Pourquoi Dieu donnait-il parfois l'ordre de faire la guerre dans l'Ancien Testament? N'est-ce pas en contraction avec le commandement de ne pas tuer son prochain? Pourquoi a-t-il donné l'ordre de détruire certaines nations? Pourquoi a-t-il choisi de les faire mourir par l'épée? Dans cette vidéo, nous allons tenter de répondre à ces questions et d'en aborder d'autres.
Bienvenue aux réponses d'une foi apostolique.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Dans la vidéo précédente de cette série sur la Violence dans l'Ancien Testament, nous avons vu que Dieu ne souhaitait pas la guerre. Les motifs de son cœur étaient clairs, si on se fie aux décisions qu'il a prises à propos du Roi David et aux nombreuses prophéties annonçant sa volonté ultime, prophéties qui allaient se réaliser par l'entremise de l'Église, au temps du Nouveau Testament. Nous vous fournirons le lien à cette vidéo dans la section des commentaires ci-dessous.
Pourtant, à plusieurs occasions, Dieu a ordonné qu'on fasse la guerre à certaines nations.
Mais pourquoi donc? Dieu est-il sujet à changer d'idée? Bien sûr que non, mais il doit parfois adapter sa façon d'agir selon l'état dans lequel se trouve l'humanité qui est devant lui. Dans cette vidéo, mon objectif est de vous donner l'heure juste en vous présentant trois arguments.
Si vous prenez le temps de bien les comprendre, vous disposerez d'une réponse exhaustive à cette intrigante question. Allons-y!
Si vous avez suivi toute la série, vous avez sûrement constaté que l'humanité à laquelle Dieu était confronté était très barbare et brutale. Ceci est rendu évident non seulement par les événements qui sont rapportés dans l'Ancien Testament, mais aussi par les documents séculiers qui furent rédigés durant cette période. Ainsi, Dieu devait interagir avec les humains de l'époque d'une façon qui soit adaptée à leur niveau de compréhension. C'est pour cette raison qu'il suggéra le fameux œil pour œil, dent pour dent au peuple d'Israël, au lieu de lui faire découvrir la puissance de sa loi comme au temps du Nouveau Testament, laquelle recommandait plutôt de présenter l'autre joue. Il s'est donc abaissé à leur niveau de vie, avec l'intention de les amener à un niveau plus avancé.
Donc, le premier point à se rappeler, c'est que Dieu travaillait avec des hommes d'une certaine époque, avec leur histoire et leur contexte. Ses lois et ses ordres n'étaient pas le fruit du hasard, mais ils étaient limités par les humains de l'époque. Dieu lui-même n'était pas limité face à l'humanité, mais son interaction avec elle se devait de l'être. Ceci est comparable à un adulte qui, bien qu'il ne se sente pas lui-même limité par le développement mental et physique de son enfant, doit tout de même en tenir compte lorsqu'il interagit avec lui. Autrement dit, l'adulte ne peut pas demander à sa fille de 6 ans de résoudre un problème d'algèbre. C'est pareil pour Dieu: il ne peut donner des ordres uniquement d'après sa volonté. En fait, il le pourrait, mais ce serait en vain. L'humanité, au stade où elle était, n'aurait rien compris et n’aurait pas été en mesure d'exécuter ses ordres. Dieu composait avec des humains corrompus qui avaient un urgent besoin d'être restaurés.
Ainsi, l'Ancien Testament n'est pas rédigé en fonction de critères que Dieu aurait imposés. Il est écrit d'après les normes que suivaient les humains de l'époque, avec pour objectif ultime de les faire progresser vers la loi spirituelle de Dieu. Voilà pourquoi on peut lire ce qui suit à 1 Chroniques, au chapitre 20, verset 1:
« L'année suivante, au temps où les rois se mettaient en campagne, Joab, à la tête d'une forte armée... » (1 Chroniques 20:1) Pour ce qui est de faire la guerre, c'était tout naturel chez les gens de cette époque. Ça n'avait rien d'inhabituel pour eux. S'il nous paraît inconcevable que Dieu pose un certain geste de nos jours, le même geste posé à cette époque n'aurait fait sourciller personne. Le principal problème ici, c'est que nous lisons l'Ancien Testament avec le regard de notre époque, celle du Nouveau Testament, qui nous enseigne que la guerre est une vilaine chose. Ainsi, nous interprétons ce que nous lisons selon notre perspective actuelle, ce qui est une erreur. Il faut lire d'après la perspective des gens de l'époque. Les Écritures ne sauraient être comprises, à moins que le lecteur ait d'abord une idée claire du contexte dans lequel elles ont été écrites.
