Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Mes bien chers frères, je vous souhaite la bienvenue à la deuxième partie du sixième et dernier volet de cette série. Pour ceux qui étaient des nôtres, nous avons discuté de l'Eucharistie dans les moindres détails en analysant la théologie eucharistique de saint Cyrille d'Alexandrie. Jusqu'à présent, nous avons traité de sujets tels le souhait du Seigneur de nous faire passer de notre état corrompu à un état sans corruption. Nous avons mentionné avoir perdu la notion de ce que c'est que d'être vivant après nous être éloignés et séparés de Dieu. Et maintenant, le Seigneur veut nous restaurer, afin que nous puissions de nouveau avoir la vie en nous.
Cette dernière portion de notre série portera précisément sur le fait que nous avons toujours été créés pour que l'Esprit Saint nous habite et que nous soyons unis à Dieu. Nous avons mentionné qu'il nous avait créés pour lui, pour lui appartenir et qu'il nous appartienne. Et maintenant, nous allons vraiment insister sur le fait que l'Eucharistie et l'Esprit Saint sont les deux éléments qui nous unissent à notre Seigneur Dieu et que cette union est rendue possible lorsque nous prenons part à la Sainte Eucharistie. Allons voir de quoi il en retourne...
Il nous dit quelque chose de très percutant et de très beau aussi. Il dit que l'Eucharistie peut semer en nous l'Esprit vivifiant. Écoutez bien ce qu'il avance:
« Mais au final, le pain du ciel, c'est-à-dire le Christ, nous nourrit d'un [amour] éternel en nous apportant l'Esprit Saint, tout comme lorsque nous prenons part à son propre corps,... » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Volume 1) - [traduction libre]
Je vous relis ceci pour m'assurer que c'est bien compris. D'après saint Cyrille, le pain du ciel, c'est-à-dire le Seigneur Jésus-Christ (il est le pain de vie), nous nourrit d'une vie éternelle, puisqu'il nous apporte l'Esprit Saint et que nous prenons part à son corps.
«...ce qui nous fait prendre part à Dieu et vient détruire la mort issue de l'ancienne malédiction qui pesait sur nous. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Volume 1) - [traduction libre]
Alors, que dit-il ici? En recevant le Christ par l'Eucharistie, en ne faisant qu'un avec celui qui est le Fils unique, le Verbe de Dieu incarné, celui qui a pris chair en ne faisant qu'un avec lui, je peux maintenant recevoir l'Esprit Saint et prendre part à son propre corps. Je prends part à Dieu, dit-il.
Mes frères, à mesure que nous découvrons le mystère de l'Eucharistie, nous réalisons que c'est quelque chose d'extrêmement, extrêmement puissant. Et saint Cyrille dit que l'Esprit Saint et l'Eucharistie travaillent de pair pour nous unir à Dieu. Écoutez bien comment il s'exprime là- dessus. Il dit:
« Il était donc naturel pour lui d'être en nous, tant par l'intervention divine de l'Esprit Saint qu'en faisant partie intégrante de nos corps, pour ainsi dire, par son corps sacré et son précieux sang:...» (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Luc, Volume 2) - [traduction libre]
Et quel est son message ici? Il fait partie intégrante de nos corps par son corps sacré et son précieux sang. Il ne fait qu'un avec nous, tout comme ce que nous mangeons devient une partie de nous. C'est indéniable. Ce que nous mangeons s'intègre à notre biologie, à notre physiologie. Nous en tirons de l'énergie. Nous en tirons tout ce qui s'y trouve. Si notre apport nutritif est déficient, on en ressent les effets négatifs. S'il est sain, on en ressent les bienfaits. Ce que nous mangeons devient ce que nous sommes. Ainsi, lorsque nous consommons le corps et le sang de notre Seigneur Jésus-Christ, il s'intègre à notre corps par son corps et son précieux sang.
«...choses que nous obtenons aussi par la nature vivifiante de l'Eucharistie, sous forme de pain et de vin...» (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Luc, Volume 2) - [traduction libre]
Il dit donc que sous forme de pain et de vin, et grâce à l'Eucharistie, il s'intègre à nous. Saint Cyrille dit qu'il est naturel pour lui de vivre en nous. Puis il ajoute:
« Et ne doutez pas de cette vérité,... (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Luc, Volume 2) - [traduction libre]
Nul doute que c'est de cette façon qu'il en vient à ne faire qu'un avec nous et qu'il se rend disponible à nous par le pain et le vin. Saint Cyrille poursuit:
« (...) Ne doutez pas de cette vérité, car il le dit lui-même, « Ceci est mon corps, ceci est mon sang », mais ayez plutôt foi en la parole du Sauveur et accueillez-la; car celui qui est la vérité même ne peut mentir. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Luc, Volume 2) - [traduction libre]
Ce n'est pas un menteur, mes frères. Quand il dit prenez, mangez-en tous, ceci est mon corps, il s'agit vraiment de son corps. Certains peuvent se demander: Mais comment est-ce possible? Si je regarde au microscope, vais-je voir des vaisseaux sanguins? Vais-je voir ceci ou cela? Mes frères, l'Église n'a jamais voulu expliquer le comment de ceci. Nous avons dit que c'était un mystère et nous savons que c'en est un. Nous savons que c'est du pain qui devient aussi son corps. Quel scandale si l'être humain croyait qu'il mange de la vraie chair!
C'est pourquoi on parle de sacrifice non sanglant, même si on sait que l'Esprit Saint est descendu sur le pain qui est devant nous et qu'en répétant les paroles prononcés par notre Seigneur Jésus-Christ, le mystère vient transformer ce pain pour qu'il devienne son corps, et transformer l'eau et le vin pour qu'ils deviennent son sang. Le mystère, dit saint Cyrille, ne doit pas être remis en cause. Nous devons plutôt avoir foi en la parole du Sauveur et l'accueillir, car il dit la vérité. Ce n'est pas un menteur.
