Au nom du Père et Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Nous lançons aujourd'hui une nouvelle série, Réflexions sur la Bible, au cours de laquelle nous nous pencherons sur certains passages de l'œuvre, afin de découvrir les messages spirituels qui s'y cachent et de les mettre en application dans nos vies. Le premier passage qui fera l'objet de notre réflexion est celui qui raconte la résurrection du fils de la veuve qui habitait la ville de Naïn. Ce passage très significatif sur le plan spirituel se trouve dans l'Évangile selon saint Luc, au chapitre 7, versets 11 à 17. Commençons...
« 11 Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. 12 Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. » (Luc 7:11-12)
Dès le début du récit, on note un détail important: le nom de la ville, Naïn, signifie beau ou agréable. Ainsi, les deux premiers versets conditionnent les attentes du lecteur quant aux événements qui se produisent. On s'attend donc à ce que les habitants de cette ville mènent une belle vie, une vie agréable, mais on découvre au contraire que ceux-ci vivent dans la douleur et la misère. Au lieu d'être agréable, la vie à Naïm est marquée par le chagrin et la mort. Autrement dit, Dieu avait créé la ville pour qu'elle soit un lieu plaisant, un paradis, mais puisque les humains ont choisi de pécher et de chasser Dieu de la ville, le péché et la mort ont pris le dessus.
La veuve, qui représente l'Église de l'Ancien Testament, se retrouva sans son Dieu, sans son époux, son bien-aimé. C'était une veuve dont l'époux absent était la source de vie et la beauté même. En se séparant de Dieu, les habitants ont éclipsé la beauté de la ville et ont éventuellement amené sur elle de grandes souffrances.
Cette souffrance fut d'autant plus grande que le garçon était le fils unique de la femme. C'était un véritable désastre. Mais dans ce récit, il n'est pas seulement question de la mort physique du fils. Il y a un niveau plus profond à cette histoire, notamment quand la Bible mentionne qu'on portait en terre un mort. Celui-ci était transporté à l'extérieur de la belle ville. Un fils de l'Église qui était censé profiter de sa vie spirituelle dans la ville de Dieu était chassé par une foule de gens. Pour les besoins de notre réflexion, cette foule représente, pour ainsi dire, la société qui transporte le fils de la femme, le fils de l'Église, hors de la ville de Dieu.
Mais le Fils de Dieu n'accepta pas que les choses se passent ainsi. Il s'était incarné et était venu sauver l'Église de l'Ancien Testament, ainsi que ses fils et ses filles, afin que tout soit renouvelé. Il conduit donc ses adeptes dans la ville, alors que l'autre groupe en sortait. Voici ce qui arriva ensuite:
« 13 Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit: Ne pleure pas! 14 Il s'approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit: Jeune homme, je te le dis, lève-toi! 15 Et le mort s'assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. 16 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant: Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple. 17 Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d'alentour.» (Luc 7:13-17)
Le Seigneur vit la femme et eut de la compassion à son égard en lui disant: Ne pleure pas! Autrement dit: Réjouis-toi, je suis là. Je viens te consoler, toi et quiconque le désire. Je vais refaire une beauté à cette ville. Puis il toucha le cercueil. Celui qui avait ressuscité Lazare en quelques paroles n'avait pas besoin de toucher le cercueil, mais il avait un message à faire passer.
Pour les Juifs, quiconque touchait à un cercueil ou à un corps s'en trouvait souillé, souillé par le péché, souillé par la mort. Mais pas cet homme, pas le Logos incarné. Il est CELUI QUI EST. Il n'est pas qu'un simple humain. Il est L'ÊTRE, la source de vie. Il toucha la mort, représentée ici par le cercueil, et l'emporta sur elle. Il ne s'en trouva pas souillé. Il l'anéantit. Le Christ était venu sauver tous les fils et les filles de l'Église.
Mais notez bien: le jeune homme n'était pas encore vivant. Il était toujours mort physiquement et spirituellement. En s'adressant à chaque membre de l'Église d'aujourd'hui qui est sur le point d'être transporté en dehors de la belle ville, Dieu dit ceci: Jeune homme, jeune femme, je te le dis, lève-toi! Cesse de dormir, cesse de te laisser porter par les autres, cesse de subir l'influence négative des autres, de la société. Reprends le pouvoir. Reprends ta liberté. Sois fort. Sois vivant. Sois pleinement vivant.
L'homme qui n'avait pas de volonté et qui était porté par les autres s'assit et se mit à parler. Il reprit le contrôle. Son esprit et sa volonté étaient ressuscités. Ainsi, même si le Christ a touché le cercueil et qu'il a vaincu la mort, il faut néanmoins que chacun de nous s'adresse à lui personnellement. Il nous faut le connaître personnellement.
La femme, l'Église, jubila. La foule proclama que Dieu avait visité son peuple et le bruit courut partout dans la ville et au-delà de ses murs. La ville était belle de nouveau et ceux qui pleuraient furent consolés et joyeux grâce au Christ. C'est à notre tour maintenant de nous réveiller, de reprendre le contrôle de notre vie, de profiter de la ville de Dieu sur terre, et de maintenir cette association avec le Dieu trinitaire unique une fois que nous serons au ciel.