Au nom du Père et du Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Lors de notre dernière vidéo, nous en étions à étudier le chapitre 5 de l'Évangile selon saint Jean. Nous avons vu que, durant le sabbat, l'homme paralytique avait été guéri par le Christ et que ceci avait généré de vives réactions de la part des pharisiens. De toute évidence, le Christ était à Jérusalem, en Judée, lorsqu'il l'a guéri cet homme.


Passons maintenant au chapitre 6, verset 1, qui dit ceci:


« 1 Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée, de Tibériade. » (Jean 6:1)


Le Christ est donc parti de la Judée, est passé par la Samarie et s'est rendu au nord, en Galilée, là où se trouve le lac de Tibériade. Ce lac est aussi connu sous le nom de mer de Galilée, mais pour les non-Juifs qui nous écoutent et qui s'apprêtent à lire l'Évangile selon saint Jean, sachez que ce dernier l'appelle aussi par son deuxième nom, le lac de Tibériade, lequel lui a sans doute été donné en l'honneur de l'empereur romain Tibère.


« 2 Une grande foule le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades. » (Jean 6:2)


Au verset 2, saint Jean fait un lien avec les chapitres 2 et 4, où il avait mentionné que certaines personnes ne croyaient pas pleinement au Christ et qu'elles le suivaient seulement pour ses miracles, qu'on appelle aussi des signes. Ici, saint Jean met tout en place pour le verset 66 du chapitre 6, moment où le Christ sera rejeté après avoir prononcé son discours sur l'Eucharistie.


Passons au verset 3 qui dit ceci:


« 3 Jésus monta sur la montagne, et là il s'assit avec ses disciples. » (Jean 6:3)


Lorsque l'on examine cette scène dans l'Évangile selon saint Marc, au chapitre 6, verset 31, on comprend que le Christ a voulu s'éloigner avec ses disciples, afin qu'ils se reposent. Mais voyant que les gens le suivaient, il eut de la compassion pour eux, s'assit avec eux et alla même jusqu'à guérir certains d'entre eux qui étaient malades. Par ce geste, le Christ nous enseigne qu'il se peut que nous soyons parfois très fatigués, même épuisés par le service, le


travail ou pour toute autre raison, mais qu'il faut nous dépasser malgré tout, faire un pas de plus pour servir les autres. C'est un très beau message spirituel que nous devrions retenir.


Poursuivons maintenant avec le verset 4:


« 4 Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs. » (Jean 6:4)


Ce qu'on dit ici est important, car au début du chapitre 6, le Christ était à Jérusalem, et maintenant, on annonce qu'il quitte Jérusalem pour se rendre en Galilée. Mais attention: Pourquoi se rend-il en Galilée, alors que ce sera bientôt la Pâque juive? En effet, la Pâque juive était une fête obligatoire pour tous les Juifs: ils devaient se rendre à Jérusalem pour rendre grâce. Et pourtant, le Christ va en direction opposée.


C'est possiblement parce que des gens se préparaient à le mettre à mort. De fait, les Juifs étaient sur le point de le faire exécuter, parce qu'il venait de guérir le paralytique, n'est-ce pas? Alors peut-être voulait-il assurer sa sécurité, puisqu'il était encore trop tôt pour la croix et la résurrection. Ceci dit, son départ de Jérusalem a une signification encore plus grande.


Les gens de Galilée, bien qu'ils habitent au nord, se dirigent vers le sud, afin d'aller rendre grâce à Jérusalem, n'est-ce pas?, tandis que le Christ fait le chemin inverse. Il veutt déplacer le centre d'attention de l'Ancien Testament vers le Nouveau Testament. Il veut que les gens se concentrent sur le temple du Nouveau Testament, c'est-à-dire lui-même. Voilà quel est son objectif! Et ceci deviendra plus évident dans les quelques prochains versets.


