Le Père et le Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.


Bienvenue à cette analyse détaillée que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. La dernière fois, nous avons vu que le Christ quittait le ministère public, soit le service auquel il s'était consacré pendant trois ans et demi, et qu'il se préparait pour le repas de la dernière Cène avant la croix et tout le reste. En résumé, c'est ce dont on parle au chapitre 13 de l'Évangile selon saint Jean. Le ministère public du Christ est terminé et il va bientôt se concentrer sur ses disciples. Allons lire le verset 1 qui marque le début de ce contexte:


« 1 Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. » (Jean 13:1)


Ici encore, ce verset vise à faire voir au lecteur que le Christ est passé de son ministère public à un ministère privé et qu'il est maintenant question de tout l'amour qu'il témoigne à ses disciples jusqu'à la fin. Il n'est donc pas seulement question de l'amour qu'il leur a témoigné publiquement, mais aussi de celui qu'il leur manifeste maintenant dans le privé, lequel est encore plus fort, comme nous le verrons sous peu par le grand geste de servitude qu'il pose à leur égard en leur lavant les pieds.


De plus, il existe un jeu de mots entre l'expression Pâque juive en grec et le segment passer de ce monde au Père dans la version anglaise New King James. En fait, la New King James emploie l'expression quitter, mais je ne me m'attarderai pas à ce détail. Je le mentionne sans plus, au cas où vous voudriez aller vérifier par vous-mêmes.


Passons donc au verset 2, où l'on constate que nous en sommes déjà à la fin du repas. Saint Jean a omis d'inclure un narratif de l'Eucharistie, puisqu'il savait que le lecteur serait déjà au courant de la façon dont elle s'était déroulée, l'ayant lu dans les Évangiles synoptiques. Car faut-il le rappeler: Jean a écrit son Évangile à la fin du siècle premier. Donc, le verset 2 s'énonce comme suit:


« 2 Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, 3 Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu, 4 se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge dont il se ceignit. 5 Ensuite il versa de l'eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. » (Jean 13:2-5)


L'objectif principal du verset 3, lorsque Jean dit Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, c'est de démontrer que le Christ était déjà conscient, qu'il savait tout, qu'il était Dieu, même s'il était sur le point d'être trahi, même s'il allait bientôt être crucifié, n'est-ce pas? Plus tard cette nuit-là, il allait être capturé, n'est-ce pas? Et le lendemain, il serait crucifié. Il savait déjà toutes ces choses. Il était toujours en contrôle. Il s'offrait à la mort de son propre chef, volontairement. Saint Jean veut s'assurer que le lecteur comprend que cet homme est véritablement divin: il est Dieu. Mais la grande question, c'est de savoir pourquoi le Christ a lavé les pieds de ses disciples à ce moment précis. Et pour le comprendre, il faut revenir à Luc 22, toujours dans le contexte de la dernière Cène. Voici ce qu'on peut y lire:


« 24 Il s'éleva aussi parmi les apôtres une contestation: lequel d'entre eux devait être estimé le plus grand? » (Luc 22:24)


Ainsi, durant le dernier repas, les disciples se sont vraiment disputés à savoir lequel d'entre eux était le plus grand des disciples, n'est-ce pas?


« 25 Jésus leur dit: Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. 26 Qu'il n'en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit [n'est-ce pas?, le dernier sera le premier], et celui qui gouverne comme celui qui sert. 27 Car quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert? N'est-ce pas celui qui est à table? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » (Luc 22:25-27)


Le Christ leur a donc lavé les pieds, n'est-ce pas? Il aurait dû être assis à table, mais il a décidé de servir. Si on résume: il y avait un problème potentiel, une dispute entre les disciples à savoir lequel était le plus grand d'entre eux. Ils voulaient s'asseoir à table et se faire servir, et non pas servir eux-mêmes, n'est-ce pas? Encore une fois, il faut se rappeler qu'à ce moment-là, l'Esprit Saint n'habitait pas en eux. Le Christ leur a donc donné une leçon en leur lavant les pieds.