Permettez-moi de vous donner un autre exemple. Posez-vous la question suivante: Quelle différence y a-t-il entre Hitler et Alexandre le Grand? Bien qu'ils aient pu faire les choses différemment, leur objectif ultime était le même: se battre et conquérir. Pourtant, sur le plan historique, l'un d'eux est perçu comme un dépravé, alors que l'autre est acclamé comme étant un grand homme. Et pourquoi donc? Parce qu'ils ont vécu à des périodes différentes de l'histoire. Il en est de même pour les Écritures. Elles doivent être mises en contexte. Dieu s'est donc plié au style des peuples, afin de les faire progresser vers les valeurs altruistes du Nouveau Testament.
Cependant, il est vrai qu'à l'occasion, Dieu ait ordonné la destruction complète de certains groupes. L'exemple le plus connu est celui qui est mentionné dans l'Exode, au chapitre 23, où un appel à la guerre fut lancé contre six nations, y compris les Amoréens et les Cananéens.
Devant cela, il est permis d'avancer un second argument, à savoir que les motifs ayant mené à ces guerres contre certaines nations en particulier étaient justifiés. Au chapitre 9 du Deutéronome, on dit ceci:
« ...c'est à cause de la méchanceté de ces nations que l'Éternel les chasse devant toi. » (Deutéronome 9:4) La Bible fournit ensuite quelques indices du mal qu'ils ont fait. Dieu dit:
« Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là.
Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. » (Deutéronome 18:9-11) Bref, parmi les cruautés dont ces peuples faisaient preuve, il y avait celle d'offrir leurs enfants en sacrifices vivants à leurs dieux païens. Bien que la Bible ne fournisse pas de détails sur l'étendue de leurs fautes, on peut facilement imaginer toute la brutalité de ces peuples, si on se fie à ces sacrifices d'enfants et à toute la violence humaine qui est dépeinte partout dans l'Ancien Testament. Mais inutile de spéculer. Les Écritures suffisent à démontrer que le niveau de péché qui caractérisait ces peuples était, de toute évidence, irréversible. Au chapitre 15 de la Genèse, environ 400 ans plus tôt, à l'époque d'Abraham, ou Abram comme on l'appelait alors, Dieu s'adressa à lui en ces termes:
« ...« Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. » » (Genèse :13) « « À la quatrième génération, ils reviendront ici; car l'iniquité des Amoréens n'est pas encore à son comble. » » (Genèse 15:16) Dieu, celui qui sait tout, avait révélé à Adam que ses descendants serviraient l'Égypte pendant quatre siècles et qu'ensuite, les Israélites reviendraient à Canaan. Autrement dit, puisqu'il était encore possible que ces peuples se repentissent, Dieu les a attendus pendant quatre cents ans, leur démontrant sa compassion et son désir qu'ils obtiennent le salut. Cependant, après qu'ils eussent péché tout ce temps, il vit que leur repentir n'était plus possible et que l'heure du jugement avait sonné. Il y a donc deux points importants à retenir de ce passage.
Tout d'abord, Dieu ne s'est pas empressé de les détruire; il a patienté quatre cents ans à espérer le salut des Amoréens. Deuxièmement, le péché avait atteint son comble et il était temps d'agir.
Il est difficile pour certains d'accepter que Dieu puisse avoir ordonné ces tueries, même si c'était dans le but d'appliquer un jugement. Dans ce cas, peut-être serait-il bon de proposer une analogie. Imaginez un juge sur son trône, en train d'analyser une affaire de meurtre.
Après avoir entendu les arguments du procureur, de la défense et des nombreux témoins, et après avoir considéré chaque détail de l'affaire et avoir vérifié la fiabilité des preuves, il en arrive à la conclusion que l'accusé est effectivement coupable et qu'il mérite d'être condamné.