Tout d'abord, revenons au verset 4 qui disait:


« 4 Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs. » (Jean 6:4)


Lorsque l'on consulte Marc 6, Luc 9 ou Matthieu 14, soit n'importe lequel des Évangiles synoptiques qui fait mention de la multiplication des cinq pains et des deux poissons, la première chose que l'on remarque, c'est qu'ils ne disent pas que c'est le temps de la Pâque juive. Mais saint Jean le mentionne, car il a vraiment un objectif en tête: celui de faire comprendre qui est le Christ. On le surnomme d'ailleurs le théologien. Alors, notez bien ce premier point: la Pâque juive, la fête des Juifs, approchait.


Le deuxième point à noter, c'est ce que le Christ fait avec le pain. Dans les Évangiles synoptiques, on dit que le Christ bénit et rompt le pain, mais saint Jean ne s'exprime pas dans ces termes; il dit autre chose. Allons voir...


Le verset 11 dit ceci:


« 11 Jésus prit les pains, rendit grâces [ευχαριστιo (euharistio), en grec], et les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des poissons, autant qu'ils en voulurent. » (Jean 6:11)


Donc, il n'a pas béni et rompu le pain, mais saint Jean relie ce miracle à l'Eucharistie. Puis, au verset 12, le Christ dit:


« 12 (...) Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. » (Jean 6:12)


Et ici, j'ai pris note de ceci: aucun des membres de son corps ne sera perdu. Donc ici, ses apôtres, les évêques, les chefs de l'Église, ont entre autres pour tâche de ramasser ces morceaux, le corps du Christ, les membres de l'Église, afin qu'ils ne fassent qu'un avec Dieu et qu'aucun d'eux ne se perde. C'est un message très mystérieux qui est absent des Évangiles synoptiques. Jean est vraiment un théologien. Il parle de la Pâque juive au verset 4; il établit un parallèle avec l'Eucharistie au verset 11; et il termine en reliant tout ça à l'Église elle-même au verset 12. C'est vraiment très beau!


Un autre détail que j'ai personnellement trouvé très beau à propos du chapitre 6, c'est l'ordre dans lequel les sujets sont amenés et le rapprochement qu'on peut faire avec l'Ancien Testament. Le chapitre débute avec les cinq pains et les deux poissons, ce qui a permis de nourrir cinq mille personnes; ensuite, le Christ marche sur l'eau; puis vient la discussion sur l'Eucharistie; et enfin, les disciples qui s'en détournent.


Évidemment, en première partie de chapitre, soit le récit des cinq pains et des deux poissons, saint Jean fait allusion à la Pâque juive de l'Ancien Testament. Mais par la même occasion, il renvoie aussi à l'Eucharistie. Le Christ veut mentionner que le fait de prendre part à la Pâque juive de l'Ancien Testament équivaut à prendre part à l'Eucharistie elle-même. Comme nous l'avions d'ailleurs mentionné en commençant notre étude de l'Évangile selon saint Jean, il y a plusieurs événements de l'Ancien Testament qui se cachent dans son Évangile et nous en avons un exemple ici.


En parlant de l'Ancien Testament, que s'était-il passé après que les Israélites eussent sacrifié l'agneau pour la Pâque juive? Ils avaient traversé la mer Rouge. Ici, dans la structure du chapitre, Jean a placé le récit de Jésus ayant marché sur l'eau juste entre l'Eucharistie et la Pâque juive, symbolisée par la multiplication des pains, faisant ainsi écho au moment où Moïse avait traversé la mer Rouge dans l'Ancien Testament. Que c'est beau!


Passons au verset 5:


« 5 Ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger? » (Jean 6:5)


Ce que Jean nous raconte ici dans son chapitre 6 semble contredire ce que Matthieu nous dit dans son chapitre 14:


« 15 Le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui, et dirent: Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu'elle aille dans les villages, pour s'acheter des vivres. 16 Jésus leur répondit: Ils n'ont pas besoin de s'en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger. » (Matthieu 14:15-16)


En effet, au chapitre 6 de Jean, le Christ aborde Philippe, tandis qu'au chapitre 14 de Matthieu, ce sont les disciples qui abordent le Christ. Mais notez qu'à Jean 6, nous sommes au début de l'événement et Jésus lève les yeux et voit la foule qui vient vers lui. Par conséquent, il demande à Philippe, afin de le mettre à l'épreuve, même s'il sait déjà ce qu'il va faire.