« 28 Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves; 29 c'est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur, 30 afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume [comme le repas eucharistique à l'église, n'est-ce pas?], et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. » (Luc 22:28-30)


Examinons ceci d'un peu plus près. À l'époque, durant la Pâque juive, la coutume voulait que le chef de famille s'assoie au centre d'une table en forme de U, telle que représentée dans l'image que vous voyez ici. Il se reculait un peu, s'appuyait le coude sur un coussin placé derrière lui, et mangeait de l'autre main. Les autres convives prenaient place autour de la


table d'après leur rang. Il y avait donc une hiérarchie à respecter. Le plus haut gradé prenait place immédiatement à gauche du chef de famille. Le deuxième se plaçait à sa droite.


Il semble donc que les disciples aient convoité ces places, non seulement durant la Pâque juive, mais aussi dans le royaume des cieux. Il en est question, par exemple, au chapitre 10 de Marc, alors que saint Jacques et saint Jean demandent à s'asseoir à la droite et à la gauche du Christ. C'est donc dans ce contexte que le lavement des pieds semble s'être déroulé. Les disciples convoitaient ces places et le rang qui allait avec. Ils en oubliaient la vraie tâche à accomplir, soit le lavement des pieds.


Comme vous le savez, c'était la coutume à l'époque de faire laver les pieds des invités par les serviteurs, puisque tout le monde portait des sandales, n'est-ce pas? Mais s'il n'y avait pas de serviteur, la tâche incombait à la personne ayant le rang le moins élevé parmi les gens présents. Il fallait donc déterminer qui était cette personne de rang inférieur, n'est-ce pas? Qui devait faire le lavement des pieds? Telle était la question! Mais les disciples se souciaient de leur place, de leur rang, au lieu de se centrer sur la tâche à accomplir. Faut-il le répéter: ils n'avaient pas encore reçu l'Esprit Saint. Et dans ce contexte, le Christ a retiré sa robe, n'est-ce pas, et s'est mis à leur laver les pieds lui-même.


Passons au verset 6:


« 6 Il vint donc à Simon Pierre; et Pierre lui dit: Toi, Seigneur, tu me laves les pieds! » (Jean 13:6)


Saint Pierre avait toujours eu un franc-parler, n'est-ce pas? Il avait été le premier à affirmer que le Christ était le Messie, c'était lui qui avait voulu marcher sur l'eau, et ainsi de suite. Alors dans ce cas-ci, le Christ se mit à laver les pieds de ses disciples un à un et lorsque vint le tour de saint Pierre, ce dernier réagit en lui disant: Seigneur, tu me laves les pieds!


Sa réaction peut être interprétée comme un signe d'humilité. Mais c'est peut-être l'inverse aussi: on peut y voir du déni, comme si Pierre ne pouvait pas croire que son maître veuille lui laver les pieds, alors qu'il avait lui-même refusé de laver ceux de ses frères. Il y avait peut- être un peu d'orgueil de mêlé à tout ça. Évidemment, on ne peut le confirmer, mais c'est une possibilité. D'autre part, tel que mentionné plus haut, saint Pierre a peut-être seulement réagi par humilité, estimant qu'il n'était pas digne de se faire laver les pieds par le Christ.


Verset 7:


« 7 Jésus lui répondit: Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. 8 Pierre lui dit: Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit: Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi. » (Jean 13:7-8)


De toute évidence, le Christ s'est mis à laver les pieds des disciples à tour de rôle. Quand ce fut le tour de saint Pierre, ce dernier résista. La réponse du Christ fut très claire: ta résistance sera lourde de conséquences, car tu ne pourras pas faire partie de moi. Bien sûr, saint Pierre s'est ravisé.


