre 1, affirme que le Christ est l'image expresse du Père, n'est-ce pas? Il est l'image du Père dans toute sa plénitude, soit l'image expresse du Père. C'est comme les icônes que nous avons à l'Église, n'est-ce pas? Par exemple, si on applique le saint chrême, c'est-à-dire l'huile sainte, à l'icône du Christ ou celle de saint Nicolas de Myre ou de tout autre saint, l'icône devient énigmatique et le saint qu'elle représente vient l'habiter, n'est-ce pas? Donc, l'icône n'est pas le saint lui- même, mais elle témoigne de sa présence. La même idée est évoquée lorsqu'on dit que nous sommes à l'image du Christ: comme chrétiens, nous sommes censés témoigner de la présence du Christ lorsqu'il vient renouveler son image en nous. Mais pour ce qui est du Père et du Fils, répétons-le, le Fils est l'image expresse du Père, n'est-ce pas? Voilà ce que nous explique saint Cyrille.
Ainsi, les versets qui précisent que le Fils et le Père sont des égaux et que toute personne qui a vu le Fils a aussi vu le Père ne prétendent pas pour autant que le Fils et le Père soient une même personne. C'est plutôt une façon de dire qu'ils partagent la même essence divine et que le Christ est l'icône et l'image expresse du Père.
De plus, les paroles du Christ au verset 9 de Philippe ou saint Philippe... Je les interprète toujours dans le sens personnel lorsqu'il dit:
« 9 ...Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe!...» (Jean 14:9)
Vous savez, et quand j'y pense... Ai-je accompagné le Christ pendant si longtemps, ai-je fait partie de l'Église pendant toutes ces années, ai-je essayé de prier durant toute ma vie, sans
toutefois le connaître? Cette idée d'une véritable louange sacrificielle, une louange qui vient directement du cœur, une vie qui contribue à rendre le Christ vraiment présent... voilà des idées qui font réfléchir. Et les gens qui sont nés chrétiens devraient particulièrement s'en soucier. Nous avons été chrétiens toute notre vie et nous ne le connaissons pas? Mais qu'attendons-nous?
Sur une note plus positive, les saints disaient... ils disaient qu'ils avaient hâte de débuter leur vie avec le Christ et pourtant, ils étaient déjà des saints. Il faut y voir une invitation à aller toujours plus en profondeur avec le Christ, à discuter avec notre père spirituel et notre père confesseur et à essayer de prier plus, de prier avec sincérité, d'offrir de véritables louanges sacrificielles par nos prières liturgiques et nos prières personnelles à la maison, et ainsi de suite. Car nous voulons vraiment connaître le Christ. Nous n'avons pas envie d'arriver au Jugement Dernier et d'entendre le Christ nous lire un verset semblable à celui-là. Au contraire, nous souhaitons qu'il nous dise bravo, mon bon et fidèle serviteur!
Verset 12:
« 12 En vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; » (Jean 14:12)
L'idée qui est véhiculée ici, c'est que nous pouvons faire de grandes œuvres aussi, n'est-ce pas?, puisque le Christ va rejoindre le Père, puisque le Christ fait son Ascension et que nous montons avec lui pour nous asseoir à la droite du Père, que nous sommes adoptés, pardon, que nous devenons des fils par adoption et que nous reprenons le même pouvoir, un pouvoir même plus grand que celui dont disposait Adam avant sa transgression. Et il précise que celui qui croit en lui en fera de plus grandes... D'ailleurs, nous y reviendrons dans quelques instants.
