Au nom du Père et du Fils, le Saint-Esprit, le Dieu unique. Amen.
Bienvenue à cette analyse que vous offre le site des Réponses coptes orthodoxes. Nous étudions ensemble l'Évangile selon saint Jean et nous en sommes au chapitre 3. Dans notre vidéo précédente, le Christ discutait de baptême avec Nicodème et lui expliquait que celui-ci était directement lié à la croix elle-même. Nous avons également vu qu'à la fin du siècle premier, étant donné que plusieurs Juifs étaient toujours juifs, puisqu'ils qu'ils ne croyaient pas au Seigneur Jésus-Christ, saint Jean était en train d'écrire son Évangile, en insistant sur le verbe croire. Il disait que les gens devaient croire au Seigneur Jésus-Christ et pour les influencer, il avait utilisé le verbe croire 98 fois dans son Évangile, ce qui représente un usage environ 10 fois plus fréquent que tous les autres auteurs d'évangiles. Ceci dit, poursuivons dès maintenant notre étude avec la suite du chapitre 3.
Aux versets 14 et 15, le Christ rappelle que Moïse avait placé un serpent sur une tige dans le désert et que les gens étaient sauvés juste à regarder le serpent, n'est-ce pas? À présent, au verset 16, il parle de lui-même. Il existe une corrélation entre les versets 14 et 15 et le serpent, lequel symbolise l'image du Christ sur la croix. En effet, voici ce qu'on dit au verset 16:
« 16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16)
Il démontre ici que l'amour de Dieu pour l'humanité est inconditionnel: Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, n'est-ce pas? Et nous savons que son Fils unique a dû connaître la douleur, la souffrance, afin de recréer l'humanité, de lui pardonner ses péchés, et ainsi de suite. Il y a donc une corrélation entre les versets 14 et 15, et 16 à 18: un serpent dans le désert qui mène à la réalité du Christ sur la croix.
Mais il faut noter ici que Dieu aime l'humanité de façon inconditionnelle. C'est toujours l'attitude qu'il adopte à notre égard. Même si nous étions pécheurs, Dieu nous a quand même accordé son salut, tel qu'en témoigne l'Épître aux Romains. Si malfaisants que nous soyons, Dieu ne change pas. Il nous aime toujours. Il aime de façon inconditionnelle. C'est pourquoi il dit ce qui suit au chapitre 12 de l'Évangile selon saint Luc, verset 32:
« 32 Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » (Luc 12:32)
Cela lui est agréable. Il nous aime, n'est-ce pas? Mais la question est de savoir si nous l'aimons aussi et c'est ce dont on parle dans les quelques prochains versets.
Il est également très important de noter que le Christ, ici, est en train de changer la façon de penser de Nicodème, car ce dernier, répétons-le, croit que seuls les Juifs seront sauvés, mais en début de chapitre, le Christ lui a dit: non, si tu es sauvé, ce n'est pas parce tu es Juif, mais bien parce que tu es un adulte qui a la foi, n'est-ce pas? Tu as été baptisé, donc tu seras sauvé; tu es entré dans le processus qui mène au salut.
Du même coup, faut-il le répéter, il souhaite l'influencer de manière à le faire changer de mentalité. C'est pourquoi, au verset 16, on disait: Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a envoyé son Fils unique, afin que quiconque croit en lui obtienne le salut. C'était sa façon de dire que le salut n'est pas réservé aux Juifs; c'est le monde entier qui en profite, ce qui explique pourquoi le verset 17 dit ceci:
« 17 Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jean 3:17)
Encore ici, on insiste sur le monde, n'est-ce pas? Dieu vient sauver le monde entier, pas seulement les Juifs. Puis, il continue d'exercer son influence sur Nicodème, car ce dernier, comme tous les Juifs d'ailleurs, pense que le Messie viendra libérer son peuple des Romains. Il a une conception terrestre du messie, comme un autre Roi David, ce qui explique en partie pourquoi plusieurs Juifs rejetaient le Christ, parce que celui-ci parlait d'un royaume céleste.
Le Christ tente donc de l'amener à comprendre: écoute, il n'est pas question des Juifs et des Romains ici: il est question de la mort et de la corruption qui existe dans le monde. Je suis venu pour guérir ce monde, pour anéantir la mort, pour sortir le monde de la corruption et pardonner les péchés. C'est pour tout ça que je suis ici. Et ce n'est pas exclusif aux Juifs; le monde entier est en cause. Puis, au verset 18, il dit:
« 18 Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (Jean 3:18)
Notez bien ce que Dieu dit ici: celui qui ne croit pas est déjà jugé. Habituellement, notre cœur souffre lorsque des gens sont condamnés ou qu'ils ne sont pas croyants, qu'ils ne marchent pas dans la voie de Dieu ou qu'ils ne sont pas en processus de guérison, mais si notre cœur a mal pour ces gens, n'est-ce pas raisonnable de penser que le cœur de Dieu souffre aussi? Car n'oublions pas, nous l'avons dit plus tôt, l'attitude que Dieu adopte à l'égard de l'humanité ne change pas. Il nous aime de façon inconditionnelle.