Voyez-vous, ici encore, on peut croire à l'humilité de saint Pierre, mais si on examine la situation sous un autre angle, on remarque que les autres disciples n'ont pas osé parler. Saint Pierre, en son for intérieur, était peut-être trop orgueilleux pour accepter que son maître lui lave les pieds, n'est-ce pas? N'ayant pas voulu laver ses frères, il voyait maintenant son maître prêt à lui laver les pieds, ce qui devait être une dure leçon d'humilité pour lui. Le message à retenir ici est le suivant: ne cherchez pas à obtenir une place de choix, ne visez pas d'obtenir un grade particulier, ne cherchez pas à être le plus grand. Voilà pourquoi le Christ a dit ce qui suit, au verset 34 du même chapitre:


« 34 Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13:34)


Évidemment, le fait d'aimer son prochain est un vieux commandement, mais l'idée ici, c'est de nous aimer les uns les autres comme le Christ nous aime, ce qui s'appliquait aussi aux disciples dans ce cas-ci, n'est-ce pas? Le Christ s'est abaissé un niveau du moindre des serviteurs et a accepté de servir. Nous devrions faire de même. Encore une fois, le service et l'amour vont de pair.


La fait d'aimer autant que le Christ, c'était du jamais vu à l'époque. Personne avant lui n'avait atteint un tel degré d'amour, car au bout du compte, dans toute sa perfection, il était le seul véritable être humain, n'est-ce pas? Et nous devrions suivre son exemple si nous espérons devenir comme lui. C'est pourquoi il nous a donné ce nouveau commandement d'aimer comme il a aimé.


Verset 9:


« 9 Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. » (Jean 13:9)


Ainsi, saint Pierre prend ses paroles au pied de la lettre et lui répond: Tout compte fait, oublie ça! Je t'aime trop. Je ne veux pas me séparer de toi. Vas-y! Lave-moi en entier s'il le faut! C'était un beau témoignage d'amour envers son maître.


Verset 10:


« 10 Jésus lui dit: Celui qui est lavé n'a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.


11 Car il connaissait celui qui le livrait; c'est pourquoi il dit: Vous n'êtes pas tous purs. » (Jean 13:10-11)


Saint Pierre est donc purifié ici, n'est-ce pas?, car il aime le Christ. Tout ce dont il a besoin, c'est d'un rappel à l'amour, à l'humilité et au service. Et c'est ce que le lavement des pieds symbolise, n'est-ce pas? Judas n'est pas pur. Il n'a pas d'amour envers le Christ. Voilà ce que le texte signifie au sens strict. Au niveau symbolique, on peut sans doute y voir une référence au baptême. En effet, lorsqu'une personne est immergée dans les eaux du baptême, elle n'a plus dorénavant qu'à se laver les pieds, puisqu'elle marche en sandales au quotidien et que la poussière qui s'accumule sur ses pieds, laquelle symbolise ses péchés, doit être nettoyée, afin de les purifier. C'est ça, une vie de repentir, n'est-ce pas? Se repentir et confesser ses fautes. Voilà ce que représente le lavement des pieds au plan symbolique.


Ainsi, saint Pierre aimait Dieu et c'est un bel exemple à suivre pour nous, de l'aimer aussi fort et d'être... il n'y a rien de mal à avoir un franc-parler et à dire ce que l'on pense, mais l'important, c'est de marcher dans les pas du Christ. Il n'y a pas que les paroles qui comptent. Les gestes que nous posons comptent aussi, n'est-ce pas? Considérons tout ça comme un rappel qui s'applique encore aujourd'hui, même si nous vivons au 21è siècle.


De plus, au verset 11, saint Jean précise que le Christ savait déjà que Judas le trahirait, n'est-ce pas? Il veut encore nous faire voir que le Christ sait tout, qu'il est Dieu et tout le reste. Et en parlant de Judas, saint Éphrem le Syrien avance quelque chose de très beau, poétiquement parlant:


« Dans sa délicatesse, notre Seigneur a eu l'humilité de laver de ses propres mains les pieds de celui qui allait le trahir [Judas]. [À son tour], une fois purifié, [Judas] lui a exprimé sa gratitude au moyen de clous sur la croix. » (Saint Éphrem le Syrien, Commentaire sur le Diatessaron de Tatien) - [traduction libre]


Verset 12:


« 12 Après qu'il leur eut lavé les pieds, et qu'il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit: Comprenez-vous ce que je vous ai fait? 13 Vous m'appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis. 14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; 15 car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. 16 En vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur...» (Jean 13:12-16)


Ceci veut dire que nous n'avons pas le choix de nous laver les pieds les uns les autres. Si notre maître l'a fait et que nous comprenons que nous ne sommes pas plus grands que lui, le Christ ne nous donne pas d'autre choix que de nous laver les pieds entre nous.