Nous serions tous d'accord pour dire que ce juge a été équitable. Mais, qu'adviendrait-il si c'était un groupe de personnes qui était au banc des accusés? La décision devrait-elle être différente? Non, elles seraient toutes coupables et mériteraient toutes une sentence.
Maintenant, imaginons que le juge, malgré toutes les preuves, décide de libérer le criminel.
Dans un tel cas, nous serions d'avis que le juge a rendu un mauvais jugement. Et plus important encore, nous trouverions qu'il n'a pas été tendre envers les autres. En effet, il faut se rappeler que d'autres vies humaines sont en cause ici. Si le criminel est relâché, d'autres personnes risquent d'être tuées.
Le même concept s'appliquait aux peuples de l'Ancien Testament. Devant l'ampleur de leur péché, un vent de corruption massive soufflait partout sur l'humanité. Pour que Dieu puisse se montrer clément envers les autres peuples ou envers les hommes en général, il lui fallait juger des peuples dont le péché avait atteint son apogée. En d'autres mots, la miséricorde que Dieu accorde à certains dépend du jugement qu'il doit exercer auprès de ceux qu'il a patiemment attendus dans l'espoir de les voir se repentir, bien que ce fut en vain.
Dès que Dieu pose un geste, certains y voient un jugement, tandis que d'autres y voient de la clémence. C'est un couteau à deux tranchants. Bien sûr, le jugement de Dieu est toujours droit. Et sa droiture résulte de sa capacité de faire preuve de clémence aussi bien que de justice. Le troisième point à retenir est donc que le jugement prononcé par Dieu tient compte du bien-être de tous ses enfants. Parfois, nous nous accrochons tellement aux détails liés aux événements qui impliquant Dieu et ces peuples, que nous oublions les autres. Mais Dieu ne les oublie pas.
Alors, pourquoi Dieu choisit-il de les faire passer par l'épée? Cela ne va-t-il pas à l'encontre de son commandement de ne pas tuer? Pas vraiment. Il y a deux points à considérer ici.
Premièrement, si on examine les dix commandements, on constate qu'ils s'adressent aux gens de façon personnelle: Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain; Tu ne déroberas point; Tu ne tueras point... La guerre, comme nous l'avons mentionné plus haut, était une pratique courante parmi les peuples de l'époque.
Deuxièmement, Dieu avait pour but d'inculquer un sens de la justice à son peuple. Le concept œil pour œil, dent pour dent s'utilisait également dans ce contexte de meurtre. Au chapitre 9 de la Genèse, Dieu dit:
« « Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout (...) homme, à l'homme qui est son frère.
Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé; car Dieu a fait l'homme à son image. » » (Genèse 9:5-6) Ainsi, Dieu nous donne le commandement de ne pas tuer, mais il définit aussi clairement la sentence qui sera appliquée si un meurtre se produit. En termes actuels, ceci équivaut à la peine capitale. La loi stipule qu'on ne doit pas commettre de meurtre, mais renferme les dispositions qui décrivent la peine à imposer, selon le crime commis. Attention cependant: je ne suis pas en train de recommander la peine capitale; ce n'est qu'une façon d'illustrer ce dont il est question dans le passage ci-dessus...
Enfin, il y a des sceptiques qui prétendent que Dieu a ordonné le génocide des Madianites au chapitre 31 du livre des Nombres, ceci n'étant qu'une atrocité parmi tant d'autres. C'est tout simplement inexact, puisque des années plus tard, dans le livre des Juges, au chapitre 6, nous retrouvons toujours les Madianites. Il n'a donc jamais été question de génocide. Nous ajouterons un lien ci-dessous, pour les intéressés qui aimerait consulter un livre consacré à la violence dans l'Ancien Testament, où il est question des Madianites, du fait que Dieu aurait supposément favorisé Israël face à d'autres peuples, et d'autres sujets que nous n'avons pas abordés dans cette série.
En terminant, je vous encourage à faire des lectures sur l'épigénétique. C'est un domaine scientifique très éclairant lorsqu'il s'agit de comprendre que Dieu aurait ordonné qu'on tue des enfants. Ici encore, nous ajouterons un lien dans la zone des commentaires ci-dessous, afin de vous aider à démarrer votre recherche du bon pied.
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