Mais si Dieu est amour, les autres doivent l'aimer en retour aussi. Ils doivent choisir de l'aimer. S'ils font un autre choix, ils se coupent de la source de vie. Ceci devient un problème majeur qui les mène à la condamnation, à la mort; et la mort, c'est l'absence de vie. Notez
bien ce que le verset nous dit ici: mais celui qui ne croit pas est déjà jugé. C'est le choix de chacun d'aimer Dieu ou pas, de l'accueillir ou pas. Ce n'est pas quelque chose qui arrive par hasard, n'est-ce pas?
Répétons-le, nous souhaitons le salut de tous. Nous prions pour le salut de tous. Mais nous ne pouvons pas pour autant élargir la porte qui mène au salut au-delà de ce que prescrit l'Évangile. Ce n'est pas ce qu'il dit. Celui-ci parle d'une porte étroite:
« 13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. 14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu 7:13-14)
Nous savons que la porte est étroite et que nous devons lutter de notre côté. Nous savons que nous devons avoir la foi. Quant à lui, Dieu a fait son bout de chemin pour notre salut. C'est à notre tour maintenant de répondre, n'est-ce pas? Saint Augustin nous propose un très beau commentaire que je vais vous lire à l'instant, car je n'ai pas eu le temps de le mettre par écrit. Il dit ceci:
« Le médecin fait tout ce qu'il peut pour traiter la personne malade. [Il veut traiter son patient.] Si celle-ci néglige les conseils du médecin ou refuse de les suivre, elle court à sa perte. Quels propos le médecin peut-il tenir devant un patient qui ne croit pas en lui, si ce n'est qu'il s'est condamné lui-même? » (Saint Augustin, Commentaire sur Jean 3:16) - [traduction libre]
En d'autres mots, que croyez-vous qu'il arrivera à la personne qui se coupe de la source de vie et refuse de s'y connecter, sinon la mort? Il n'y a pas d'autre issue pour elle et c'est le message que veut nous transmettre saint Augustin.
Nous avons un dernier point à examiner au verset 18, lequel s'énonçait comme suit:
« 18 Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (Jean 3:18)
Qu'entend-on par croire au nom du Fils de Dieu? Le nom est lié à son identité, donc si nous croyons en lui, si nous croyons en ses œuvres et que nous répondons à ses œuvres, il nous accordera le salut. Il ne s'agit pas de croire à un nom quelconque qui viendra nous sauver comme par magie. Ce n'est pas ce qui est sous-entendu ici. Il faut croire en la personne de Jésus-Christ et nous unir à lui.
Examinons la dernière portion du verset 18, là où on dit: parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Qu'entend-on par croire au nom du Fils unique de Dieu? Croire au nom
de quelqu'un signifie croire en la personne même, puisque son nom, c'est son identité. Et son identité, c'est la personne elle-même, bien évidemment.
Il s'agit donc de croire au Christ lui-même, à sa personne même, et de s'unir à lui, d'accueillir son œuvre salvatrice et d'y répondre, de s'unir à la source de vie, et donc, d'obtenir la vie. Voilà tout ce que son nom représente. Ce n'est donc pas un nom fictif, vous savez, qui viendra nous sauver comme par magie, en théorie, juste parce que nous y croyons. Ce n'est pas ce qu'on dit ici. Il faut s'unir à la personne du Christ par son identité, laquelle comprend son nom.
Poursuivons avec le verset 19:
« 19 Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. 20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées; 21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu. » (Jean 3:19-21)
Rappelez-vous que ces paroles ont été dites dans un contexte de baptême, de croix et de jugement. Le principal message qui est véhiculé ici, c'est que le jugement exercé par Dieu n'est pas arbitraire. Son jugement s'appuie sur la lumière ou la noirceur qui nous habite. Voilà ce que ces versets nous expriment.
Par conséquent, Dieu met en lumière ce que nous sommes devenus en étant purs et en le côtoyant, ou ce que nous sommes devenus sans lui, n'est-ce pas? Puis il nous dit: je veux que vous ayez la lumière en vous, que vous veniez vers la lumière, que vous me montriez vos œuvres... il n'y a pas de honte à avoir. Ceux qui éprouvent de la honte se cachent dans les coins sombres pour faire leurs œuvres.