« 16 ...ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. 17 Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. » (Jean 13:16-17)


Donc, de toute évidence, le lavement des pieds est un symbole qui nous invite à offrir tout service en nous abaissant au niveau du plus simple des serviteurs. C'est, en fait, l'objectif que visent les Chrétiens en imitant leur maître, n'est-ce pas?, suivant l'adage qui dit que les derniers seront les premiers. Il y a donc un travail à faire en plus d'entretenir notre foi, non? Et sur ce, saint Cyrille nous dit ceci:


« Ce n'est pas la connaissance de la vertu, mais bien sa mise en pratique qui mérite en toute pertinence de susciter l'amour et l'enthousiasme... Tant que les actions vont de pair avec la connaissance, aucun gain ne saurait être négligeable. Mais quand l'un de ces éléments fait défaut, l'autre s'en trouve sérieusement affecté. Et il est écrit que même la foi est condamnée sans les œuvres. Même si le fait de connaître Dieu, le fait de savoir qu'il est unique jusque dans sa nature, et le fait de le reconnaître en toute simplicité et en toute vérité font partie intégrante de la foi, elle est tout de même condamnée si elle n'est pas illuminée par la lumière émanant d'œuvres qui la mettent en valeur. Ainsi assurément, il est tout à fait inutile de se contenter de savoir ce qui est bon, sans toutefois éprouver le désir immédiat de le mettre en pratique. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Chapitre 9) - [traduction libre]


Verset 18:


« 18 Ce n'est pas de vous tous que je parle; je connais ceux que j'ai choisis. Mais il faut que l'Écriture s'accomplisse: Celui qui mange avec moi le pain a levé son talon contre moi. » (Jean 13:18)


Le verset 17 parlait des bienheureux. Quant au verset 18, il nous apprend que Judas ne fait pas partie des bienheureux, n'est-ce pas? Il veut également mettre l'emphase sur le fait que le Christ n'est pas dupe de la trahison de Judas, n'est-ce pas?, puisqu'il est Dieu et qu'il sait tout, comme nous l'avons déjà mentionné. C'est pourquoi il dit: il faut que l'Écriture s'accomplisse. Le Christ, ici, cite le Psaume 41, verset 9, du texte massorétique en disant: Celui qui mange avec moi le pain a levé son talon contre moi, n'est-ce pas?


« 19 Dès à présent je vous le dis, avant que la chose arrive, afin que, lorsqu'elle arrivera, vous croyiez à ce que je suis. » (Jean 13:19)


Autrement dit, ne soyez pas surpris d'apprendre que quelqu'un m'a trahi, que Judas m'a trahi. Je vous le dit d'avance: ne vous faites pas trop de souci. Je suis le Messie, n'est-ce pas? Vous devez continuer de croire que je le suis.


« 20 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j'aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. » (Jean 13:20)


Donc, celui qui reçoit la personne que le Christ lui envoie, n'est-ce pas?, celui-là reçoit le Christ même, et celui qui reçoit le Christ reçoit aussi le Père, car le Père est celui qui envoie le Fils. Mais l'objectif du verset 20 est de spécifier que les douze apôtres ont été envoyés par le Christ, et par conséquent, ils devraient se recevoir entre eux. Ils devraient se servir les uns les autres, puisque c'est le Christ qui a envoyé chacun d'eux. En essence, voici le message que ce passage veut transmettre: recevez-vous les uns les autres, servez-vous les uns les autres, aimez-vous les uns les autres, d'accord? Et le message qui s'adresse à nous est le suivant: servez-vous les uns les autres au sein de l'Église, servez les membres du corps du Christ, et servez aussi ceux qui ne font pas partie de l'Église.