À Matthieu 14, nous sommes dans la soirée. Les disciples ont repris la conversation avec le Christ et ce dernier leur dit: non, non, ne les renvoyez pas; donnez-leur plutôt quelque chose à manger. Ainsi, dans les faits, il n'y a pas de contradiction entre les deux situations.


Maintenant, allons lire les versets 5 et 6 en bloc:


« 5 Ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger? 6 Il disait cela pour l'éprouver, car il savait ce qu'il allait faire. » (Jean 6:5-6)


Pour comprendre l'étendue du problème ici, il faut savoir que Capernaüm, un lieu situé sur les bords du lac de Tibériade, comptait 2500 habitants. Dans la présente situation, nous avons 5000 hommes qui suivent le Christ, en plus des femmes et des enfants, ce qui porte le compte à plusieurs milliers de personnes. Il ne peut pas les envoyer trouver de la nourriture à Capernaüm, car compte tenu de sa production habituelle, celle-ci ne pourrait nourrir que 2500 personnes. Il faudrait donc que le Christ les envoie à différents endroits pour qu'ils puissent se nourrir. Le problème est donc un vrai casse-tête.


De plus, il y a deux autres points à prendre en considération au verset 6. Tout d'abord, à Jean 14, le Christ met Philippe à l'épreuve, car il sait d'avance que sa foi est fragile. Saint Cyrille s'est empressé d'en faire la remarque du fait que Philippe ait dit au Christ: montre- nous le Père et nous te croirons. Voilà pourquoi le Christ voulait tester Philippe en particulier. Du même coup, saint Cyrille a insisté pour faire remarquer que le Christ savait d'avance ce qu'il allait faire, car sa divinité et son humanité ne faisaient qu'un. Il savait donc comment il allait procéder.


Passons au verset 7:


« 7 Philippe lui répondit: Les pains qu'on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu. » (Jean 6:7)


Cette somme de 200 deniers était peut-être ce qu'ils avaient en poche ou en réserve dans la petite caisse, qui sait? Il faut pourtant savoir qu'un denier équivalait au salaire d'une journée de travail. Ainsi, une personne qui travaillait tout le jour, disons 8 heures durant, gagnait 1 denier. C'était donc une somme importante.


« 8 Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit: 9 Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens? 10 Jésus dit: Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d'herbe. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. » (Jean 6:8-10)


On peut établir une autre corrélation ici avec l'Ancien Testament. Dans ce dernier, c'était le chef de famille qui présidait au repas de la Pâque juive. De façon similaire ici, c'est le Christ, chef de l'Église qui tient ce rôle dans le Nouveau Testament.


« 11 Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des poissons, autant qu'ils en voulurent. » (Jean 6:11)


Saint Éphrem le Syrien a remarqué que le miracle fut accompli en tenant compte de ce qu'il fallait pour nourrir le peuple. Tout le monde put manger à sa faim. Le miracle fut donc accompli en fonction des besoins des gens, et non en fonction de la puissance de Dieu. Au bout du compte, il resta l'équivalent de douze paniers de nourriture en surplus.


Saint Hilaire de Poitiers a fait quelques commentaires très intéressants. Il a fait remarquer que c'était les apôtres qui avaient distribué la nourriture au peuple. Pour lui, les apôtres étaient les symboles de la prêtrise du Christ au sein de l'Église. Autrement dit, le don de grâce fut offert au peuple par l'entremise des apôtres, lesquels agissaient en qualité d'évêques, n'est- ce pas? Et globalement, c'était un symbole de la prêtrise du Christ.


Son deuxième commentaire est lié au chapitre 4, verset 4 des Actes des apôtres qui dit ceci:


« 4 Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s'éleva à environ cinq mille. » (Actes 4:4)


De toute évidence, on fait référence à l'Église du Nouveau Testament ici, donc ces cinq mille hommes se sont joints à l'Église du Nouveau Testament. En repensant au miracle des cinq pains et des deux poissons, saint Hilaire a réalisé que les hommes qui avaient été nourris lors de l'événement étaient également au nombre de cinq mille. Il a donc établi un parallèle entre la parole de Dieu ont il est question dans Actes 4 et le pain qui est donné à Jean 6, déclarant que ce pain représentait la parole de Dieu.