Un autre point à mentionner ici, c'est que les Juifs, ironiquement, croyaient que la croix était un jugement qu'on avait exercé sur la personne de Jésus-Christ, mais c'était tout à fait l'inverse: la croix visait à nous juger, nous, en tant qu'humains. C'est pourquoi le verset 19 disait:
« 19 Et ce jugement [nous sommes jugés] c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jean 3:19)
Passons au verset 22:
« 22 Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit dans la terre de Judée; et là il demeurait avec eux, et il baptisait.
23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau; et on y venait pour être baptisé. 24 Car Jean n'avait pas encore été mis en prison. 25 Or, il s'éleva de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif touchant la purification. 26 Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui. » (Jean 3:22-26)
Devant cela, la première question qui vient habituellement à l'esprit, c'est: Pourquoi le Christ baptise-t-il? Est-ce un baptême du Saint-Esprit? La réponse est non. Jean dit ce qui suit au chapitre 7, verset 39:
« 39 Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié. » (Jean 7:39)
Le Saint-Esprit n'avait pas encore été donné aux hommes, donc ça ne pouvait pas être un baptême du Saint-Esprit. C'était plutôt un baptême de repentir, semblable à ce qu'offrait Jean Baptiste.
Encore un autre point à noter à propos de ces versets, c'est qu'au verset 25, on mentionne qu'une dispute a éclaté entre les Juifs et les disciples de Jean pour une question de purification. Le récit ne précise pas vraiment quel était l'enjeu de cette dispute, mais c'était probablement lié aux différents types de baptêmes, puisqu'à ce moment-là, Jésus baptisait, Jean Baptiste et ses disciples baptisaient, et les Juifs aussi baptisaient les gens récemment convertis, n'est-ce pas? Ainsi, entre ces différents baptêmes, certains conflits à propos de la purification sont peut-être apparus, étant donné que pour les Juifs, la purification est intimement liée au baptême.
Verset 27 maintenant:
« 27 Jean répondit [il répond aux disciples ici]: Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. 28 Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. 29 Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux; mais l'ami de l'époux, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite. 30 Il faut qu'il croisse, et que je diminue. » (Jean 3:27-30)
L'objectif principal que visait Jean par ces versets, c'était de démontrer que saint Jean Baptiste était un disciple du Christ, et non l'inverse. Comme nous l'avons déjà expliqué auparavant, certains croyaient que le Christ était un disciple de Jean Baptiste, puisqu'il avait commencé son ministère après que Jean Baptiste eût été emprisonné. Certains de ses
disciples étaient même devenus des disciples du Christ, donc il y avait quelques motifs derrière cette croyance. Voilà ce que ces versets cherchent à faire: insister sur le fait qu'en réalité, c'était saint Jean Baptiste qui était le disciple de Jésus, pas l'inverse.
En outre, si l'on s'attarde aux détails contenus dans ces versets, il y a deux idées qui s'en dégagent. La première, c'est bien sûr l'humilité. Saint Jean dit: Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. Ainsi, tout don que l'être humain reçoit est un don du ciel. Si j'ai l'intelligence, c'est que Dieu m'a pourvu d'intelligence. Si je suis habile à ceci ou à cela, c'est qu'on m'a accordé cette grâce. Et ces dons deviennent une responsabilité, n'est-ce pas? Nous devons mettre ces talents au service des autres, afin de répandre la lumière autour de nous. Ils ne doivent être utilisés pour nous enorgueillir, mais pour servir. C'est notre responsabilité.
Puis, au verset 29, on dit: Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux. On insiste ici sur la relation et la profondeur de la relation qui existe entre le Christ et l'humanité. C'est lui l'époux et nous sommes l'épouse, n'est-ce pas? Force est de le répéter, il nous arrive souvent de traiter avec Dieu comme si c'était une personne distante à qui nous soumettons nos demandes. Mais en réalité, si l'on se fie à la façon dont l'Évangile décrit notre relation avec Dieu, celle-ci devrait être très, très profonde. Prenons, par exemple, le Cantique des Cantiques dans l'Ancien Testament: il s'agit d'une relation entre une femme et son mari. On peut donner l'exemple du lien qui existe entre une personne et son meilleur ami. On peut parler de la relation père-fils ou père-fille, et ainsi de suite.
D'autre part, la deuxième façon de décrire la venue du Christ dans l'Évangile, c'est en le présentant comme un voleur dans la nuit. Alors, ou bien on perçoit Dieu comme étant un père, un époux, un meilleur ami, ou bien on le voit comme un voleur de nuit, quelqu'un qu'on ne veut pas voir dans les parages, n'est-ce pas?, quelqu'un qui arrive au mauvais moment. Et dans ce cas, l'histoire se termine sur une note plutôt amère, négative.