Quant à Judas, plusieurs se sentent très mal pour lui et c'est très... c'est tout à fait normal d'avoir un tel sentiment envers cet homme. Cependant, certains vont jusqu'à dire: Eh bien, savez-vous, il est probablement au ciel; ce n'est pas de sa faute; il n'est pas coupable; le Christ l'avait choisi, donc il est sans doute innocent, etc. Mais il y a un fait important à se rappeler, encore une fois.


Mais avant d'en parler, permettez-moi de vous lire le verset 25 des Actes des apôtres, au chapitre 1. Dans le contexte, les apôtres voulaient choisir quelqu'un à la place de Judas, n'est-ce pas?, afin que son remplaçant puisse prendre la relève du ministère et de l'apostolat auxquels Judas avait échoué, ayant préféré céder au péché et suivre ses propres voies.


Il faut savoir que le Christ avait donné les mêmes chances à Judas qu'il avait données à tous les autres, n'est-ce pas? Même à la toute fin, il était prêt à lui offrir son amour, mais Judas avait choisi le péché. Il nous arrive souvent, de nos jours, de faire valoir nos droits en tant qu'humains, n'est-ce pas? De nous centrer sur ce que la société nous doit et d'oublier que nous avons aussi des responsabilités. Nous sommes tous responsables de notre propre vie. À nous de choisir.


Ainsi, le Christ n'a pas forcé Judas à le trahir, n'est-ce pas? Judas était en présence du Christ, du Tout-Puissant, qui avait fait tant de miracles, qui avait enseigné son incroyable sens moral, n'est-ce pas?, élevant la moralité à des standards tout à fait différents. Judas fut témoin de tout ça. Il avait lui-même fait des miracles, non? Il s'était promené avec un flacon d'huile et avait repoussé des démons, tout comme les onze autres apôtres. Ceci est répertorié au chapitre 6 de Marc.


Pourtant, ce même Judas qui avait vécu les mêmes expériences que les autres apôtres a décidé de trahir. Il était libre de choisir sa façon de composer avec le Messie. Et tous ceux qui vivent aujourd'hui se retrouvent devant le même choix. Le Christ nous a donné l'intelligence de choisir ce qui est bien. Il y a un chemin qui mène à la vie et un autre qui mène à la mort. À nous de choisir la vie. Nous avons tous le choix. Judas a fait le mauvais choix.


Nous sommes peut-être nombreux aujourd'hui à vivre en pleine grâce au sein de l'Église, prêtres, évêques, serveurs de messe, diacres, mais certains choisissent quand même de faire ce qui est mal. Ils empruntent la voie qui mène à la mort. C'est un choix personnel que chacun fait. Donc, le cas de Judas, ici, est une bien triste histoire qui s'est soldée par une fin tragique, mais le Christ n'y était pour rien. Judas n'était pas innocent. Nous portons tous le fardeau de nos responsabilités et Judas ne faisait pas exception. Sur ce, saint Cyrille nous revient avec ceci:


« Cependant, Dieu savait que le premier homme, Adam, allait pécher, mais il fut quand même créé dès le départ... De même, Dieu avait oint Saül pour qu'il soit roi, sachant qu'il allait pécher... Ainsi, par le même mécanisme, le Christ a choisi Judas et l'a mis en contact avec les saints disciples, car au départ, il possédait certainement les qualités nécessaires à son apostolat. Mais une fois que les tentations de Satan furent parvenues à le rendre esclave de son avidité pour le gain, une fois qu'il fut conquis par la passion et qu'il devint ainsi un traitre, Dieu l'a rejeté. Ainsi, ce n'était pas du tout la faute de celui qui avait choisi cet homme pour apôtre. Car Judas avait dans ses mains tout le pouvoir nécessaire pour empêcher sa propre chute, notamment en faisant un meilleur choix et en changeant les dispositions de son cœur et de son âme, afin de devenir un sincère adepte du Christ...» (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Chapitre 9) - [traduction libre]


N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.


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