Il dit aussi qu'à cette époque, le peuple qui était assis représentait l'Église de l'Ancien Testament, n'est-ce pas? Ainsi les Juifs étaient là, assis et avides d'entendre la parole de Dieu, et Dieu répondit en les comblant de sa parole, laquelle renvoyait à la loi et aux prophètes, c'est-à-dire à l'Ancien Testament.


Pourtant, les douze paniers contenant les surplus de nourriture furent recueillis par les apôtres. Ces derniers, qui enseignaient à la foule dans le Nouveau Testament, possédaient toujours le pain, la parole de Dieu, et ils continuèrent d'en faire profiter l'Église du Nouveau Testament. Et il faut noter que, puisque le Nouveau Testament ne se manifestait qu'indirectement dans l'Ancien Testament, on peut maintenant considérer qu'il en découle, tout comme les restes de pain qui proviennent des miches de pain originales. En résumé, les restes de pain, symboles du Nouveau Testament, proviennent des miches de pain originales, symboles de l'Ancien Testament. L'Église, aussi bien celle de l'Ancien Testament que celle du Nouveau, est, en quelque sorte, remplie de la parole de Dieu.


Poursuivons avec le verset 12:


« 12 Lorsqu'ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. » (Jean 6:12)


Le Christ ne veut certainement pas perdre un seul des membres de son Église. Chaque membre compte. Et vous aussi. S'il faut vous repentir, il ne faut pas hésiter. Dieu vous attend. Ses bras sont grand ouverts, fixés à la croix, prêts à vous accueillir. Il ne peut les refermer. Théologiquement parlant, l'amour de Dieu est inconditionnel. Revenons vers Dieu en nous montrant dûment repentants et il ne manquera pas de nous accepter près de lui. Saint Jean met l'accent sur ce concept jusqu'à la fin de son Évangile. Au chapitre 6, verset 39, il dit ceci:


« 39 Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. » (Jean 6:39)


Jean 10:28:


« 28 Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. » (Jean 10:28)


Continuons maintenant avec le verset 13:


« 13 Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d'orge, après que tous eurent mangé. » (Jean 6:13)


Dans son Évangile, Jean ne précise pas à quel moment le Christ a choisi les apôtres, mais par ce verset, on peut comprendre qu'il avait déjà fait son choix à ce point-ci.


Verset 14:


« 14 Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. » (Jean 6:14)


Ce miracle fut très significatif à leurs yeux et par lui, ils reconnurent que le Christ était un prophète. Et pourquoi donc? Parce qu'au chapitre 4 de la deuxième Épître aux Rois, Élie avait accompli un miracle similaire et, de ce fait, les Juifs le considéraient comme un prophète très respectable. Dans son cas, Élie disposait de vingt pains qui avaient pu nourrir une centaine d'hommes et il y eut également de la nourriture en surplus. Mais pour ce qui est du Christ, cinq pains seulement ont suffi à nourrir cinq mille hommes, sans compter leurs familles. Ainsi, la réaction de la foule face au Christ fut: Wow! Ce doit être un prophète!


Verset 15:


« 15 Et Jésus, sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. » (Jean 6:15)


Le Christ avait fait preuve d'un incroyable pouvoir, alors il fallait s'y attendre: les Juifs voulurent en faire leur roi. Ils se rendaient à Jérusalem de toute façon. Ils en avaient marre des Romains. Ils étaient scandalisés de ce qu'Hérode avait fait à Jean Baptiste. Alors pourquoi ne pas faire du Christ leur roi, afin qu'il dirige la rébellion contre les Romains? Ceci était tout à fait logique, d'après leur compréhension des choses.


À Matthieu 14, on dit que le Christ a réuni ses disciples, les a placés dans une barque et les a envoyé sans tarder. Puis, il a lui-même renvoyé la foule. Et pourquoi? Les disciples étaient possiblement animés du même enthousiasme que le peuple à vouloir que le Christ soit roi sur terre. Mais en bon maître qu'il était, le Christ s'est interposé et les a séparés de la foule, afin de préserver leur sainteté. Ce n'est qu'à ce moment que le Christ put se retirer.


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


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