Mais ces relations spécifiques deviennent notre objectif, et ce faisant, nous nous sacrifions pour Dieu, n'est-ce pas? Ainsi va l'amour. Par conséquent, en nous sacrifiant, nous nous inclinons: nous mettons notre ego de côté et nos passions au neutre. Et une fois que la vie éternelle nous habite, Dieu grandit en nous, et c'est alors que nous pouvons transmettre cette vie éternelle aux autres. Ainsi, Dieu m'envoie au large: allez, faites mes œuvres, illuminez le monde. Mais pour que ceci soit rendu possible, Dieu doit grandir et nous devons lui céder la place.
Ceci nous amène au verset 31:
« 31 Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre... » (Jean 3:31)
Ici, Jean le bien-aimé cite saint Jean Baptiste. Son but est de démontrer l'impressionnant écart qui existe entre le Fils de Dieu, le Messie, être céleste, et saint Jean Baptiste, être terrestre.
« 31 (...) Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, 32 il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu... » (Jean 3:31-32)
On explique ici que le Fils de Dieu jouit d'une relation privilégiée avec le Père et qu'il n'y a aucun intermédiaire entre eux. Ainsi, tout ce qu'il apprend du Père, il le partage ici sur terre.
« 32 (...) et personne ne reçoit son témoignage. 33 Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai; 34 car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure. » (Jean 3:32-34)
Il est question ici de la capacité de donner l'Esprit sur mesure, ce qui est un trait exclusif au Fils de Dieu, tel que saint Jean Chrysostome va nous l'expliquer dans quelques secondes. Autrement dit, le Père ne transmet pas l'Esprit à son Fils de façon partielle ou sur mesure.
« 35 Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains. [Encore ici, il explique qui est vraiment le Fils: Il est Dieu; il est le Fils de Dieu, donc il est Dieu.] 36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle [car il est la source de vie, donc si je crois en lui, j'obtiens la vie éternelle]; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie... » (Jean 3:35-36)
Si je ne crois pas, je ne peux pas connaître la vie. Je ne peux que connaître la mort. Et rappelons-le: nous avons récemment expliqué ce que le verbe croire signifie et nous avons convenu que ce n'était pas une idée abstraite. Le fait de croire va beaucoup plus loin.
« 36 (...) mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3:36)
Il nous reste deux points à discuter avant de conclure. Le premier point se rapporte à la notion d'Esprit sur mesure. À ce propos, j'aimerais vous lire ce que saint Jean Chrysostome a à nous dire:
« Mais que veut-il dire par là, Dieu ne donne pas l'Esprit sur mesure? Il voulait nous faire comprendre que l'Esprit a été distribué à tous, sur mesure,... » (Saint Jean Chrysostome) - [traduction libre]
Autrement dit, chaque être humain a reçu l'Esprit, mais sur mesure. Nous sommes donc limités en quelque sorte, car nous n'avons reçu qu'une partie de l'Esprit Saint en nous. Il nous a été donné sur mesure, en tenant compte de notre nature humaine.
« (...) mais le Christ, pour sa part, l'a reçu entièrement et sans demi-mesure. Et s'il reçoit tout sans demi-mesure, c'est d'autant plus vrai pour son essence. » (Saint Jean Chrysostome) - [traduction libre]
Ce verset cherche à démontrer que le Christ est le Messie, le Fils de Dieu, et qu'il est égal au Père. Ainsi, l'Esprit ne lui est pas donné sur mesure, comme c'est le cas pour nous.
Enfin, Dieu est-il vraiment en colère? Est-il vraiment capable de se fâcher? Sommes-nous censés prendre ce verset au pied de la lettre? Nous avons mentionné plus tôt que l'attitude de Dieu à l'égard de l'humanité est toujours la même. Elle ne change pas. Dieu n'est pas en proie aux passions. Il aime de façon inconditionnelle. En revanche, il est vrai qu'il est possible de ressentir sa colère. Comment? Cela peut nous arriver lorsque l'image de Dieu qui nous habite est modifiée de façon négative. Elle se corrompt. C'est donc nous qui changeons, mais Dieu, lui, demeure le même.
Mais parce que nous changeons, notre perception de Dieu change aussi, et c'est ainsi qu'on peut ressentir sa colère. Nous avons produit une vidéo sur la colère de Dieu, laquelle est disponible sur le site des Réponses coptes orthodoxes, dans la catégorie des Réponses apostoliques. Je mettrai le lien à cette vidéo dans la section des commentaires ci-dessous, pour ceux que ça intéresse. Mais pour l'instant...
N'oubliez pas: Connaissez votre foi, vivez votre foi et enseignez votre foi. Et gloire à Dieu pour toujours. Amen.
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