« 13 et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. 14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » (Jean 14:13-14)
Mais qu'est-ce que ça signifie de dire que les disciples feront de plus grandes œuvres que le Christ? Est-ce qu'on sous-entend qu'il y a des choses que le Christ ne peut réaliser et que les disciples pourront les faire? Bien sûr que non! Allons lire Ésaïe 49:6 avant de poursuivre:
« 6 Il dit [en parlant de Dieu]: C'est peu [c'est bien peu] que tu sois mon serviteur [en parlant du Messie] pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les restes d'Israël: Je t'établis pour être la lumière des nations [le Messie sera une lumière pour les non- Juifs], pour porter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre. » (Ésaïe 49:6)
Ce que nous devons retenir de ce verset, c'est que Dieu dit au Fils, alors qu'il est dans sa forme humaine, qu'il deviendra le Serviteur, avec un S majuscule, n'est-ce pas?, lequel est
également le Fils de Dieu, et ce Fils de Dieu sera la lumière des non-Juifs et portera le salut jusqu'aux extrémités de la terre. Mais, comme nous le savons, le Christ ne prêchait qu'à Jérusalem, ou Israël devrais-je dire, n'est-ce pas? Donc, le Christ ne s'est pas rendu physiquement jusqu'aux extrémités de la terre. Maintenant, pour comprendre Ésaïe 49, il nous faut consulter le chapitre 13 des Actes des Apôtres:
« 46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C'est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. 47 Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur: Je t'ai établi pour être la lumière des nations, pour porter le salut jusqu'aux extrémités de la terre. » (Actes 13:46-47)
De toute évidence ici, à Ésaïe 49, il parlait du Christ lui-même, mais ce dernier, comme je le disais, ne s'était pas rendu au bout de la terre. Mais l'Église, les apôtres s'y sont rendus au bout de la terre, eux qui menaient l'Église, laquelle était le corps du Christ. Donc ici, on dit que le Christ prêchait en Palestine et en Israël et qu'il y accomplissait son œuvre, n'est-ce pas?, et c'était une œuvre salvatrice. Mais ensuite, l'Esprit Saint fut donné à son corps, l'Église, et l'Église s'est rendue jusqu'aux extrémités du monde. C'est pourquoi Ésaïe 49 s'applique aussi bien au Christ lui-même qu'à l'œuvre de l'Église guidée par lui. Ceci est très important. Dans ce cas-ci, les œuvres les plus grandes ne sont pas nécessairement des exploits physiques ou de grands miracles, mais plutôt la vaste région que les serviteurs ont parcourue au service du Christ.
Maintenant, si on revient aux versets 13 et 14, le Christ dit: et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai. Puis au verset 14, il dit: Si vous demandez (...) en mon nom, je le ferai. Et nous nous posons souvent la question: Qu'est-ce que ça signifie? Je demande plusieurs choses au nom du Christ, mais elles ne me sont pas nécessairement accordées. Saint Augustin nous apporte une très belle réflexion à ce sujet, alors j'aimerais vous la lire. Voici ce qu'il dit:
« Et si on se concentre sur la vie des apôtres eux-mêmes, on découvre que celui qui travaillait plus que tous [en parlant de saint Paul] priait pour que le messager de Satan le quitte, mais sa demande ne fut pas exaucée... Alors réveille-toi, toi le croyant, et prend note de ce qui est énoncé ici: - En mon nom. Ce [nom], c'est le Christ Jésus. [Il explique que lorsque le Christ dit « tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai », le nom en question est celui du Christ Jésus. Et que signifie Christ Jésus?] Christ signifie Roi [celui qui est consacré], Jésus signifie Sauveur... Ainsi, quoi que nous demandions qui viendrait faire obstacle à notre salut [parce que le nom du Christ est Sauveur] ne peut être demandé au nom de notre Sauveur, et pourtant, il est notre Sauveur non seulement lorsqu'il fait ce que nous lui demandons, mais aussi lorsqu'il ne le fait pas.
« Lorsqu'il voit que nous demandons quelque chose qui va à l'encontre de notre salut, il démontre qu'il est notre Sauveur en ignorant notre demande. Le médecin sait si le malade lui demande quelque chose qui nuit ou non à sa santé. Et [celui-ci] ne lui accorde pas des choses qui lui seraient néfastes, même si le malade le demande. Son objectif final, c'est la guérison... Nous pouvons même exiger certaines choses en son nom qu'il ne nous accordera pas sur le champ, mais qu'il accordera plus tard. Ce que nous demandons sera reporté, non pas refusé... » (Saint Augustin, Traités sur l'Évangile selon saint Jean) - [traduction libre]
N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.
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