Saint Cyrille poursuit en disant que nous sommes unis à lui par son corps. En prenant part à son corps, il ne fait qu'un avec nous et nous avec lui. Le revoici:
« Et puisque le corps du Sauveur est devenu vivifiant (ayant été uni à celui qui, par sa nature, représente la vie, soit le Verbe de Dieu), lorsque nous en mangeons, nous recevons la vie, car nous aussi devenons unis à son corps, tout comme ce dernier est uni au Verbe qui l'habite. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Volume 1) - [traduction libre]
Tout comme le Verbe de Dieu incarné habite le corps qu'il a pris pour lui-même, nous devenons unis à lui lorsque nous le consommons: nous aussi devenons unis à son corps, tout comme ce dernier est uni au Verbe qui l'habite.
Il y a quelque chose de très intéressant dans tout ça. Pendant que tout ceci a lieu et qu'on parle d'union avec le Seigneur Jésus-Christ, saint Pierre nous soumet une phrase très percutante dans sa deuxième Épître. Il dit ceci:
« 4 ...lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. » (2 Pierre 1:4)
Qu'est-ce que ça signifie de dire que nous pouvons devenir participants de la nature divine? Et gardez en tête que les expressions prendre part et participer ont un sens très similaire. Ainsi, lorsqu'il est question de participer à la vie et qu'on parle de prendre part à la nature divine, on dit pratiquement la même chose dans ce contexte. C'est très similaire. Alors, que veut-on dire quand on affirme que nous prenons part à la nature divine? Saint Cyrille choisit d'expliquer ceci d'un angle eucharistique. Écoutez bien comment il insère l'Eucharistie dans ce contexte. Il dit que lorsque nous prenons part à la nature divine, nous nous trouvons à prendre part au Seigneur Jésus-Christ. Voici:
«...en prenant part à la grâce qui émane de lui... » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Volume 1) - [traduction libre]
Et cette grâce ici, l'ευλογία (evloyía), c'est l'Eucharistie. Donc, il dit:
«...en prenant part à la grâce qui émane de lui, ils peuvent maintenant participer à la nature divine, et ainsi être ramenés à l'incorruptibilité et à la vie, et être remodelés suivant la forme originelle de notre nature. » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Volume 1) - [traduction libre]
Vous rappelez-vous quand nous disions que la seule façon de retrouver notre union avec Dieu, c'était de revenir à notre nature originelle, à notre état primordial? Eh bien, saint Cyrille vient de fermer la boucle. Il dit que lorsque nous prenons part à l'Eucharistie, nous pouvons alors prendre part à la nature divine et être remodelés d'après notre nature originelle.
Voyez-vous ce qui est en train de se passer ici, mes frères? Lorsque je reçois le Seigneur Jésus-Christ en moi, il devient l'antidote au poison du péché et de la mort qui m'habitent. Il me ramène à un état incorruptible. Et parce qu'il est entré en moi, je peux de nouveau être uni à lui.
Quand tout cela se produit, que j'ai trouvé l'antidote contre la mort, que j'ai découvert le remède contre la corruption, que j'ai trouvé la façon d'être de nouveau uni à mon Seigneur Dieu, je suis alors parfaitement revenu à mon état primordial, celui pour lequel Dieu m'avait créé: à son image et à sa ressemblance. C'est ainsi que je deviens tout ce qui caractérise le deuxième Adam. Voyez-vous, je n'ai plus à être comme le premier Adam qui vit dans la corruption, la mort et l'aliénation. Je peux être comme le deuxième Adam, notre Seigneur, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Comment? En lui, par lui et avec lui. Et j'ai accès à tout cela grâce à l'Eucharistie.
Maintenant, saint Paul... Nous avons cité saint Pierre, alors citons aussi saint Paul. Celui-ci explique que lorsque nous consommons un seul et même pain, nous devenons un seul corps. Allons voir ce qu'il dit à ce sujet, au chapitre 10 de sa première Épître aux Corinthiens:
« 16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ? [Et] Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ? 17 Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain. » (1 Corinthiens 10:16-17)
Essayons de comprendre cette notion de communion au sang et au corps du Christ. Nous ne faisons qu'un, puisque, tous ensemble, nous prenons part à un seul et même pain, dit-il. Cette communion est extrêmement importante, car si je communie au sang et au corps du Christ, je ne fais qu'un avec son corps et son sang. Celui à qui appartiennent ce corps et ce sang est maintenant en moi, et moi en lui. Voici ce qu'en dit saint Cyrille:
« Que quelqu'un nous interprète ceci... » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Volume 2) - [traduction libre]
Il parle ici du verset que nous venons de citer, au chapitre 10 de la première Épitre aux Corinthiens:
« Que quelqu'un nous interprète ceci et qu'il nous en donne la signification sans dire que c'est une bénédiction mystique. [Autrement dit, essayez de m'expliquer ceci sans l'attribuer à l'Eucharistie. Bien sûr que c'est lié à l'Eucharistie, dit-il.] Pourquoi faut-il la recevoir en nous? [Pourquoi consommons-nous l'Eucharistie? Pourquoi absorbons-nous le corps et le sang du Seigneur?] Cela fait-il en sorte que le Christ vienne physiquement habiter en nous lorsque nous prenons part et que nous communions à son corps sacré? » (Saint Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Volume 2) - [traduction libre]
Il ne saurait être plus clair, mes frères: elle fait en sorte que le Christ vienne nous habiter. Nous sommes totalement réunis à notre Seigneur Dieu, grâce à notre participation au corps sacré et vivifiant de notre Seigneur Jésus-Christ.
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